‹ Histoire de la philosophie, les problèmes et les e̋colesChapitre 42 sur 66 · LA PHILOSOPHIE ANTÉ-SOCRATIQCE · texte numérisé non relu

LA PHILOSOPHIE ANTÉ-SOCRATIQCE

'Il . .

. . ' villes le peuple de souleva. Les membres de Tordre furent chassés,

*« •'' "-r- aisons dans lesquelles ils se réunissaient furent incendiées. La

** *•••■ -S"-: , ^® garda encore une grande influence. Archytas de Tarente, con-

, ^ ' ' ' Platon, est un homme d'État et un général de premier ordre : il

' ' nom de Tordre auprès de Denys le Jeune, et sauve Platon menacé

.., Vie de Platon,)

tfûpaux philosophes de l'école sont : Philolaiis, contempo- / ) :rate et de Démocrite ; il vint à Thèbes et eut pour disci-

• et Simmias, qui assistent dans le Phédon au dernier en- . Socrate; Timée de Locres, le poète comique Épicharme, - lytas de Tarante.

•- isdans Fétude des mathématiques, frappés des analogies

res et des choses, dit Aristote [Met., I, 5), les Pythagori-

sèrent que les éléments des nombres sont les éléments de • s.iu > .-^ ;ç, jtres (cTTot^^ÊTa), et que le ciel tout entier est une harmonie

i ^ .,.,. ., mbre (xael tôv 6'Xov oupavôv àpp.ov{av tTvat xal àpi6tx6v). » Le

< *>-jr-. 1 , est donc à la fois la matière et la forme des choses : tov

, .r ., -. ipx^^ ibiOLi xal cbç uXtjv toTç oîat xa». cbç icàOr, •zzy.tX îl^etç. [Met,,

WN u , ., es nombres sont les objets eux-mêmes : àpi6fxoiK «ûrà t»

^y X. [Met,, I, 6.) Aussi Aristote reproche-t-il à ces philosophes

.re les corps physiques avec des nombres, des choses qui

>e8anteur et la légèreté avec des choses qui n'ont ni la pe-

' ' " ' ' ni la légèreté ». [Met,, XIV, 3.)

I ' ' "'\no\ les choses offrent-elles tant d'analogie avec le nombre (astrono-

isique, mesure des surfaces) ? se demandent les Pythagoriciens, et leur

. .N. a est qu'elles sont faites de nombres. Mais le nombre, qui est la sub-

, . des choses, a lui-même des éléments : le pair et Timpair. Gomme le pair

ntique & Tinfini, Timpair au fini, tout se compose du fini et de Tinfini.

^ ;, réalité unit donc et concilie des déterminations opposées, et Ton peut

^, . idifféremment : tout est nombre, tout est harmonie. Qu'est-ce que le

, ^ re en effet, sinon Tharmonie du pair et de Timpair, du fini et de Tinfini?

. «nonie n'est pas distincte du nombre, elle est le nombre même. Si dans le

' e tout est réglé, ordonné, musical, c'est que les éléments mêmes des

;s, c'est-à-dire les nombres, sont déjà la règle, Tordre et la musique.

ô de Tordre, de la mesure, de Tharmonie, domine la physique et la morale

- pythagoriciens.

est assez difficile de bien saisir les rapports qui unissaient le

bème philosophique et le mysticisme religieux de l'école, la

crie du nombre et la métempsycose. Mais le pythagorisme est

document psychologique du plus grand intérêt. Il cherche Tétre,

réalité, dans le nombre, dans ce qui n'est plus pour nous que

f^' ' xpression du rapport des choses : la distinction du concret et de

ibstrait n^est pas faite. Le raisonnement et l'imagination, la poé-

e, la religion, la science et la politique, toutes les notions et

toutes les dispositions de l'esprit se mêlent et se fondent dan^ r sorte d'unité concrète et confuse.

École d'Élée. — Xénophane» Parménlde, Zémi d'Elée. — Les principaux philosophes de l'école dTAée son: Xénophane, Parménide et Zenon d'Élée. Xénophane de Colopfc.: (né vers 569) erre de ville en ville ; comme les anciens rapâïds. il gagne sa vie en déclamant ses propres vers. Il se relire eiîfcî Élée, colonie fondée par des émigrants phocéens (544), qui îayii^ la domination des Perses. Xénophane commence par de violeob= attaques contre les dieux populaires. « Si les boeufs et les iiio avaient des mains, ils tailleraient les statues des dieux sur le m-r dèle de leur propre corps. Homère et Hésiode ont attribué »ii dieux tout ce qui parmi les hommes est regardé comme infâmes déshonorant. » {Fr., 6 et 7.) Il conclut en posant l'existence d'^ Dieu unique, éternel, immuable. « Ce Dieu, sans fatigue, cosdJ toutes choses par la puissance de sa pensée. » Ce n'est pas à dr que Xénophane sépare Dieu du monde : « ^k xôv 6'Xov oùpsvov àror*:it6 h sTvat <pr,(jt 6e6v, dit Aristote : ayant contemplé le ciel dansà^ ensemble, il proclame que TUn est Dieu. » Confondant Tuniver^r: Dieu, et affirmant que TUn est immuable (gbcivr,Tov), sans modi^ tion (àTraôfj), il semble que Xénophane eût dû nier le changemeot^le devenir dans le monde, comme en Dieu. Il ne va pas jusque^ il affirme que le monde est immuable dans sa substance, non da^ sa forme. Parménide, que Platon appelle le grande 6 (ji-f x; [Sof^ 237 a), qu'ailleurs il déclare « vénérable et redoutable, scloa^ expressions d'Homère », Parménide est plus audacieux. Il pos^ jusqu'au paradoxe la thèse de Xénophane; il nie tout devenir, Un^ multiplicité, il ne laisse qu'une réalité : l'Être un, îmmuaHféternel.

Il divise en deux parties son poème. La première a pour titre : xi «»; ^ àXT,ÔÊÎatv, c'est la théorie de la vérité; la seconde est intitulée : xi rcô; s^*-^ les choses de l'opinion, c'est la théorie de l'apparence. Dans la prenùir? part? il établit que le changement et la pluralité n'existent paa, que seul ^ l'Être un, étemel, immobile, indivisible. « On ne peut connaître ni cxpr> le non-ètre; il ne reste donc plus qu'une voie : poseir l'Être et dire : îiesL Dans la seconde partie, le philosophe expose une physique, une théorie» l'illusion qui n'est qu'une concession au sens commun.

Ami et disciple de Parménide, Zenon naquit à Élée au coiniDi^ cément du V siècle, entre 495 et 490. Ck>mme son maître, il j^ un grand rôle politique. Zenon, auquel Aristote rapporte Tboi»^* d'avoir fondé la dialectique, cherche à confirmer la thèse de P>^

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