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(4) GelLf XV, 1 1 ; Jthen. , XII^ p. 54? ; ^lian, v. h.^ IX,
(5) GelL, 1. 1. ; Suet. Domit,y 10.
(6) Tac. ann., XIV, 67; XVl^ 22.
'54 LlTRSXIf. ttiMmittt
atft sefeiices parot, Itt philOdophie fut aussi eti^eigrifëé et ctiltitëef à Rôldè ûfet ùii âdûteati ^èléf, déjà An tetnps de Ti*fljatty et pins partii^nlièréAierit énc^é lorsque Adriéti et leâf Antemins furé^ éntotîf'âi dé éàtàriè^ dé «mté eapèéé. Depuis lors , "Rame t\iî po\it Itmg-iëiù'pn hh p(nrtt dé ti^* moii pmf ha itmitfëiÈ de pfailds(tpfaié, et kiiitk plue tard dahfll È(m sfëlh Id pllilà^ôphlé ùéoplatoniqcré àTéc le méteé empresseinéiit qu'elle kràh Mis àuparayahi U pràénrtt un âsile àu^t Inaltres âé$ âticiénnéd écoleà.
D'ttil aùtte eôté, cépétidaht, Alexandrie h'est pas moiHÉr ifnporiàntë éaïnnié écdlé dé philosophie. On sait cominent rërtiditloil y fleurit sous lés Ptôtëmées, quoique d'abord atéd peti dé profit pôtir là philosophie. Maiâ plus k philosophie dévint savatite , plus elle se trouva dàtisk Volé des études t[Ui floriisaiéiit à Alexandrie , où tiiié histoire sàvahte dé là philosophie ^ 6U du âioiûs des philcr^ophés, s'était àjoutéeà là critique desàutéUrs aticiétià(i). Gëpérl-
dàtit ee lié fut que ters là fiii dé là dôjnlhàtidû des Ptolé-
ffîées qu'on voit k Alexandrie dés profe^séurë dé philosophie reMarquàhleâ. Sous là do<ninàti6n roitiainé , cette ville conserva Urie deë écoles les plus importatités pour rérùditîôn et pour le progrès dé là philosophie. Les riches bibliothèques quoh y avait formées, la réunion dés savâns du musée, que, les etnperéurs foUiains entretinrent et àgfàndit^eht fnêmé (3), lé éoiiiniérce florissant dé là ville, tôtit eelà faisait d'Alexandrie une Capitale des sciettcèS4 Àtissi y troiive-t-oh des îfiàttrés en philosophie de toute ëâpècé (d). Là philosophie stoïqué, qui àVàit fkitsés preuves dans toutes les parties de la gcience^ fut enseignée
t\n .rtu.h » 4 I
(i) Il s'agit ici des traVAuX de Sôtibri et deSpbérus, d'Apélluddré et de Satyhis^ deux diseiples d'Ari!;tdfque.
(a) Strcùb., XVII, p. 4^7 ; Suet. Claud,, 4^.
(â) Je i-feQvoife , pour plus de brièveté , i M. Maitet, Essai historique sur r Ecole d* Alexandrie , tom. 2 , chap. 8. Mais on ne doit 'faire usage des rcnseignemens fournis par cet auteur qu'avec uue certaine circonspectioti .
CONSIDKBATIONS GIKNRIULES SUR TOUTE LA PERIODE. 5 S
par un grand nombre de mattres, dont quelques uns n'é* taient pas sans mérile ; une suite d'interprètes d'Aristote, qui firent autorité pour ceux qui Tinrent ensuite, se perpétua jusqu'à l'époque du célèbre Alexandre d'Apbrodise et de l'empereur Caracalla, qui , par une haine insensée contre Aristote, persécuta les péripatéticiens d'Alexandrie (1)^ La philosophie platonique y eut certai- Bernent aussi sesmaitres, puisque nous trouvons à Alexan* ' drie une grande prédilection pour elle. Il £iut dire la même chose de la philosophie des pythagoriciens. On trouve également des indices qui font présumer que la doctrine d'Heraclite y fut reproduite. Il n'est pas étonnant qu'au milieu de ces savantes occupations philosophiques et scientifiques de toutes sortes , il se soit aussi formé un nouveau scepticismfe. Mais c'est moins celte culture de la philosophie savante qui nous rend Alexandrie importante y que le perfectionnement des doctrines greoo-orienr tales. A la vérité, ces doctrines n'avaient pas là leur unique orig^ine; nous pourrions plutôt les considérer comme un développement du aièdedans tout l'Orient; mais toujours est-il certain qu'aucune localité n'était plus propre à l'alim^Biter qu'Alexandrie. Là où tous les peuples étaient attirés par le commerce , où il était si facile, à cause de la proximité i de puiser à l'une des sources les plus précieuses de la sagesse orientale » mais où la science grecque était en même temps cultivée dans toute son étendue et entourée d'éclat extérieur , là devait aussi se montrer l'inclination la plus forte à opérer la fusion de l'esprit grec et de Tesprit oriental. Aussi ne trouvons-nous nulle part ailleurs des tentatives si précoces, si abondantes et si décisives. Du reste, les commencemens de cette façon de penser sont très obscurs , vraisemblablement parce qu'ils se trouvent dans les classes inférieures du peuple , non chez les Grecs dominans, maïs chez les Orientaux soumis; et ce n'est v
(i) Dio Cass. LXXVII, 7, aS.
&6 LIVRE Xir. CHAPtTKE U
qu'au zèle des dqcCeurs chrétiens que nous Sommes rede^ vables , pour tout ce qui tient au développement de notre religion, des Quelques renseignemens que nous possédons encore sur les progrès d'une philosophie qui s'était déjà formée dans ce sens au commencement de notre période parmi les juifs d'Alexandrie. Le juif Philon est assurément le point de départ historiquement certain ; ' mais la maturité et la certitude de l'opinion que nous trouvons chez lui ne permet pas de douter qu'il n'ait eu des prédécesseurs, au nombre desquels nous pourrions compter Aristée et Aristobule. Ce qui arriva parmi les Juifs grecs eut vraisemblablement lieu aussi de la même manière chez les autres Orientaux , et passa alors de ceux«ci aux Grecs et aux Romains. Mais à Alexandrie , on devait être d'autant plus préparé à ce mélange d'opinions diverses , que rinclination pour la philosophie éclectique s'y était déjà montrée plus forte (1), et Ton trouvera par conséquent aussi très naturel que la philosophie néopl^ tonique ait pris d'abord à Alexandrie un caractère ferme et assuré, particulièrement entre les mains d'Ammonius Saccas et de Plotin. Cependant elle ne tarda pas à se répandre partout où la philosophie grecque était connue : à Rome, cette école trouva Plotin , et il semble qu'elle se mit sur un pied plus ferme à Athènes depuis que Longin y eut enseigné. Cependant l'école de la philosophie ancienne toucha à Alexandrie, sans doute à cause de la prospérité de la religion chrétienne. Vers l'an 391 de notre ère, le Sérapeum, un des principaux sièges de la reli-
(i) On ne peut sans doute tirer aucun parti de ce que disent Diog. L,y I, ^i; Suid. s, v.j aTprccç et noràfic^v» peut-être aussi Porphyr. V. Plot,^ de l'école éclectique de Potamon; mais la manière dont une philosophie éclectique , et qui , dans le principe, inclinait encore au stoïcisme , fut cultivée parmi les chrétiens d'Alexandrie, Ciern. Alex, strorn., l, p. a88j VI, p. 64^, cd, Sylb,, me semble' prouver suffisamment ce qui est dit dans le texte.
CONSIDERATIONS GilfKlll.LES SUR TOUTE LL PERIODE. 57
gîon et de la philosophie païenne, fat détruit à trayers les rixes sanglantes des partis; tpos les temples païens d'Alexandrie furent alors convertis en églises et en mo* nastères chrétiens (1).
Nous avons fait voir précédemment comment Athènes devint y par la libéralité des Antonin, un siège principal de renseignement philosophique. Cependant les écoles de* la philosophie stolque et de la philosophie d'Épicure ne s'y développèrent que très faiblement , quoique la première fiit plus que toute autre favorisée des empereurs. Mais une heureuse influence extérieure ne peut pas grand'chose sur la marche du développement même dans les temps de décadence. Au contraire, l'école néoplatonique et l'école péripatétique y fleurirent encore longtemps. Quoique la plupart des néoplatoniciens d'une grande réputation n'enseignassent pas à Athènes, du moins exclusivement, il y eut cependant presque toujours des hommes distingués à la tète de l'académie , et qui étendirent par l'éloquence et par une érudition brillante, quoique cependant peu profonde , la renommée de leur secte (2). A l'école jjatonique se rattacha éclectiquem^Qt récole péripatétique : elle se distinguait par l'explication soigneuse et savante des écrits du maître. Il ar« riva de là qu'Athènes redevint encore une fois le centre des études oratoires et philosophiques qui se rattachaient à Fancienne civilisation; ce qui eut lieu d'autant plus facilement que le christianisme s'étendait dans un plus grand nombre d'autres principaux chefs-lieux de l'érudition, à Rome, à Constantinoplew à Alexandrie. La civilisation de l'antiquité semblait chercher Athènes comme un point central d'où elle pût se garantir des at-
(i) Néander, Histoire ecclésiastique ^ 11^ i, p. i6i s.
{'2) L'école platonique possédait aussi des biens qui étaient as« sez considérables au temps deProclus. Phot. cod.^ 24^> P« ^^^> Hoesch.
58 LITRB XII. OMPiTRB I.
teintes du dehors. Bile fut expcmée auK plus itudes épreuves» Car non seulement les perséoutiobt des empereurs chrétiens frappèrent les écoles de philosophie païenne (1), mais rinyasion des peuples de race germanique, sous la conduite d^Alario, qui dévAstait la Grèce ^ fut un teikips difficile pour Athènes. Alors les anciennes cités de la philosophie grecque seiâblent être rendues désertes à tout jamais (2) ; et cepetidant elles se reinplirent eneore , et il y eut des momens où un grand nombre de disciplesi non seulement des païens, mais encore des chrétiens , Tinrent de tous les côtés de lempire romain y chercher Tinstruotion et s'exercer avec ardeur à Féloquenoe du temps. Les établissemens humains trouvent bien moins leur fin dans le cours de fâcheuses circonstances extérieures, que dans le défaut d'une force constitutive et vivifiante au-dedana. Aussi peut^>n remarquer comment l'ancienne philosophie meurt insensiblement de langueur et de consomption, ce que nous ne pouvons cependant pas expliquer ici» Nous devons faire remarquer seulement que » même dans l'habitude extérieure des écoles de philosophie, se révélait déjà très nettement, dès le quatrième siècle de notre ère, leur décadence interne. Elles n'étaient plus fréquent tées par des hommes studieux» Le maitre cherchait à briller par les applaadissemens d'nn grand nombre d'au*^ diteurs; on cherchait à les obtenir d'une manière indigna , par des séductions de toute nature , par des enrôle» mens de pai^ti , entre compatriotes et entre condisciples; on combattait pour la priorité de rang , non pas a^ec les armes de l'esprit , mais les partis cherchaient à rempor* ter la victoire par la fort» des poumons et des membres; ce combat de parti dégénérait quelquefois en émeutiss et
(i) L'empereur Constantin retira aux professeurs de philosophie d'Athènes leur traitement , qui cependant leur fut rendu par Julien , et maintenu par Yalentinien.
(a) Synes, ep., iSB; EuHap. v. Soph,, p. 93. Autrement, sans doute, Zosùn.y V, 5^ 6.
nïtùÉtMM bsd ftoliànis. 59
en ti^ës (1). L«9 ë<iôl66 de philosophie d'Athènes en étant teniiés à ce pôitit de dëcddencé intetne, H ne manquait pins , podf tkite tomber la philosophie ancienne, que de fiiii^ fétmet' \ts éeoles. Justlnien s'en ehatgea Ter* râiiS29(2).
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