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Philosophie scolastique et civilisation. — Le

Xlir s. marque l'apogée de la civilisation médiévale, et la religion en est l'inspiratrice. En Occident, l'empire du catholicisme n'explique pas seulement la place centrale de la papauté, mais encore la conception dii pouvoir politique et de ses rapports avec l'Eglise. C'est l'esprit religieux qui suscite les grandes associations monastiques ; provoque les croisades ; pénètre l'organisation corporative du travail. L'art s'inspire d'une étroite alliance de la religion et de la beauté. Les cathédrales gothiques sont à la fois des merveilles et des symboles ; les sculptures, les vitraux, les fresques réalisent un programme iconographique complet. Les poèmes de S. François, tout en chantant la nature, élèvent l'âme vers Dieu; et Dante nous avertit qu'« il a voulu écrire le poème sacré auquel ont mis la main et le ciel et la terre ». L'enseignement, à tous ses degrés, est touché par le souffle religieux : écoles populaires, écoles chevaleresques, universités doivent à l'Eglise leur origine, ou sont consacrées par son autorité. Tout homme d'études est engagé dans les ordres. La théologie couronne la carrière de savant, et les règlements universitaires assurent aux théologiens une place d'honneur. N'est-ce pas un peu cette place privilégiée qui explique le caractère universel du théologien du XIIF s.? 11 est à la fois philosophe, juriste, canoniste, et il discute toutes les questions à l'ordre du jour. Rien d'étonnant que la philosophie, comme les sciences particulières, soit ordonnée d'après ce principe fondamental que les sciences profanes convergent vers la théologie (lio). Ce principe ne renverse pas l'autonomie des diverses parties du savoir humain, mais règle leur hiérarchie sociale.

La scolastique a-t-elle influencé les autres éléments de la civilisation médiévale ? Des œuvres comme celle de Dante montrent quel fut son empire sur la culture générale des esprits ; on a recherché ses répercussions dans les peintures et les sculptures,

dans les dictons populaires '). Mais ces études, qui relèvent de la sociologie, sont à peine ébauchées.

245. Caractère systématique du savoir. — Le xiii^ s. veut tout connaître, tout unifier et ordonner. Ce culte de l'harmonie, qui éclate dans les cathédrales, dans la Divine Comédie, dans les encyclopédies et les Sommes, se retrouve à toutes les étapes de la systématisation du savoir, et explique que sur plusieurs points l'imagination ait suppléé à l'insuffisance des théories rationnelles. On en verra des exemples plus loin. Sapieiitis et ordinare. Jamais la devise d'Aristote n'a été plus passionnément appliquée. La conviction que le vrai ne peut contredire le vrai engendre l'optimisme intellectuel. Jaillissant d'un fonds unique, toutes les formes du savoir se superposent et se complètent. Ce sont les sciences particulières à la base, la théologie au sommet, et la philosophie au centre. La philosophie elle-même comporte des divisions fonctionnelles, comme les membres d'un grand organisme. Signalées mais non utilisées par Boèce, reprises par Hugues de S.Victor et d'autres au XIP s. (p. 236), mises en honneur et complétées par Gundissalinus et R. Kilwardby (v. p. 1.), ces classifications ont recueilli les suffrages unanimes des scolastiques du XIIP s., et l'esprit péripatéticien y éclate ""). Elles absorbent et dépassent les divisions platoniciennes jusque là en usage, et ce sont elles qui fourniront les cadres de cet exposé. Aristote est, suivant le mot de Dante, « le maître de ceux qui savent ».

246. Philosophie et théologie. — Les relations doctrinales entre la philosophie et la théologie sont codifiées et justifiées dans les introductions des Sommes du XIIP s.

La distinction des deux sciences, hautement proclamée, entraine leur indépendance et l'autonomie de leurs éléments spécificateurs. Les scolastiques s'accordent à dire que le critère de la

■) V. p. ex. WiLLMANN, Gesch. d. Idealismus, II, 330. Il relève dans Zixgerle, Deutsche Sprichu.'ôrter d. Milie/alters {V\'\Qn, 1864), des dictons reflétant l'idéologie scolastique. P. ex. « Erfahren niacht Klug ; Erfahrung ist der Narren Vernunft. » — ') Baur, ^/. cit. p. 202, insiste sur cette unanimité des grands scolastiques.

LA SYNTHÈSE SCOLASTIQUE

diversité des sciences ne repose pas sur la diversité des matériaux mis en œuvre (objet matériel des sciences), mais sur la mise en œuvre même de ces matériaux (objet formel). Or, l'objet formel de la théologie et celui de la philosophie différent : l'une étudie l'ordre surnaturel en tant que révélé par la parole de Dieu, l'autre soumet l'ordre naturel à l'investigation de la raison. L'étude du dogme repose sur l'autorité ; l'étude rationnelle de l'univers sur la démonstration scientifique.

La distinction de la philosophie et de la théologie n'empêche pas la subordination de la première vis-à-vis de la seconde. Profondément convaincus que le dogme catholique, révélé par Dieu, est l'infaillible expression de la vérité; convaincus d'autre part que la vérité ne renverse pas la vérité, les scolastiques tiraient cette conclusion que, si la philosophie s'occupe de matières qui lui sont communes avec la théologie, elle ne peut aller à rencontre du dogme. C'est pour éviter la possibilité même d'un conflit que Duns Scot alla jusqu'à séparer radicalement les départements mêmes dont les deux sciences ont à connaître. Notons que la subordination dont il s'agit ici a une portée prohibitive, et n'a jamais eu de portée impérative, en ce sens que les scolastiques n'ont pas imposé à la philosophie le devoir d'établir le dogme ^).

247. Philosophie et sciences particulières. — Les sciences particulières sont consacrées à l'étude détaillée de la nature, chacune d'elles s'occupant d'une catégorie d'objets, sous ce biais spécial qui fixe l'objet formel de la science. Conformément à l'idéologie scolastique qui construit tout l'édifice scientifique sur des données sensibles (267), les sciences d'observation occupent le premier degré dans l'échelle du savoir. La xiiF s. assiste au premier essor remarquable des recherches expérimentales — témoins les travaux d'un Albert le Grand, d'un Bacon, d'un Witelo, — et il suffit d'inspecter les règlements édictés par la faculté des arts

') Telle est selon nous la portée du statut de 1272 de la faculté des arts, enjoignant aux artistes de ne pas determinare contra Jidem au cas où ils toucheraient une question que Jidem videatur attingere simulque philosophiam. Chart. I, 499.

LA PHILOSOPHIE MEDIEVALE AU Xlir SIECLE.

LA SYNTHÈSE SCOLASTIQUE

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de Paris en 1255 (p. 307), pour s'assurer que le programme des cours comportait un enseignement scientifique intégral : astronomie, botanique, physiologie, zoologie, chimie et physique (au sens moderne). Mais cette exploration parcellaire du monde ne satisfait pas l'esprit. Suivant la conception grecque et scolastique, la science par excellence (sapientia), ou Ja philosophie, est une connaissance synthétique du réel. Elle est une manière de tout savoir, en ce sens que la raison qu'elle abstrait domine l'immensité du réel, et se trouve être l'objet intelligible commun de toutes choses. Cet objet intelligible commun est le mouvement, la quantité, l'être, qu'étudient respectivement la ph)^sique, la mathématique, la métaphysique — la trilogie des sciences spéculatives. Dans cette conception, les sciences expérimentales servent de préliminaires à la physique ou à l'étude philosophique du monde sensible '). A la morale se rattachent les études historiques, principalement l'histoire biblique, la science de l'éducation et une partie de ce qu'on appelle aujourd'hui les sciences sociales. Quant à la logique, elle a pour annexes la grammaire et l'étude logique des formes grammaticales. — De là résulte :

1° Que les sciences particulières avaient moins leur raison d'être en elles-mêmes que comme préparation au travail philosophique.

2° Que la scolastique est scientifique de par sa notion même. L'interprétation synthétique du monde matériel doit reposer à chaque stade sur l'analyse. Sans ce contact permanent avec le détail, elle serait dépourvue de réalité.

3° Qu'entre les sciences philosophiques et les sciences particulières, il n'y a pas de distinction de nature, les unes et les autres étant innerv^ées par un même processus intellectuel, l'abstraction, mais une différence de degré, résultant du degré même d'abstraction.

4° Que telle est la science, telle sera la philosophie. Le moyen âge ne connaissait pas le départ entre ce qu'on appelle aujourd'hui

') L'étude philosophique de la nature se distingue ainsi des encyclopédies scientifiques telles que le de proprietatibus rerum de Bartholomaeus Anglicus, le Spéculum de Vincent de Beauvais. le Grand Trésor de Brunelto Latini.

connaissance vulgaire et connaissance scientifique. Des observations vulgaires, mais justes, ont pu conduire à des vues synthétiques légitimes ; des faits imaginaires ont naturellement engendré des généralisations factices.

248. Méthodes didactiques. — Les livres et traités philosophiques sont avant tout le fruit de l'enseignement, dont ils revêtent la double forme de commentaire (lectio) et de dispute (quaestio). Au XilP s., on y peut ajouter les sermons, qui plus d'une fois contiennent des dissertations philosophiques '), Certaines leçons ou disputes nous sont parvenues sous forme de reportatio ou de résumé pris par les auditeurs. Il existe en outre des monographies et pamphlets de toute sorte qui n'ont pas été rédigés pour l'enseignement ^).

Le latin philosophique du xiiP s. n'a pas de prétentions littéraires, tous sacrifiant la forme à l'idée ; mais la terminologie technique est précise, grâce surtout au contact plus intime avec Aristote. Chez les grands scolastiques la langue est claire et nerveuse et les méthodes didactiques acquièrent leur entière perfection. Le développement des matières traitées est soumis à un processus triadique (exposé du pour et du contre, solution et réponse aux objections), qui se rattache logiquement à la doctrine aristotélicienne de l'àTTopia (cf. p. 32). Cette méthode, bien que dominante, n'apparaît pas cependant dans certains traités où l'exposition, plus libre, se déroule comme dans nos ouvrages modernes. L'histoire de la philosophie occupe une large place dans l'exposé du pour et du contre ; elle n'a d'autre raison d'être que de fournir un apport au service d'une doctrine qu'on croit être la vraie, et cette subordination de l'histoire, à qui on n'accorde pas de valeur propre, explique jusqu'à un certain point l'absence de critique dans la fixation du fait historique, le souci de plier les textes en faveur d'une thèse, au risque de dénaturer le témoignage qu'on

•) V p ex le Sermon de S. Bonaventure, De humanae cognit. ratione etc., p. XIII (v. p. 1.). — ') Les formes plus libres de la didactique philosophique apparaissent plus tard : exposés poétiques, sermons et écrits en langue vulgaire. Au xiii« s., Dante et Eckehart sont des exceptions.

invoque '). Plus que jamais la forme syllogistique est en honneur. — Enfin le mélange des matières philosophiques et théologiques perdure ; il tient à des causes profondes : à l'organisation pédagogique des universités et au génie propre de la civilisation du moyen âge. Ce mélange se manifeste principalement dans les leçons de théologie ; il fut défendu à maintes reprises aux artistes de faire des incursions sur le terrain théologique (notamment en 1272).

§ 2. — Logique.

249. Logique. — Au xili^ s., comme aux siècles précédents, Aristote est le maître incontesté de la dialectique, et les grands scolastiques ne font que commenter sa pensée (33).

La logique est un instrument du savoir, mais elle a des attaches étroites avec la métaphysique et la psychologie. Albert le Grand et ses successeurs affirment nettement ces rapports entre la science des concepts et la science de la réalité. La logique est une scientia specialis, le vestibulum de la philosophie à laquelle elle sert de préliminaire, comme le dessin à la peinture. Conformément à cette théorie, on voit se perpétuer dans les écoles du xiir s. des exercices dialectiques de tout genre, servant de préparation à des controverses plus fécondes. A la syllogistique on peut rattacher une méthodologie et une théorie sur la science, que la scolastique développe l'une et l'autre dans le sens de l'aristotélisme. La méthode analytico-scientifique est le nerf des recherches philosophiques. Il n'y a de^science que de l'universel et du nécessaire.

250. Grammaire spéculative. — Le grand crédit dont le xiiF s. entoura la logique explique comment elle put envahir dans la faculté des arts l'enseignement de la grammaire. Donat et

') Cela s'appelle expliquer un auteur rcverenter, ou lui donner un pium intellectum. Parlant de la théorie aristotélicienne de la corruptibilité de l'intellect (possible), S. Bonaventure dit : « Illud verbum Philosophi débet pium habere intellectum. » II. Sentent, dist. 19, a. i, q. i ad 3. Cf. S. Thomas, 5. Theol., \, q. 89, a. i, ad i.

LA SYNTHÈSE SCOLASTIQUE

Priscien demeurent à Paris les maîtres classiques. Mais au lieu de commenter leurs sèches formules, les grammairiens de la fin du Xlir s. et du début du xiv« s. créent une véritable philosophie du langage, et font de larges emprunts non seulement à la dialectique mais à la métaphysique et à la psychologie.

I 3. Métaphysique et Théodicée.

251. Catégories et attributs transcendantaux (38). — La scolastique fait de la métaphysique l'objet favori de ses études, et traite d'un point de vue métaphysique tous les problèmes qu'elle aborde. De là son caractère éminemment déductif. La notion de la métaphysique est reprise d' Aristote, mais subit des élargissements. Bien qu'elle ait pour point de départ la substance des choses sensibles et expérimentées, et qu'elle soit ancrée de la sorte au roc vif de la réalité (Aristote), elle se DMisacre à l'étude de l'être comme tel, de tout être, qu'il soit corporel ou non. Des éléments augustiniens et néo-platoniciens introduisent des vues déductives sur Dieu, qui est au sommet du réel. A l'étude générale de l'être se rattache un chapitre nouveau, qui traite des notions transcendantales. Il faut entendre par là quelques aspects très généraux, telles l'unité, la bonté, la vérité (unum, verum, bonum) qui révèlent mieux ce qu'il faut entendre par ce concept à la fois simple et compréhensif de l'être.

252. Acte et Puissance. — Comme dans le péripatétisme (39), la théorie de l'actuel et du potentiel occupe une position centrale. De plus, la scolastique poursuivit l'idée d'Aristote dans des applications et des conséquences insoupçonnées du Stagirite. L'acte et la puissance, et la notion congénère de mouvement (motus) sont avant tout une explication du devenir. C'est parce qu'elle doit expliquer le changement que notre pensée construit le monde dans le couple puissance et acte. Ce sont là deux stades qui pénètrent l'être en chaque catégorie de ses réalisations (substantielle ou accidentelle). Mais la doctrine s'élargit. Acte et puissance deviennent synonymes de « déterminant et de déter-

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minable ». Affranchie de l'idée originaire de devenir ou de processus organique, la théorie est d'une applicabilité illimitée dans l'ordre réel, où elle pénètre toutes les compositions de l'être contingent ').

Le couple puissance et acte se trouvée dans les compositions fondamentales de : substance et accident, matière et forme, essence commune et essence individualisée. S'y rattache aussi la théorie des causes.

253. Substance et accidents (38). — Tout ne peut être manifestation, il faut un sujet manifesté, un arrêt dans la régression des phénomènes. La réalité substantielle de l'être est le fonds constitutif et auto-suffisant à « subsister » (puissance) qui reçoit des déterminations ontologiques adventices (actes), appelées accidents (ac-cidere). La scolastique reprend, avec des développements considérables, l'étude des neuf prédicaments accidentels, principalement de la qualité, de la quantité, de la relation, du temps et de l'espace.

L'étude de la qualité (accidens modifîcativum substantiae in seipsa) soulève d'importantes controverses négligées par Aristote, notamment celle de la distinction de la substance et de ses pouvoirs ou facultés d'opération et de la nature du lien qui les unit. L'action peut-elle être substantielle chez l'être contingent ; ou celui-ci agit-il par l'intermédiaire de facultés ? Problème passionnant au XIIP siècle, et dont la solution commande diverses questions de métaphysique et de psychologie.

254. Matière et forme (40). — Purement cosmologiques dans leur sens originaire, les notions de matière et de forme ont été étendues chez les scolastiques comme chez Aristote : dans l'ordre logique, formalis et actualis, materialis et potentialis sont synonymes.

') On la trouve même dans d'autres domaines, comme la logique et la morale; et partout elle vise le même rapport primordial du dèterminable et du déterminant : le genre est à l'espèce, l'action libre est à la fin subjective comme la puissance est à l'acte.

LA SYNTHÈSE SCOLASTIQUE

Forme et matière sont des éléments corrélatifs '). La matière est fonds passif et homogène, substance incomplète, placée sur la ligne médiane de l'être et du non être, mais elle n'est pas éternelle, pas plus que le mouvement. La forme est cause constitutive de l'être, norme de sa perfection, source de ses activités ^), siège des inclinations naturelles qui orientent ces activités vers une fin. La forme qui donne la détermination substantielle (forma substantialis) est fixe et immuable. Contrairement aux formes accidentelles qui confèrent une manière d'être à une substance déjà constituée, elle n'est pas susceptible d'accroissement ou de diminution (forma substantialis non suscipit plus vel minus), de sorte que la métaphysique scolastique condamne l'évolution quidditative des formes. La forme est aussi principe d'unité, et on comprend que dans un être corporel elle fait converger vers une substance unique les éléments étendus. Enfin, elle est principe de

l'intelligibilité de l'être.

Les scolastiques s'accordent sur la composition des substances corporelles, toutes constituées de matière (principe d'indétermination, puissance) et de forme (principe de détermination, acte). Mais il est trois questions principales qui les divisent dans la théorie hylémorphique, et elles alimentent d'abondantes controverses.

La première est de savoir si cette composition substantielle

s'étend aux êtres immatériels, à l'âme humaine et surtout à l'ange, échelon intermédiaire dans la hiérarchie du réel entre l'homme et Dieu. De ces discussions se dégage un chapitre nouveau de métaphysique, une eidologie, qui n'a rien de commun avec les vagues indications d' Aristote sur les intelligences motrices des sphères. Une seconde divergence de vues surgit à propos de l'unité ou de

■) Dans l'ordre logique, la corrélation des deux notions est absolue. Elles signifient alors le dèterminable et le déterminant. Par ex., les concepts de genre et d'espèce représentent des aspects objectifs dune même réalité, perfectibles l'un par l'autre. Dans l'ordre réel, la corrélation implique, d après certains scolastiques, une réserve. - ') La substance ou l'essence considérée comme principe interne des activités s'appelle natura ; c'est par la forme (td quoj que l'essence totale fid quod) remplit ce rôle.

LA SYNTHÈSE SCOL ASTIQUE

la pluralité des formes substantielles. Une substance est-elle susceptible de recevoir la détermination intrinsèque de plusieurs formes ?

Enfin on se demandait si la matière possède une réalité qui put exister comme telle sans le secours d'une forme substantielle.

Ces trois questions divisaient les partisans de l'ancienne scolastique et les albertino-thomistes. Mais elles impliquent, on le voit, l'accord de tous sur les doctrines fondamentales de l'hylémorphisme.

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