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il a été parié précédemment, et la communion de notre raison avec Dieu. C'est en ce sens que la nature humaine est, en général , impuissante à trouver Dieu , à le trouver sans le secours de Tobjet cherché , aussi purement qu'il est possible dans cette vie ( i ) . Mais , pour cela , Tuniversahté de la révélation divine dans tous les êtres raisonnables n'est point exclue , pas plus que le principe de l'impossibilité d arriver à Texistence de Dieu par une preuve scientifique , ou celui de la nécessité de conclure lunité de Dieu de Tunité du monde et de l'harmonie de tous ses éléments (2).
En général , Origène ne prétend point déduire de la foi la connaissance de Dieu; mais, à l'exemple de Clément, il insiste pour que nous fassions de la foi le fondement du savoir. Evidemment tout le monde ne le peut pas, et celui à qui cela n'est pas accordé n'est point frustré pour ce motif de l'espérance de la félicité future : nous devenons également agréables à Dieu par nos bonnes œuvres accomplies avec foi (3) ; mais celui qui est capable d'éducation intellectuelle a l'obligation d'élever sa foi jusqu'aux aperceptions scientifiques , non seulement parla lecture des Écritures sacrées, mais encore par le raisonnement , afin de connaître le cur, le pourquoi , outre le quod , le que ; les Écritures elles-mêmes nous y invitent lorsqu'elles nous communiquent les faits sans les accompagner de leurs motifs. En telle sorte que nous devons nous servir des
(i) ib. 42. YLp.tiq (Se ÔTroçportvopcôa, ort crox «ÙTapxyjç ri àvQ(>u)mvn
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(2) Ib. I, 23.
(3) Hom, m«w/w.,XXII, i ; c. Cels., I, i3; IV, g.
PÈRES ALEXANDRINS. UZ5
rè[jles de la foi comme fondement et comme éléments , afin de nous former par là une idée harmonique des corps de sciences (i). Telle est la sagesse divine que cherche Origène, la doctrine ésotérique des chrétiens {2) : la connaissance parla foi, la connaissance sacro-sainte (yvwfftç) (3), qu'il ne proclame pas constamment, comme Clément d'Alexandrie, et qu'il ne place pas sous le jour d'un faux idéal , mais qu'il ne laisse pas moins de considérer , à l'instar de son maître , comme le but de tous ses efforts; qu'il décrit, selon son penchant au mysticisme , dans un style enthousiaste ; qu'il représente comme au-dessus de tout ce qui peut s'exprimer et s'écrire, comme se livrant à nous dans une interprétation spiritualisée des mystères enfermés dans les Écritures saintes (4). Celte opinion se rattache au point de vue ecclésiastique des problèmes prophétiques ; mais dans Origène elle est en harmonie incontestablement avec la doctrine qui résulte du mélange des idées orientales et des grecques, de cette doctrine qui prétend qu'au moyen de la philosophie et d'une vie sainte nous pouvons pénétrer les mystères de Dieu , en avoir une aperception in-
(i) C. Ceîs,, III , 4^ ^^« î I^) 9* Aevîact pgv tov ytXoao^oûvra rà Tou Xoyou xaraaxeuàCstv \i-trat. 7ravT0(Sa7rc5v âTro^ct'çswv twv te aTcb twv J&cc'w^ yootpipaTtov xac twv à-rcb ttîç cv toTç Xoyotç àxoXouGt'aç. De Princ. I, preef. 3. Oportel igitur elementis ac fundamentis hujusmodi uli secundum mandalum , quod dicit : Illuminate vobis lumen scientise , oranem , qui cupit sériera <|uandam et corpus ex horum omnium ratione perficere, ut manifestiset necessariisassertionibus de singulis quibusque, quîd sit in vero, rimetur, etc.
[1) C. Cels.,\\\, 37; VI, i3.
(3) In S. Jnh., XIII, 52; XIX, 1 , 283; c. Cels.,\\l^ 46; VI, i3. Origène emploie un style figuré pour déterminer la place de la connaissance entre la foi et la sagesse divine.