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Doctrines philosophiques. — Bonaventure s'accorde

') Les éditeurs de Quaracehi font remarquer que sur neuf volumes que comportent les œuvres complètes, un seul, et encore en partie, est consacré aux traités mystiques.

LA PHILOSOPHIE MEDIEVALE AU Xlir SIECLE.

avec les grands maîtres du xiii® s. sur un imposant ensemble de doctrines essentielles. Leurs adversaires sont les siens, et il ne néglige aucune occasion de réfuter l'averroïsme et le panthéisme (notamment David de Dinant). Les Scholia des éditeurs de Quaracchi ont mis ce fait en pleine lumière. Signalons quelques idées caractéristiques du docteur franciscain.

1° Théologie et philosophie. S. Bonaventure souscrit aux théories communes sur les rapports entre les deux sciences, mais fait de la théologie une science plutôt pratique que spéculative '), et accentue sa portée affective. C'est une répercussion du principat du vouloir sur le connaître, cher aux maîtres augustiniens.

2° ^Métaphysique. Dans toute créature, il faut distinguer réellement, non seulement l'essence et l'existence, mais encore la matière et la forme. Acte et puissance, forme et matière sont des couples d'idées convertibles : les anges ne sont donc pas des « formes subsistantes » . Bien que la matière ne puisse exister sans la forme, elle a dans l'intelligence divine son idée correspondante, car elle constitue une réalité indéterminée ; et si on fait abstraction des formes qui la différencient, il faut la déclarer homogène, (à la différence d'A. de Halès) dans les corps matériels et dans les êtres spirituels. Cette théorie de la composition hylémorphique des substances immatérielles, au sens péripatéticien qu'elle revêt chez les anciens scolastiques, est un legs d'Avicebron. Mais Bonaventure semble ignorer son origine, puisqu'il ne cite pas le nom du philosophe juif. Bien plus, il

') Les éditeurs de Quaracchi sont néanmoins d'a\is que la formule de S. Bonaventure diffère peu (parum distat) de celle de Thomas d'Aquin (Opcra, t. I, p, 12). Suivant ZiESCHÉ, Ver stand u. Wille hcim Glauhcnsakt. Einc spekul. hislor. Studie ans d. Scholastik im Anscklusse an Bonaventiira (Paderborn, 1909), Bonaventure s'accorde avec Thomas d'Aquin pour faire de Xacte de foi une activité complexe où interviennent en même temps Tintelligence et la volonté. Quant à Vhahitus de croire, Thomas l'attribue à l'intelligence seule, conformément à son intellectualisme et à sa doctrine de la distinction réelle des facultés, tandis que Bonaventure, volontariste et moins précis sur la distinction de l'âme et de ses facultés, l'attribue également aux deux puissances psychiques.

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cherche à la rattacher à S. Augustin ; et après lui les Franciscains invoqueront de plus en plus l'autorité des Pères, de préférence à l'autorité du philosophe juif.

La pluralité des formes substantielles est une seconde théorie recueillie de la bouche d'A. de Halès. Ce n'est pas que S. Bonaventure récuse l'axiome : Unius perfectibilis luia sola est perfection mais il croit que la forma completiva, donnant à l'être sa perfection ultime et spécifique, n'est pas incompatible avec d'autres formes substantielles subordonnées, principes de perfections inférieures ; — et ce, non seulement dans les composés organiques et inorganiques (mixta), mais même dans les éléments de la nature. La pluralité des formes substantielles s'accrédite définitivement dans les écoles franciscaines.

Entre l'essence spécifique et l'essence individuelle, point de distinction réelle. Quant au principe d'individuation, il n'est ni la matière seule ni la forme, mais à la fois l'une et l'autre.

3° ïhéodicée. Pour démontrer l'existence de Dieu, Bonaventure produit divers arguments de touche augustinienne et qui lui sont propres '). L'idée de Dieu existant est naturellement imprimée dans l'esprit. La nature entière le proclame. Il est en soi le plus certain et le plus lumineux : nos concepts des êtres limités ne sont possibles que moyennant le concept de l'être le plus pur ; la lumière immuable des jugements et raisonnements de notre esprit changeant ne peut être que Dieu (Augustin) ^). Rien d'étonnant dès lors que S. Bonaventure reprenne, en le commentant, l'argument ontologique de S. Anselme : si on considère l'essence divine en elle-même, ou si on suppose une intelligence qui s'en fait une idée propre, et pas seulement négative et analogique, il est vrai de dire que l'essence comporte l'existence ^).

') De mysterio Trinitatis, Opéra V, 45. Ostenditur triplici via. Prima est ista : omne verum omnibus mentibus impressum est verum indubitabile. Secunda est ista : omne verum, quod omnis creatura proclamât, est verum indubitabile. Tertia est ita : omne verum in se ipso certissimum et evidentissimum est verum indubitabile.— ') Itinerarium mentis ad Deum, c. 3, n. 3. Cf.GRùNWALD, op. cit. — *) Telle est l'interprétation des éditeurs de Quaracchi, 1. 1, pp. 155 et 150. Domet

L'acte créateur, qui livre la seule explication possible de l'origine du monde, s'est produit dans le temps : une création ab aelenw implique contradiction. Dans cette question qui passionne les controverses du xiif s., Bonaventure défend énergiquement l'ancienne scolastique, non seulement contre Aristote et les averroïstes, mais aussi contre les solutions mitigées du thomisme.

4° Physique et psychologie. La matière première n'est pas purement passive. Elle renferme dans son sein, à l'état d'être incomplet, les formes substantielles auxquelles elle sera appelée à s'unir, sous l'action des agents de la nature. C'est pour différencier la transformation des substances naturelles de la creatio et de \ annihilatio que Bonaventure recourt aux rationes séminales. Il donne un regain de faveur à l'antique doctrine augustinienne ') et c'est de lui que se réclame, à la fin du siècle, un mouvement de réaction contre le thomisme (Art. V, § i).

Sur la délicate question de savoir quelle distinction il faut établir entre l'âme et ses facultés, Bonaventure professe, non sans hésiter''), une opinion intermédiaire entre l'ancienne théorie augustinienne et la nouvelle théorie thomiste. D'une part, il n'admet pas avec le thomisme que les trois grandes facultés de l'âme soient des réalités surajoutées et distinctes ; d'autre part, il se refuse à établir une identité d'essence entre l'âme et les principes d'action qui en émergent : ils sont néanmoins consubstantiels à l'âme ^).

Bonaventure est partisan de l'idéologie péripatéticienne (omnis cognitio est a sensu), avec cette réserve significative que l'âme se connaît elle-même et Dieu, sans l'intermédiaire d'une species abstraite des données sensibles, et grâce à un natiirale judica-

de Vorges (op. cit., p. 294) dit de même que Bonaventure ne reproduit l'argument anselmien qu'avec des réserves caractéristiques. — ') Hanc positionem credo esse tenendam non solum quia eam suadet ratio, sed etiam quia confirmai auctoritas Augustini. T. II, p. 198. — ') Voir Scholion, t. II, p. 78. — ') Istae potentiae [memoria, intelligentia, voluntas] sunt animae consubstantiales, et sunt in eodem génère per reductionem, in qua est anima. Attamen, quoniam egrediuntur ab anima — potentia enim se habet per modum egredientis — non sunt omnino idem per essentiam. In l. l Sent. D III, P. 2, art. i, q. 3. (T. I, p. 86).

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tormn '). Intellects agent et possible sont deux modes d'agir de la même faculté. A de nombreux endroits des Cormnentaires sur les Sentences^ dans X Itinerariiun mentis in Deum et \ Hexaemeron et ex professo dans une quaestio dispiitata de cognitionis humanae suprerna ratione '), S. Bonaventure répète et commente les célèbres textes augustiniens que toute connaissance se feit ratione lucis increatae ou rationihiis aeternis, que Dieu est lumière, qu'il est présent par sa vérité à toute intelligence, etc. Cette doctrine qui lui fournit, on vient de le voir, une preuve de l'existence de Dieu, joue un rôle fondamental dans son idéologie. Il est certain que Bonaventure n'a pas entendu ces textes dans un sens ontologiste ^) ; d'autre part, son opposition à la théorie averroïste de l'unité de l'intellect humain (hic error destruit totum ordinem vivendi et agendi) et son idéologie démontrent abondamment que l'homme est cause efficiente de ses actes intellectuels. Bonaventure ne fait que mettre en relief, plus luxueusement que d'autres grands scolastiques, la théorie auo-ustinienne sur les idées divines, les fondements objectifs de la vérité et de la certitude et l'illumination de l'intelligence humaine par la lumière divine (p. 97). Cette illumination vise d'abord la ressemblance divine que l'acte créateur a imprimée à nos intelligences, mais aussi le conmrsus immédiat de la cause première dans l'exercice de la pensée. Elle est ratio motiva, en concours avec la ratio creata qui nous appartient. Nous ne croyons pas que Bonaventure ait souscrit à la théorie de l'illumination spéciale qui, selon certains représentants de l'ancienne scolastique, ses prédécesseurs ou ses contemporains, est distincte

') ... Utrum omnis cognitio sit a sensu. Dicendum est quod non. Necessario enim oportet ponere quod anima novit Deum et se ipsam et quae sunt in se ipsa sine adminiculo sensuum exteriorum... Quod omnis cognitio habet ortum a sensu, intelligendum est de illis quae quidem habent esse in anima per similitudinem abstractam. //, Sent. d. 39, a. i, q. 2, p. 904. — ') Publiée une première fois dans de humanae cognitionis ratiom anecdota quaedam S. D. 5. Bonaventurae, etc., Quaracchi, 1883. Cette question inédite est reproduite, avec peu d'ajoutés, dans Quaestiones disputatae de scientia Christi, q. IV (t. V, p. 17). —3) Voir le Scholion qui suit l'édition de \ Itinerarium, t. V, pp. 313-516.

de cette coopération générale de Dieu. Sur cette importante question d'exégèse augustinienne, qui intéresse à la fois la théodicée, la métaphysique et l'idéologie, il n'y a qu'une nuance entre Bonaventure, Thomas et Duns Scot ; leur façon de parler diffère '). — Ajoutons que la volonté l'emporte en noblesse sur l'intelligence (Augustin).

Conformément aux principes généraux de sa métaphysique, Bonaventure distingue dans l'âme humaine une forma et une materia spiritualis, et dans le composé humain une pluralité de formes. Il définit en péripatéticien la nature du composé humain, l'immatérialité et l'immortalité de l'âme.

291. Saint Bonaventure mystique. — L'union mystique avec Dieu est le terme de tout savoir (de reductione artium ad theologiam). Elle se réalise par une série d'étapes, que Bonaventure décrit, à la suite des Victorins, dans une œuvre de large envergure, \ Itmerarium mentis in Deum. Car, outre l'œil de la

') Les éditeurs de Ouaracchi ont insisté avec raison sur l'identité foncière de leurs doctrines. Voir notamment le Scholion de la d. 24., p. i, in II /. Sent. (T. II, p. 570) : « Manifeste ostenditur S. Doctorem ab aliis principalibus Scholasticis in hac doctrina (à savoir de ratione cognitionis humanae) non discrepare nisi in modo loquendi, vel in re exigui momenti ». Cf. 1. 1, p. 70. De même dans la dh^crtiitio ex professo consacrée à cette doctrine en tête de la question inédite citée p. 377, n. 2. De même ce texte cité dans le t. X (Dissertatio de scriptis, p. 31) qui résume l'idéologie bonaventurienne, et montre comment, selon lui, S. Augustin unit Aristote et Platon : « Licet anima secundum Augustinum connexa sit legibus aeternis, quia aliquo modo illud lumen attingit secundum supremam aciem intellectus agentis et superiorem portionem rationis, indubitanter tamen verum est, secundum quod dicit Philosophus, cognitionem generari in nobis via sensuum, memoriae et experientiae, ex quibus colligitur universale in nobis, quod est principium artis et scientiae. Unde quia Plato totam cognitionem certitudinalem convertit ad mundum intelligibilem, ideo mento reprehensus fuit ab Aristotele. Et hoc ponendo, licet (Plato) videretur stabiîire viam sapientiae, quae procedit secundum rationes aeternas, destruebat tamen viam scientiae, quae procedit secundum rationes creaias. Et ideo videtur, quod inter philosophos datus sit Platoni sermo sapientiae, Aristoteli verosermo scientiae. llle enim principaliter aspiciebat ad superiora, hic vero principaliter ad inferiora. — Uterque autem sermo, scilicet sapientiae et scientiae, per Spiritum sanctum datus est Augustino tanquam praecipuo expositori totius Scripturae satis excellenter, sicut ex eius scriptis apparat. » (Sermo, t. V, p. 572). Aristote est un savant, Platon un sage, et Augustin réunit en lui et le sage et le savant.

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chair (ocnliim caniis) et l'œil de la raison (ociilnm rationis), il y a en nous un œil de contemplation (oculicm contemplationis) . On peut connaître et aimer Dieu :

1° Dans la nature, faite à sa ressemblance (vestigium) ; et on le connaît (cogitatio, theologia symholica) : a) soit par les sens extérieurs (per vestigium), h) soit par l'imagination {in vestigio). Le saint docteur légitimait ainsi les élans d'amour qu'éprouvait pour la plus humble des créatures l'ardent S. François d'Assise.

2° Dans l'image divine (imago Dei) qu'est notre âme {meditatio, theologia propria). Poursuivant le parallélisme de la subdivision : c) nous voyons Dieu à travers notre âme (per imaginem), en considérant ses trois facultés, la mémoire, la raison, la volonté (Augustin), qui sont en nous un reflet de la sainte Trinité. La mémoire conserve le dépôt divin des premiers principes. La volonté ne peut se mouvoir sans la présentation du bien idéal qui est Dieu. Quant à l'intelligence, elle ne connaît la vérité suprême et incommutable des choses, que grâce à une illumination d'en haut qui l'unit à Dieu (p. 377). L'intervention surnaturelle de la grâce, bien que favorable à l'avancement de l'âme dans les trois premiers stades de sa marche ascendante, n^est formellement exigée qu'au quatrième stade*, dont les précédents ne sont que le préambule, et dans lequel : d) nous voyons Dieu en nous (in imagine). Alors la grâce nous communique les trois vertus théologales.

3° Après avoir connu Dieu dans ses œuvres, nous nous élevons à sa connaissance directe. Sa grâce nous le montre successivement : e) dans son être, f) dans sa bonté et dans le mystère de sa trinité sainte. Le septième et le dernier stade est le repos inénarrable, l'extase, terme de cette marche ascendante. Ravis au sommet de la vie mystique, nous nous délectons (apex 7?ientis) dans l'infini. C'est la contemplation par excellence, objet de la theologia mystica. Il va sans dire que cet épanchement d'amour de la créature dans le Créateur ne compromet en rien leur distinction substantielle.

La postérité s'est inclinée, respectueuse, devant ce grand représentant de la mystique contemplative.

292. Bibliographie. L'édit. critique de Quaracchi, commencée en 1882 et terminée en 1902, constitue un monument scientif. de premier ordre et un parfait modèle du genre d'édition des œuvres scolast.Vol. I-IV les Comment, in 4 1. Sentent. Dans chaque volume, des prolégomènes critiques, un apparatus criticus du texte, et, après les principales questions, desjS<:/^f?//Vz qui sont de véritables monographies sur l'histoire des théories traitées dans la question. Vol. V, huit opusc. théologico-philos. Les quatre derniers volumes intéressent peu la philosophie. Plusieurs textes et surtout les Onestiones disputatae (à part le de paupertate) sont édités pour la première fois (t.V.).Aux proleg. du t. III, tabula des divergences //«Vf^i^///. entre B. et Thomas d'Aquin dans leurs Comment, sur les Sentences. Au t. X, dissertât, sur les écrits et la vie. Très utile. Y noter une liste des principaux Scholia des 4 prem. volumes. Etude de 108 traités apocryphes ou suspects. La personnalité scientif. de S. B. y est caractérisée. — JoAXNES A RuBiNO ET Antonius Maria A ViCETiO, Lexico7i Bonaventurtanum (Venise, 1880).

Excellente biographie du P. L. Lemmens, Der hl. Bo?iaventura Kardinal u. Kirchenlehrer ans d, Franziskanerorden (1221-1274), Kempten et Munich, 1909. Les éléments d'une étude d'ensemble sur les doctrines philosoph. de S. B. et sur leur place historique sont rassemblés dans les Sckolia précités, mais cette étude d'ensemble reste à faire ; A. de M.\rgerie, Essai sur la philos, d^. S. B., 1855 ; insuffisant, de Martigné, op. cit., n» 240; Krause, Die Lehre d. hl. B. iiber d. Natur d, kôrperl. u. geistigen Wcsen u. ihr Verhàltniss z. Thomîsmits, Paderborn, 1888. Ouest, spéciale bien exposée. Du même : Comment, philos, quomodo S. B. tnundnm non esse aeternum sed tempore orttim demonstraverit. Braunsberg, 1890. Henry, Contribut. à Phist. de la distinct, de r essence et de Pe.vistence ds la scolast,, (R. Thom., 191 1, 445). Rien de neuf. Étudie G. d'Auvergne, A. de Halès, S. Bonaventure, A. le Grand. Théodicée : Grunwald, op. cit., pp. 120-132. Mexaissox, La connaissance de Dieu chez S. B , R. de philos., 1910, juillet et août. — Sur l'exemplarisme : De humanae co^nitionis ratione anecdota quaedam Seraphici D. S. Bonaventurae et nonnullorum ipsius discipulorum édita studio et cura PP. Coll. a S. Bonaventura, Quaracchi, 1883. Excellente monographie, précédant édit. de texte d'une question et d'un sermon de S. B. (v. p. 377, n. 2), et de questions de Mathieu de Aquasparta, J. Peckham. Eustache, Roger l'Anglais, Richard de Middleton sur les fondements de la certitude. Ziesché, Die Lehre v. Materie u. Fortn bei B. (Philosoph. Jahrb. 1900, p. i). Die Naturlehre Bonaventura's {ibid , 1908) étudie les théories de la matière spirituelle et des rationes séminales ; cf., p. 374, n. ; LuTZ, Die Psychologie Bonaventuras nach den Ouellen dargestellt. (Beitr. Gesch. Phil. Mittelalt., VI, 4-5) étude soigneuse des détails ; montre que S. B. cherche des solutions moyennes et conciliatrices des idées aristotél. et augustin.

MATHIEU DE AQUASPARTA.

§ 4. — Les disciples de S. Bonaventure.

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