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Les averroïstes. — Alkxander Achillinus

(1463-1518, de intelligentiis, de orbibus, de universalibus), Augustinus Niphus (1473-1546) et Zimara (mort en 1532), sont les noms les plus connus de l'averroïsme de Padoue au début du XVIe s. 3), sans compter la foule de lettrés dont parle déjà

Auscult. Phys., le de cœlo, de anima, Eth. Nie. S'il faut en croire Stein, Gaza est en même temps un interprète autorisé et consciencieux d'Aristote, qu'il étudia dans les œuvres originales, et sans préoccupation apologétique. L. Stein, Der Humanist Theodor Gaza a/s Philosoph (Arch. f. Gesch. d. Philos. 1889, p. 426).

— A. Gaspary, Zur Chronologie des Streites d. Griechen ùber Plato u. Aristoteles im 15. Jahrh. (Ibid.) — ') A titre isolé, on voit remettre en honneur d'autres commentateurs grecs. Ainsi Hermolaus Barbarus, qui traduit des œuvres d'Aristote, les étudie d'après Themistius. Ueberweg, op. cit., III, 1888, p. 14.

— •) Werner, Sitzungsberichte, etc. 1881, p. 209. — ') La première édition d'Averroès parut à Padoue, en 1472.

502 LA PHILOSOPHIE MÉDIÉVALE DU XVe AU XVIIe SIÈCLE.

Pétrarque, et qui croyaient de bon goût de se dire averroïstes. Achillinus fut appelé « le second Aristote », à raison de ses commentaires sur le Stagirite. Niphus n'est pas un esprit aussi entier. Après avoir enseigné le pur monopsychisme (de intellect!* et dœmonibus), comme son maître Nccoletto Verni as, et édité les œuvres d'Averroès (1495-1497), il mitigea son enseignement pour le mettre d'accord avec le catholicisme. Et quand son rival Pomponatius ouvrit une chaire à côté de la sienne, il ne sut point défendre contre ses attaques l'autorité d'Averroès. Le de immortalitate animae (15 18), par lequel Niphus riposta à l'ouvrage similaire de Pomponatius (15 16), est conçu dans l'esprit du Concile de Latran, et emprunte au thomisme ses meilleurs arguments en faveur de l'immortalité de l'âme.

Zimara est plus franc dans son averroïsme que son contemporain Niphus. Il fit des commentaires sur Averroès et édita les œuvres de Jean de Jandun (398) ').

432. Les A lexand ristes. — L'averroïsme entra dans une phase nouvelle, marquée par d'ardentes polémiques, quand Petrus Pomponatius (Pomponazzi 1462-1524) opposa l'aristotélisme d'Alexandre d'Aphrodisias à celui d'Averroès. Après avoir fait ses études à Padoue, Pomponatius enseigna à Ferrare et à Bologne. Dans son Tractatus de immortalitate animae (1 5 1 6) et dans le Defensorium, qui contient sa réplique à Niphus, il soutient que l'information substantielle du corps par l'âme, la matérialité et la mortalité de l'âme, l'évanouissement de la personnalité à la mort constituent les vraies doctrines aristotéliciennes. Il établit, en stoïcien, les rapports de la Providence et de la liberté humaine, et constate que la raison controuve la révélation (de fato, libero arbitrio et praedestinatione). Enfin, dans un troisième traité, de incantationibus , il nie les miracles, les anges et les démons, et cherche à expliquer par l'influence naturelle des astres tous les phénomènes extraordinaires alimentant les superstitions.

') Sur Taverroïsme de l'école de Padoue, Cf. Renan, op. cit., Deux. Partie, Ch. III.

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