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Principaux scotistes. — François de Mayronis

(t 1325) est le premier et le plus coupable peut-être de ces disciples maladroits, qui emcombrent de réalités chimériques et subtiles la métaphysique de D.Scot et soulèvent les attaques des thomistes et des occamistes ; il fut le plus significatif parmi les successeurs immédiats de Scot et, par l'exagération des principes de son maître, mérita le titre de Magister acutus abstractionum a). Après lui, on peut citer, parmi les principaux scotistes du xiv* s., les franciscains Antonio Andreae, le docteur dulcifluus (t vers 1320), Jean Canonicus (vers 1320), Jean de la Rive, Gérard Odo, Jean de Bassoles, un des disciples préférés de Duns Scot, John Dumbleton, Nicolas de Lire (t vers 1349). Le clerc séculier Galtkrus Burlaeus (Walter Burleigh, 1275 — après 1342), surnommé doctor planus et perspicuus, défendit dans ses commentaires d' Aristote un réalisme qui a des points d'attache avec la doctrine de S. Thomas. Il serait

') Ehrle, Die pâpstl. Encycl. etc., p. 292, n. 1. — ') L'actus Sorbonicus dont il serait le promoteur est une légende. Chartul. II, 273.

l'école thomiste. 461

l'auteur d'une série de Tractatus philosophici souvent attribués à S. Bonaventure *).

Quant à Alexandre d'Alexandrie (t 13 14), auteur de commentaires sur la Métaphysique , il professe le pur scotisme ; et l'on peut en dire autant de Lychetus de Brescia qui commente YOpus oxoniense à la fin du XIVe s., et de Nicolas de Orbellis (t 1455), dont le commentaire des sentences fut adopté comme manuel classique par les écoles franciscaines au XVe siècle.

L'école scotiste ne prit jamais la même extension que ses puissantes rivales 9).

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