PÉRIODE POST- VÉDIQUE
et chacune de ses parties n'existe que dans sa force consciente (v. avant tout les discours de Yâjnavalkya, Biihadâranya-Upanishad, 3 et 4).
Pour arriver à l'âtman, il ne faut point l'invoquer par des prières égoïstes, utilitaires; il ne faut pas considérer la réalité empirique, car celle-ci est multiple, divisée, finie, connaissable, tandis que l'âtman (le brahman) est un, infini, inconnaissable, antérieur à la distinction de sujet connaissant et d'objet connu. Il faut percer l'enveloppe connaissable dont l'âtman se recouvre dans les choses empiriques, pénétrer jusqu'à son inconnaissable et ineffable superessence, s'identifier avec elle, et s'abîmer dans la conscience de cette identité. Tel est le Yoga, l'unique moyen d'arriver à la béatitude et à l'union avec l'âtman dans cette vie et dans l'autre.
Les derniers Upanishad's subissent, à divers degrés, l'influence des tendances empiriques et préparent ainsi le terrain à des systèmes moins rigoureux, voire même hétérodoxes, qui se développèrent dans la suite. C'est ainsi que la Maitrâyana-Upanishad accuse déjà des infiltrations du pessimisme bouddhique et de la doctrine Sâîîkhya. Cependant, dans son ensemble, elle reste fidèle aux conceptions fondamentales des premiers Upanishad's.