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Deux groupes de systèmes précurseurs. — Les

courants philosophiques qui se sont développés, à Alexandrie principalement, avant l'apparition du néo-platonisme, sont au nombre de deux : i° Un courant de philosophie grecque, issu d'une restauration des idées pythagoriciennes, et comprenant le néo-pythagorisme et le platonisme pythagoricien. — 20 Un courant de philosophie gréco-judaïque.

Il y eut en outre, dans les dernières années du 11e s. et surtout au 111e s., un courant de philosophie chrétienne qui, par son orientation, se rattache à la philosophie patristique. (96).

81. Le néo-pythagorisme et le platonisme pythagoricien. — A une époque où les anciennes doctrines d'inspiration religieuse recueillaient un regain de vogue, le pythagorisme était tout indiqué pour arrêter l'attention des philosophes. Au dernier siècle de l'ère païenne, la philosophie pythagoricienne reparut (5), non plus dans la pureté de sa forme archaïque, mais altérée par les compromis qu'elle consentit avec d'autres systèmes.

Il s'en trouva néanmoins qui rêvèrent de reconstituer la doctrine pythagoricienne, telle qu'elle avait été émise par le philosophe de Samos : ce sont les néo-pythagoriciens . Mais leur néo-pythagorisme est au fond un système éclectique, fondé sur le platonisme et l'aristotélisme, enrichi d'éléments puisés dans le stoïcisme, et qui n'a de pythagoricien qu'une prédilection marquée pour les mathématiques, la symbolique des nombres, et les élans mystiques de l'ascèse religieuse. Ce sont les théories ascétiques qui constituent la partie la plus originale du néo-pythagorisme. Les dieux inférieurs et les esprits démoniaques servent d'intermédiaires entre l'homme et la divinité suprême. Dieu est tellement surélevé au-dessus de nous, que nous ne pourrions connaître ses volontés, s'il ne les révélait lui-même : la mantique

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