‹ Histoire de la philosophie en BelgiqueChapitre 4 sur 50 · PRÉFACE VII · texte numérisé non relu

PRÉFACE VII

Leur apport est considérable, et nous l'ajoutons avec une patriotique fierté, il est glorieux : non seulement les Belges ne se sont jamais désintéressés de la philosophie ; mais à diverses reprises ils ont pris la tête du mouvement, ou Uii ont imprimé des directions nouvelles.

Cette expansion intellectuelle est trop peu connue de notre génération. 11 a l'allu des événements, comme le cinquantième et et le soixante quinzième anniversaire de notre indépendance nationale, pour provoquer de brèves études sur notre passé philosophique ; aperçus intéressants mais incomplets.

Telle est la première considération qui nous a décidé à entreprendre le présent livre. Il en est une seconde.

L'histoire de la philosophie en Belgique s'étend depuis l'époque carolingienne jusqu'à nos jours. De vastes périodes sont encore enveloppées de mystère. De nombreux philosophes ne sont connus que de nom ; créanciers de l'Histoire, ils attendent qu'elle reconnaisse leur valeur doctrinale, et qu'elle les situe dans leur milieu. Leurs œuvres sont à publier ou à rééditer. De patientes monographies pourront seules réaliser lentement ce plan immense. Mais, pour d'autres péiiodes, l'entreprise a reçu un commencement d'exécution, ou même est près de s'achever. On a rassemblé sur un vaste chantier des travaux, presque tous de date récente, qui se rapportent aux diverses phases de ce développement. Des époques entières, comme le xvir siècle, sont Tort bien connues. Nous avons nous même, par des études particulières, contribué à l'aire un peu de lumière autour de deux ou trois figures de ce déclin du xiif siècle, qui doit aux Belges une notable part de son renom. Le moment est venu où il est possible de tenter une œuvre de rassemblement et de synthèse ; les grands cadres d'une histoire de la philosophie en Belgique sont fixés.

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