‹ Histoire de la philosophieChapitre 4 sur 54 · CONSIDERATIONS GENERALES SUR TOUTS LA PERIODE. SS · texte numérisé non relu

CONSIDERATIONS GENERALES SUR TOUTS LA PERIODE. SS

nécessité de sembler air moins connaître la philoso* phie(l),futfavorableàcette science, ainsi que Finflaence qu'on lui attribuait sur la formation de l'orateur (2) , et enfin la consolation et la fermeté que Ton croyait pouvoir en tirer dans les calamités politiques du temps (3). Hais, dans le principe, la philosophie grecque fut au contraire mal accueillie des anciens Romains ; ils la regardaient comme' une innovation étrangère et dangereuse, ce qui occasionna plus d'une fois Téloignement et lexpulsion des philosophes (4). Cependant de semblables mesures ne pouvaient être respectées très long-temps; toute leur action 8e bornant d'ailleurs le plus souvent à la classe inférieure du peuple, elles n'empêchaient point que les principaux Romains n'allassent chercher Tinstruction auprès des philosophes grecs. L'opinion , que la philosophie , particulièrement celle qu'enseignaient les stoïciens et les cyniques et qui allait le mieux au sens pratique des Romains , était dangereuse à la tyrannie des hommes du pouvoir et en général à la monarchie , pouvait avoir de plus graves conséquences pour les philosophes au temps des empereurs. Cette opinion fit que la plupart des empereurs du premier siècle ne furent pas favorables aux philosophes à Rome; ils étaient si peu portés pour eux, que l'empereur Domitien les bannit encore une fois de Rome et de l'Italie (5], et qu'on était obligé d'éviter le titre de philosophe stoïcien, parce qu'il était au nombre des chefs d'accusation qui entraînaient la peine de mort (6). Mais dès qu'une domination plus douce et plus favorable

(i) Tac.hisL,lV,5.

(a) Tac, de orat., 32 ; Qc. orat.^ 3.

(3) Cic. ad Att., U, 5, 9, i3, etc.; Tac. hùt., 1. 1.; Ann.f

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