‹ Histoire de la philosophieChapitre 16 sur 54 · LIVRS XtU CHAPITAB IV · texte numérisé non relu

LIVRS XtU CHAPITAB IV

dies3t%pUque$ antérieurs, et qu'il se trouve^ d'un autre côté^ tellçment mêlé aux argumens des sceptiques suivans, qu'il est impossible de len distinguer. Ce dernier cas a surtout lieu relativement aux argumens qu'employait Enésidème ppur faire voir que le rapport de causalité ne peut être connu (1). Nous trouvons qu'il est impossible de séparer ce qui , sous ce rapport ^ est sa propriété, de ce que lui ont ajouté les sceptiques aubséquens. Le premier cas au contraire a lieu particulièrement pour les dix raisons de douter dont Enésidème est présenté comme Tinventeur (2)9 mais à roccasion clesq^elles . nous avon^ déjà fait voir qu elles se retrouvaient chez les ancien^ scepti* ques, de telle façon qu'Enésidème ne peut en être considéré'que ' comme le premier collecteur. Tout le reste

de ce qui nous a été transmis de la doctrine d'Enésidème

est insignifiant et n'a aucune couleur propre (3).

(ï) ll:est COnStiût, d'apVè^ Phot/bibl. àbd:, afX , p. a8o, fi^v;SMti EmpJhyp. P^yrrhs^ I, 180 s. ; Adsf. math., IX, 218, qafiliaOa^oa l'idé6 4e caoâalité* Si l'on attribue' à Enésidème la suite du dernier passaji^e jusqu'au § a66, il n'y a' pas deçaison^ comme l'a déjà remarqué Tennemann , dans sqn Histoire de la philosophie^ iàm^Yyp. gB, pbserv. , pour qti*on,ne lui attribue pas aussi ce qui vient âprcs'j maïs ce* qui vient apures s'étend à rindéfîtïi, sans qti'on sache ou s'arrêteiiiit la fin des principes d^Encsidème. Je'croirais donc plus convenable de ne regarder tout ceci queconîme la propriété commune de Técole sceptique. Ce qui tendrait à le prouver^ c*est que le § ^177 présente une division qui ne s'accorde pas avec le inodë dé division d'Enésidème, d'après -5eâ?^t/ja(i?v'. iffa//i., X, 38.

(2) Sexi.Emp. adv, math.y VII, 3i^5 y jinstocl. ab, Euseb. pr. ei^., XIV, 18.'

(3) ïéllè est -nndîcàfion du but moral des sceptiques dans l3iog. L., ÏX, 107, ce qui sert à entendre ArîstocL^ 1, ï.; la distinction entre les phénomène^ faux et les vrais, Sexï\ ad%^, math., VIII, 8; les raisons contre le vrai, /i,, VIIÎ, 4o s.; la raison contre la supposition que les signes sont sensibles; i-aisou qui se rattache au dixiètne motif de doute, Ib.^ ai5; cf. a34;

NOUVEAUX SCEPTIQUES. SjO

Cependant, par le fait qu'Ënësidème recueillit les dfx raisons de doute , nous pourrions très bien trouver un fil pour nous guider danà Tobscurité du développement de rëcole sceptique. En tous cas, il y a là une tentative d'introduire un certain ordre dans la doctrine sceptique, et d'acquérir une vue supérieure et d'ensemble sur la masse de ses objections contre les dogmatiques. On reconnaît aussi cette direction de ses efforts pour perfectionner le scepticisme, dans son énumération des huit difTérens cas dans lesquels les dogmatiques doivent se faire illusion en recherchant les causes (1); et en général Sextus reconnaît expressément par opposition le mode d'investigation des nouveaux académiciens, que les sceptiques ont essayé de réfuter seulement les propositions principales des dogmatiques , et ce qu'il y a de plus général dans leur doctrine, parce qu'avec cela doit tomber aussi la certitude des conséquences de détatils (2). Ce qui est d'accord avec le fait, que les sceptiques qui vinrent après Enésidème réduisirent de plus eu plus les rai-, sons de doute (3). Agrippa y dont nous ne savons autre chose, si ce n'est qu'il vécut après Enésidème (4) , n'admettait plus que cinq raisons de doute (5), dont deux

la recherche des deux espèces de mouvcmea^y /6.,X, 38; la dcfinitiou nominale du bien , Ib.^ XI, 4^ , et quelques autres, .

(i) Sext. Enip. hyp, Pyrrh.y I, i8o s.

('i) Adv, math ^ y m j i.

(3) Ce que nous pouvons conclure avec raison de la manière dont Sextus mentionne successivement ces doutes ultérieurs. Pyrrh, hyp.i I, 1 64, 178. *

(4) Diog. Zm, IX, 88. Ce que doivent avoir enseigné oi içtp\ ^^ Ayptirirov, Sex lus l'attribue , par rapport à 'Enésidème, to7ç vccorepocç'oxcirnxoTç. On a voùhi conclure sans raison sufHsante de Diog. L.yYK* ïo6 , qu'Agrippa est plus jeune que les sceptiques Antiochus et Apeiie , dont le premier fut le malti*e de JMé*nodote. Voy. Fabric. ad Sext. Emp. hyp, Pfrrh'j I, i64-

(5) Diog. l.f IX , 88. or ft iripï Â>ipiwfcav rJwTotç ©iovç frftvti

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