Principaux représentants. — Déjà à la cour de
Frédéric II, on avait soutenu l'identité des grandes religions (340). Erasme propagea la thèse que la doctrine purifiée du Christ est identique à la religion de Platon, de Cicéron, de Sénèque. Au nom du platonisme, Gemistos Plethon (428) ; au nom de l'hébraïsme, Reuchlin ; au nom de la philologie, Konrad Mudt (Mutianus Rufus) et les humanistes d'Erfurt, se firent les prosélytes d'un christianisme primitif et intégral qui se confond avec le théisme. En Hollande, plus particulièrement éprouvée par les guerres religieuses, Coornhert (né en 1522) parla un des premiers de paix religieuse et de réduction des dogmatiques opposées à des éléments communs. Cette idée recueillit de nom-
') Dilthey, Auffassung und Analyse des Mcnschen im 15. und iô.Jakrh. (Arch. f. Gesch. Philos. 1894 et 1895) ; Dos naturliches System der Geisteswissenschaften im 77. Jahrh. (ibid. 1895 et 1896).