LA PHILOSOPHIE CHEZ LES ARABES
grecque x), mais encore des traités de médecine et de mathématiques. Les études philosophiques sont postérieures aux études scientifiques. Par contre, tandis que les écoles de Syrie s'étaient adonnées presque exclusivement à l'organon d' Aristote (214), les traducteurs firent connaître aux Arabes toutes ses œuvres fondamentales. En même temps ils transmirent les commentaires d'Alexandre d'Aphrodisias, de Porphyre, de Themistius, d'Ammonius. Platon était moins connu, mais les traditions néo-platoniciennes étaient vivaces. On les rencontre dans une des premières œuvres traduites (au plus tard en 840), la fameuse Théologie d'Aristote, faussement attribuée au Stagirite, et qui n'est qu'une compilation des Ennèades (IV à VI) de Plotin faite au 111e ou IVe s. a). De la célèbre Isagoge de Porphyre on a compté plus -de cinq cents commentaires arabes.
Sous l'empire de ces idées surgit une philosophie arabe qui remplit trois siècles et demi et se développa successivement dans le royaume d'Orient et dans celui d'Espagne.