‹ Histoire de la philosophie médiévale (volume 2)Chapitre 73 sur 149 · LA PHILOSOPHIE AU XI1« SIECLE · texte numérisé non relu

LA PHILOSOPHIE AU XI1« SIECLE

205. Résumé. — Paris est le théâtre des joutes mouvementées du xii"" s. — Paris, dont les trois grandes écoles conquièrent rapidement le monopole de la science et par leur extension constante annoncent la création du studiwn générale à la fin du siècle.

Dans le camp scolastique (Art. I), le réalisme outré (§ 1), est battu en brèche par un critique d'une trempe peu commune, Pierre Abélard (§ 2). En même temps, on s'essaie à des travaux d'ensemble, à l'unification des doctrines acquises. En théologie, c'est l'œuvre des « Sententiaires « et des « Suministes » (§ 3) ; en philosophie, celle de deux esprits coordonnateurs qui résument les travaux de la première période, Jean de Salisbury et Alain de Lille (§ 4). Parallèlement se développe à St- Victor le premier courant intense de mysticisme orthodoxe (§ 5).

L'antiscolastique (Art. II) est principalement représentée par des sectes de panthéistes qui tous se rattachent en droite ligne à J. Scot Eriugène. L'épicuréisme matérialiste lève aussi la tête et prend corps dans les hérésies des Cathares et des Albigeois.

Page 1