‹ Histoire de la philosophie médiévale (volume 2)Chapitre 14 sur 149 · PHILOSOPHIE DE LA CHINE · texte numérisé non relu

PHILOSOPHIE DE LA CHINE

trine dépasse en cynisme et en frivolité tous les enseignements similaires des philosophies européennes.

2° La théorie des disciples de Jina. C'est avant tout une doctrine religieuse, très semblable au Buddhisme, niais plus nationale dans ses allures.

3° Le Buddhisme ou la philosophie professée par une secte religieuse, les Buddhistes. — Çâkya-Muni, le solitaire des Çâkya's, ou le Buddha n'a laissé aucun écrit ; mais il s'est fait l'apôtre d'une étrange théorie sur le bonheur. Il commence par considérer la vie d'un regard pessimiste ; il la voit encombrée de misères, moins effrayante cependant que la transmigration qui constitue pour lui le plus épouvantable des fléaux. Il faut s'en affranchir et chercher le bonheur dans un état de repos impersonnel.

Ce repos, rêvé par toutes les philosophies orientales, ne consiste pas, comme pour le Brahmanisme, dans l'absorption de l'âme en Dieu ; il revêt pour le Buddha une forme vague, le Nirvânam (" extinction „), où les uns ne voieni que l'anéantissement de la personnalité, tandis que d'autres regardent cette extinction comme un état de bonheur positif et indescriptible.

Banni de l'Inde, le Buddhisme est allé chercher le grand nombre de ses adhérents dans des pays limitrophes de l'Inde, en Chine et au Japon.

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