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LES ADVERSAIRES DU THOMISME

les comment, sur le de anima (Louvain, 1901). Uccelli publie d'après un ms# qu'il dit être autographe de S. Thomas : de pulcro et bono, Naples, 1869. Schûtz, Thomas Lexicon (2 Aufl. Paderborn, 1894). Très utile.

Jourdain, La philosophie de S. Thomas. Paris, 1858 ; Werner, D. hl. Th. v. Aquino, 1858 ; Froschammer, Die Philos, d. Th. v. Aquino, krit. gewiirdigt, 1889. Tous insuffisants; Wiixmànn, Gesch. d. Idéal. II,§ 74-79. De nombreuses études sur la philos, thomiste ont paru de toutes paris depuis l'Encyclique € Aeterni Patris », notamment dans les revues : Philosophisches Jahrbuch, Jahrb. f. Philos, u. spekul. Theol.. Zeitsch.f. Kathol. Tlieologie, St. Thomas Blàtter, Revue thomiste, Revue Néo-Scolastique, Divus Thomas. La plupart de ces études ne se placent pas au p. vue historique.

Schûtz, D. hl. Th. u. seine Verstàndniss d, Griechischen (Philos. Jahrb. 1895). Miguel Asin y Palacios, El Averroismo teologico de Sto Tomas de Aquino (Extrade* d. homenaje a Fr. Codera) Zaragoza, 1904, pp. 271-332. Dans question des rapports de philos, et théol., Thomas suivrait Averroès, par l'interméd. de Raymond Martin. Thèses neuves. — Rapports avec autres philosophes : Vacant, Études comparées sur la philos, de S. Th. cFAquin et sur celle de Duns Scot, Paris 1897 ; Guttmann, D. Verhàltniss d. Th. v. A. zur jûdischen Litter., 1891 ; Wittmann, Die Stellung d. Th.v.Aq. zu Avencebrol. Bien fait. Sur rapports avec Siger de Brabant, v. Mandonnet, op. cit. — Maurenbrecher, Thomas v. Aquino* s Stellung z. Wirtschaftsleben seiner Zeit (h. 1., Leipsig 1898). Cherche reflets de l'organisât, communale ds doctrines thomistes. L'auteur annonce d'autres études. — De Wulf, Études histor. sur F esthétique de S. Thomas d'Aquin, Louvain, 1896.

Sur la synthèse scolastique en général : Kleutgen, La Philosophie scolastique, 4 vol. Paris 1868- 1870. Trad. de l'allem. Excellentes dissertât, sur quest. spéc. Du même : Beitràge z. d. Werhcn ùber d. Théologie u. Philos, d. Vorzeit, Munster, 1875. Willmann, op. cit., II, § 67-73 ; De Wulf, Introd. à la philos, néo-scolastique, § 12-17. — Baur, D. Gundissalinus etc. (n° 246). Contient au ch. III, une hist. bien faite de la classific. des sciences au m. âge. Clair et plus méthodique que Mariétan (n° 135). Schindele, Zur Gesch. d. Unterscheidung v.Wessnheit u. Dasein in d. Scholastik (Munchen 1900). Notes sur principaux scol. xin6 s. ; A. Lalande, Histoire des sciences. La Physique du moyen âge. (ds R. de synth. histor., oct. 1903). Revue des sciences expériment. bien plus que de la physique au sens médiéval du mot. J. Laminne, Les quatre éléments, le Jeu, F air, F eau, la terre, Bruxelles 1904 ; Brants, Esquisse des théories économiques professées par les écrivains des XIIIe et XIV9 s. Louvain, 1895. Bon.

art. iv. — le conflit du thomisme et de l'ancienne scolastique.

§ 1 . — Les adversaires du thomisme.

311. Les adversaires du thomisme. Double forme de l'opposition. — Les innovations doctrinales de Thomas d'Aquin, tendant à démoder bon nombre de théories traditionnelles, soulevèrent l'opposition d'un groupe important de maîtres,

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élevés dans l'ancienne scolastique. Nourrissant à l'endroit du thomisme une défiance excessive, ils défendirent, sans transiger, le legs philosophique du passé. Etaient enrôlés dans le parti réactionnaire, non seulement des maîtres séculiers et des franciscains, mais même un certain nombre de dominicaius. J. Peckham apprend qu'aux plus beaux jours de l'enseignement de S.Thomas (1269-1271), des religieux du couvent de S. Jacques à Paris critiquaient vivement sa thèse sur l'unité de la forme substantielle, « etiam a fratribus propriis arguebatur argute » '). De même, à Oxford, ce fut un dominicain qui, pendant plusieurs années, fut l'âme de l'opposition au thomisme.

Les hostilités prirent une double forme : la doctrine thomiste fut attaquée dans des écrits et frappée de censures.

i° On ne trouve que des réfutations incidentes de doctrines thomistes chez un Mathieu de Aquasparta a), mais d'autres franciscains composèrent de véritables pamphlets à l'adresse du thomisme. Le Correptoriutn fratris Thomae de Guillaume de la Mare, élève de Guillaume Varo, est un vrai manifeste, le cri de guerre de l'ancienne scolastique contre le thomisme 3).

C'est principalement contre la théorie de l'unité des formes substantielles qu'on dirige les critiques. Richard de Middleton compose un traité de gradu for inarum 4) pour défendre la pluralité. John Peckham, qui fut sa vie durant un adversaire bruyant de S. Thomas raconte lui-même, en 1285, sur un ton vantard, qu'il entreprit S. Thomas (en 1269-1271) à propos de l'unité de la forme, dans une joute à laquelle assistaient l'évêque de Paris et les maîtres de théologie. Au dire de Peckham, lui seul aurait défendu S. Thomas, autant que la vérité le lui permettait. « Nos soli ei adstitimus, ipsum, prout salva veritate potuimus, defendendo », et finalement, son adversaire, acculé, aurait humble-

') Lettre de J. Peckham du ir juin 1285. C/iartu/., I, 634. — ') Et sans doute

chez les auteurs cités n° 260 et inétudiés jusqu'ici. — s) Le même composa en

outre des Quaest. disputatae et un commentaire sur les Sentences. — 4) Nous

l'avons trouvé dans un ms. de Paris, précédant immédiatement le de unitate

formae de G. de Lessines.

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