‹ Histoire de la philosophie médiévale (volume 2)Chapitre 83 sur 149 · CHAPITRE 1er NOTIONS GÉNÉRALES · texte numérisé non relu

CHAPITRE 1er NOTIONS GÉNÉRALES

247. La philosophie occidentale, arabe et byzantine. — Le xiii^ s. est l'âge d'or de la philosophie médiévale, et c'est en Occident que son triomphe est le plus éclatant. A la fin du xif s., la philosophie occidentale entre en contact avec la philosophie arabe et la philosophie byzantine ; mais c'est à son profit exclusif, et l'on dirait terminé le rôle historique des Arabes et des Byzantins.

En effet, la lignée des philosophes arabes et juifs s'éteint, peut-on dire, avec Averroès et Moïse Maimonides ; car les sectes mystiques qui leur ont succédé n'ont qu'une importance secondaire dans l'histoire de la philosophie.

Quant à Byzance, sa production philosophique au xiii® s. se résume dans l'œuvre de deux ou trois hommes qui sont des encyclopédistes bien plus que des penseurs : Nicéphore Blemmides (milieu du xiif s.) et George Pachymeres (1242- 1310). Le premier mérita, à raison de l'étendue de son savoir, le surnom de philosophe [à (^ikônor^oi) ; le second écrivit un résumé de toute la philosophie aristotélicienne et publia une paraphrase bien connue des oeuvres du pseudo-Denys. Mais ce sont là pâles ébauches, éclipsées par les colossales synthèses de la pensée scolastique.

C'est sur la philosophie occidentale, et principalement sur la scolastique que nous concentrerons notre attention pendant cette période.

248. Division de cette période. — La scolastique ne triomphe pas sans lutte ; elle se voit obligée d'engager une croisade philosophique contre des théories rivales et puissantes. D'autre part, tous ceux qui se réclament de son autorité ne maintiennent pas avec la même rigueur la pureté de ses principes fondamentaux, et l'on voit ainsi se produire quelques déviations de l'esprit scolastique. C'est pourquoi nous étudierons en trois chapitres :

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