‹ Histoire de la philosophie en BelgiqueChapitre 5 sur 50 · VIII PREFACE · texte numérisé non relu

VIII PREFACE

Retracer ces cadres, préciser les g-randes lignes de l'ensemble, en les dégageant des détails dont cette histoire abonde ; cela en mettant à profit les travaux effectués, en signalant les conclusions acquises, en notant chemin faisant ce qui reste à faire : tel est le programme que nous nous sommes imposé. Conscients de la difficulté de pareille entreprise, nous l'appellerons volontiers une histoire provisoire. Les lecteurs qui voudront bien nous aider à la parfaire, signaler ses lacunes et ses imperfections, nous rendront un service dont nous les remercions par avance.

Le caractère général de cet ouvrage explique que l'auteur n'ait pas tenté, à propos de chaque sujet ou de chaque personnage, d'épuiser la bibliographie qui s'y rapporte, mais qu'il se soit contenté de signaler les ouvrages marquants et les monographies récentes. 11 explique aussi que des périodes brillantes, et sur lesquelles on possède d'abondantes données, comme par exemple l'histoire des idées cartésiennes dans les Pays-Bas, ne reçoivent pas beaucoup plus de développements que d'autres, moins étudiées jusqu'ici, comme celle de l'infiltration de l'humanisme dans la philosophie aristotélicienne du xvr siècle.

C'est qu'on a voulu mettre en relief la continuité qui règne dans cette histoire, et montrer que nos ancêtres ont témoigné à la philosophie un intérêt qui ne s'est jamais démenti. Une série de tableaux en raccourci, ayant une importance h peu piès égale, et se rapportant aux principaux mouvrmenls philosophiques, a semblé le meilleur moyen de donner une idée synthétique.

L'ouvrage comporte trois parties. (]ette division est imposée par les faits. La première comprend les siècles médiévaux, et s'étend jusqu'en 1425, date de la création de la première université nationale. On comprend que l'érection d'une institution centrale,

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