‹ Histoire de la philosophie en BelgiqueChapitre 33 sur 50 · CHAPITRE I · texte numérisé non relu

CHAPITRE I

Le sensualisme et l'éclectisme de 1800 à 1830

Les premières années du xix* siècle troublèrent profondément notre vie nationale. Napoléon, qui avait confondu nos destinées avec celles de son vaste empire, soumit la Belgique au régime de la centralisation administrative, et sa politique étouffait les initiatives au lieu de les encourager. L'élaboration des instituts d'études supérieures, appelés à remplacer l'université de Louvain, fut lente et pénible. Les départements belges furent répartis entre deux Académies, celle de Bruxelles et celle de Liège, chacune comportant un certain nombre d'établissements d'instruction. L'Académie de Bruxelles, la plus importante, possédait entr'autres une faculté des lettres, installée le 5 novembre 1810, avec de Landreville pour professeur de philosophie. C'était peu de chose, et la philosophie étouffait dans des cadres si étroits. Le maître n'aimant pas les philosophes, les pouvoirs publics ne leur prodiguèrent

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