ROGER MARSTON
hix iiïcreata (S. Thomas, etc.)^ c'est la lux increata même. « Anima actum intelligendi non é\\c\tf or ?ri aliter mediante aliqua liice creata in mentem nostram derivata, sed lux divina menti nostrae active imprimens derelinquit in e2L passivafn impressionem qua elicitiir actiis intelligendi » '). R. Bacon ne parle pas autrement. Et Marston allègue à l'appui de sa thèse cette pensée augustinienne, dont les averroïstes eux aussi (p. 470, n.) faisaient grand état : l'identité de la lumière suprême, éclairant toute intelligence venant en ce monde, peut seule expliquer l'accord unanime du genre humain sur les vérités fondamentales ^). Cette lumière, dont Dieu nous inonde, n'est donc pas un don gratuit, un accroissement surnaturel des forces natives de notre entendement ; elle est la mise en œuvre même de ces forces, elle fait partie de notre 7mture ^).
Cependant, le philosophe anglais fait des réserves afin de garantir à l'intelligence une certaine intervention dans la connaissance des vérités éternelles. Elle fournit notamment les concepts qui deviendront les extrêmes des jugements certains (apprehensio extremorum). S'il est vrRi que /or7?iaiiter la certitude du jugement repose sur l'évidence que la lumière divine projette sur les extrêmes, l'âme n'est pas moins principe inchoatif (iiicJwatio) de cette certitude ^). Dans ce sens, Marston parle même d'un double intellect agent : l'un, partie de notre âme (pars animae), correspond à une simple prédisposition naturelle de l'âme à connaître le vrai — l'autre, séparé de nous, parachève Yinchoatio de la nature ^).
Voilà une terminologie étrange. Bien que Marston ne fasse appel à l'identité de Dieu et de l'intellect agent que pour expHquer
') Ibid , ]). 216, n. I. -* Firniiter teneo unam esse lucem incrcatani^in qua omnia vera certitudinaliter visa conspicimus. Et hanc lucem credo quod Philosoplius vocavJt intellectum agentem... Xecesse est dicere, quod sit substantia separata per essentiam ab intellectu possibili, prout hoc sentiunt Alfarabius in libro de Intellectu et latellecto, et Avicenna in multis locis, et alii expositores Philosophi quam plurimi. » p. 207. — ') Ibid., p. 203. — ^) Ad 14'", p. 216. — *) Pp. 211 et 215, ad 12"' et 13*". — ^) «.< Inlellectus enim agens, secunduni quod dicitur ab actu illuminandi ipsum intellectum possibilem aliquo modo incomplète, dicitur esse pars animae, sicut perspicuitas naturalis in oculo... Sed secundum quod intellectus agens dicitur ab actu illuminandi complète et principaliter, est substantia separata, Deus ipse. » liid., p. 208. Cf. p. 216, ad 15.
la connaissance du vrai dans les rationes aeternae '), son illuminisme n'en diffère pas moins de la théorie communément défendue par les scolastiques ^) .
Par ses nombreuses citations de S. Anselme, R. Marston montre sa dépendance vis-à-vis du philosophe du Bec et atteste l'autorité dont celui-ci jouissait dans les écoles franciscaines anglaises ^^).
376. L'ontologisme. — L'idéologie de R. Bacon et de R. Marston est voisine de l'ontologisme. Cette fausse doctrine suivant laquelle l'intelligence humaine verrait directement en Dieu l'objet de ses idées, trouva en effet des défenseurs dans les écoles. Cela ressort des réfutations réitérées que font de l'ontologisme les principaux docteurs scolastiques *) et de la mention de doctrines ontologistes dans la liste des 219 propositions condamnées en 1277. Les noms de ces ontologistes ne nous sont pas connus.
377. Bibliographie. -Édit. de VOpus wajns en 1733. 1750. Édit. récente de Bridges 3 vol., Oxford 1897-1900. Remplie de fautes. Le t. III est la réédit. d'apr. un nouveau ms. d'une partie du t. I. A la fin du t. Il, le de multipiicatione ^pecienim. Sous le titre : Ati unpuhlishcd fragment nf a zvork by R. Bacon, le Rév. F. A. Gasquet publie ds The English historical Review (1897), ""e longue lettre de Bacon à Clément IV^ qu'il croit être l'introduct. même de l'œuvre. Cette lettre s'y rapporte directement. - Brewer, Fr. R. Bacon opéra hiclenus incJita (ds Rerum britannicarum medii aevi scriptores) publié en 1859. Contient Wpm tcrlium et Wpus mimis incomplets l'un et l'autre, et le Compcndium phi-
■/ Pour les connaissances « quae per tempora variantur », il y a un lumen naturale, derivatum a luce aeterna, p. 206. - *) Les éditeurs de Ouaracchi s'en rendent compte et notent que sur la question des rationes aet7r7iae. Mathieu de Aquaspartaet Fr. Eustache pensent autrement. De même, FJirle considère qu'il faut accepter avec circonspection les théories de Marston, Das Sludium drr Handschriften, etc., p. 48. Daniels me reproche de provoquer des malentendus au sujet de la doctrine de Marston Anselmcitate, etc., p. 42. Je ne vois pas en quoi. Il est incontestable que les théories de Marston et de Bacon sur rintellect agent différent de la théorie régnante. Certes SS. Bonaventure et 1 homas d'Aquin y font des allusions incidentes, mais si même ils les déclarent orthodoxes, ils ne les approuvent pas et on ne peut conclure de ce seul fait qu'elles étaient très répandues. - ') Damels, op. cit., relève diverses questions de metaphys. et psychol. où apparaît la dépendance de Marston vis-à-vis de b. Anselme. -*) V. la réfutation de l'ontologisme chez S. Bonaventure dans ne huma7îae cognit. ratione etc., pp. 22 et suiv. ; chez P. Olivi, ind., 2^3-247. U. Dissertatio, c. i, p. 7 ; chez S. Thomas, In/l. Sent., d. 17, q i, a 4
losophiae. DuHEM, Un fragment inédit de Po^tis tertiuin de R, Bacon, précédé d'une étude (Quaracchi 1909), a retrouvé une partie de l'opus tertium inscrit sous le nom d'Al Bitrogi dans un ms. Bibl. nation. Duhem démontre que et fragment fait suite, mais non directement, au fragment de Brewer. Renseignements sur d'autres ouvrages de Bacon, — Mandonnet a montré (Revue néoscolastique, 1910), que le spéculum astronomiae imprimé dans les œuvres d'x\lbert le Grand est de Bacon. Steele R. Opéra hactenus inedita Rogeri Baconi. P'asc. I. Metaphysicafr. Rogeri de viciis contractis in studio theologiac^ London s. d. Titre qui paraît peu exact. D'après Duhem, ce serait une partie de l'opus tertium. Fasc. II et III, Liber primus communitim naturaliuin fr. Rogeri. Oxford, le premier s. d., l'autre 191 1. Contiennent respectivement les parties 1-2 et 3-4 du i«r livre. — Une autre partie (la 4"^®) des Communia 7iaturalium (de productione rerum in generali) est publiée d'après le ms. de la Bibl. Mazarine de Paris (n» 3576), par Hôver, Roger Bacons Hylcmorphismus als Grundlage seiner philos. A7ischauungen (Jahrb. Phil. u. spekul. Theol. XXV et XXVI, 1911) avec une étude sur notion de matière. — Steele néglige ce manuscrit. — Fr. Rogeri Bacon Compe?idium studii tlieologiae, éd. Rashdall una cum appendice de operibus Rogeri Bacon, édita per A. Little (Aberdoniae, 191 1, p. VI, 118). Delorme annonce la publication du de probatione fidei. Un opuscule inédit, de R. Bacon, dans Archiv. francise, histor., 1911, pp. 209-212. E. Nolan and S.-A. Hirsch, The greek grammar of R. B. and a fragme^it of his hébreu grammar. édition avec introd. et notes, Cambridge, 1902.
Lesédit. de Bridges et Brewer sont précédées de biographies de Bacon, et d'études sur ses œuvres. Charles, R. Bacon, sa vie, ses ouvrages, ses doctrines, Paris, 1861. Delorme, Bacon, ds Diction, théol. cathol. t. II, 1903. Narbev, Roger Bacon et le mouvement scientif. du XIII s. (R. Quest. histor., janv. 1894); Felder, op. cit., (n» 240) : Das Schulprogramm, pp. 380 et suiv. S. Vogl Die Physik. R. Bacos, J.-D., Erlangen, 1906. Flugel, Roger Bacon' s Stellung in d. Gesch. d. Philologie {V\\\\<JS>o\i\\. Studien de Wundt), XIX, 1902, pp. 164 et suiv. D'importantes parties d'un travail d'ensemble sur Bacon par Hadelin HoÔ'mans, ont paru ds R. Néo-scol. 1906-1909. Du même : La synthèse doctrinale de R. Bacon (Arch. f. Gesch. d. Philos. 1907). On attend de Mandonnet une étude d'ensemble sur les biographie et écrits de Bacon. Witzel, De Fr. R. Bacon ejusque sententia de rébus Liblicis {^Avc\\\\. francise. 1910). V. toute la bibliographie au début de l'élude de Hôver.
Erhard ScH\Ajyii>,Petrus Percgrïnus von Maricourt.Sein Leben u. seine Schrifteti (Ein Beitrag z. R. Baco-Forschung) Archiv. franc, histor. 191 1 et 1912. Cite toute la bibliographie. — M. De Wulf, Henri Bâte de Malines (Bull. acad. royale Belg. 1909, nov.) Publicat. de la dédicace du spccuhnn et étude. — Daniels, Anselmzitate hei dem Oxforder Fra7iciskaner R . van Marston (Theolog. Quartalschrift, 19 11, p. 35). F. Picavet, Pierre de Maricourt le Picard et son influence sur R. Bacon (Revue intern. de l'enseign., oct. 1907-)
RAYMOND LULLUS.
§3. — Raymond Lui lus
378. Vie et œuvres. — On connaît peu la jeunesse de Raymond Lullus (1235-1315). Il naquit à l'île Majorque, et après quelques années de vie à la Cour royale, s'adonna avec passion à l'étude de l'arabe et de la logique, renonça au monde, et entra dans le tiers-ordre de S. François. Dès ce moment il consacra une étonnante activité à la poursuite d'un même but : extirper l'averroïsme, et assurer contre les infidèles le triomphe de la doctrine catholique. Lullus ne se borna pas à écrire une longue série d'ouvrages, mais il se fit l'apcMre de ses idées, et à trois reprises se rendit en pays sarrasins pour combattre la philosophie averroïste. La légende a faussé sur plus d'un point la carrière de Lullus. Notons qu'il mena campagne, comme R. Bacon, pour introduire dans les universités l'enseignement des langues ').
Lullus est à la fois philosophe, mystique, artiste, polygraphe, et le plus brillant écrivain catalan du moyen âge '). Parmi ses ouvrages philosophiques, citons: Declaratio Raymundi per moduin dialogi édita co7itra aliquorum philosophoruui et coruiii scquaciiitii opinioncs erro7ieas, dam7ia(as a vcncrabili patrc cpiscopo pjn'sie?isi — intitulé aussi Lioer co7itra errores Boetii et 5é?o^:;vV (terminé en 1298); Sc?-nioncs contra errores Averroii, liber de quaesf. valde alta et profunda, !i(>cr de ente, de dijnjia cKistcntia et age7itia, de deo ignoto et de nunido ignoto (tous écrits en 131 1), H)cr de possibili et impossUnli (13 10), de divi7ia unitatc et pluralitate (1311), de i7iodo 7iaturali intclligendi (1310), duodecim principia phi losophiae (1311).
379. Doctrines philosophiques. — Plus âgé que Duns Scot de quelques années, R. Lullus ne subit pas son influence. Il suit sa voie propre. La partie originale de son œuvre philosophique se résume dans l'élaboration d'un système théosophique et dans l'agencement du « grand Art ».
Lullus se pose en adversaire irréductible de l'averroïsme. Sa Declaratio per 7nodum dialogi reprend, dans un autre ordre, les
') En 1298-99, il écrit dans ce sens à l'Université de Paris et au roi de France {Chart. II, 83 et 84). En 131 1, il part pour Vienne en vue de faire décréter par le Concile, l'enseignement obligatoire des langues (ibid., p. 165). — ') Suivant Grôber, dans Gruftdr. d. Romanische7i Philologie, II, 2 (1893), p. 105, il aurait écrit en catalan plusieurs ouvrages que ses disciples auraient traduits en latin. Les textes catalans de R. Lullus sont édités par Geronimo Rossello. Du xiv^ s. datent bon nombre de traductions en catalan d'œuvres philosophiques. Citons le Secretum secretorum, des traités de Cicéron, de Sénèque, de S. Augustin, de Boèce, le Drag/naticon de G, de Couches, de H. de S. Victor, etc. Ibid., pp. 92-101 et 102-110.
219 propositions condamnées par le décret de 1277. A la théorie averroïste des deux vérités, Lui lus oppose une façon théosophique de rapporter la philosophie à la théologie : tout étant rationnel dans la foi, la raison peut et doit tout démontrer même les mystères. Il n'y a pas de limites entre le rationnel et le suprarationnel, entre la vérité de nature et la vérité de révélation. Pour convertir les musulmans, il ne faut pas établir que leurs croyances sont fausses, mais démontrer que le catholicisme est vrai. Tout le rôle de la philosophie est là. Lullus dénature le système scolastique des rapports de la théologie et de la philosophie; de plus, il confond celle-ci avec l'apologétique. A l'erreur averroïste il oppose un autre excès. — Il est vrai que le principe fondamental du Lullisme est complété par cet autre : la foi est la condition préalable de n'importe quelle connaissance intellectuelle. La foi n'est plus son but à elle-même, elle n'est qu'une disposition préalable, grâce à laquelle la raison est apte à déduire a priori toutes les vérités naturelles ou surnaturelles. Elle grandit en intensité avec la connaissance; elle est, suivant la comparaison favorite du philoso])he, semblable à l'huile qui monte toujours avec l'eau, sans jamais se mélanger avec elle. Divers ouvrages poursuivent l'application de ces principes et entreprennent la démonstration détaillée du doeme.
R. Lullus croyait avoir découvert une méthode logique, qu'il appela ars magna, scientia generalis et qui devait, dans sa pensée, compléter l'idéologie commune des scolastiques. Celle ci part de l'observation sensible (ascensus, scientia cum sensu et imaginatione) et s'arrête aux réalités corporelles. Or il est un autre ordre de connaissances, indépendant du premier, et qui s'applique aux réalités suprasensibles (descensus, supra sensum et imaginationem) ; c'est la connaissance divine des principes généraux (principia alta et profunda) que Lullus identifie avec les attributs de l'essence divine. Tous les errements de l'averroïsme reposent, à son avis, sur la confusion de ces deux procédés de connaître et sur l'application abusive aux choses suprasensibles des notions puisées dans le monde des corps. U Ars magna est
RAYMOND LULLUS.
une combinaison de ces principes généraux ; elle met en œuvre des tables générales d'idées (ter mini) , qu'il aurait suffi de combiner entre elles, suivant un procédé spécial, pour établir des théories. A l'origine, ces idées étaient relatives à Dieu (figura A) et à l'âme {^g. S), et chacune de ces figures se décomposait en un certain nombre de chefs d'idées (les attributs de Dieu, les facultés. de l'âme) susceptibles d'être combinés suivant des ternies « topiques » que fournissait une tabula instrumentalis (fig. T). Des combinaisons de lettres symbolisaient les combinaisons d'idées, et Lullus les présentait sous forme de tableaux synoptiques et géométriques. Plus tard, le Grand Art se compliqua; il y eut des schéma pour la théologie, la philosophie, le droit, la médecine.
380. Conclusion. Le Lullisme. - Les deux doctrines caractéristiques de Lullus, sa conception des rapports de la philosophie et de la théologie et sa doctrine des principes absolus doivent être étudiées et appréciées en fonction de la position agressive prise par Lullus contre l'averroïsme : elles devaient, dans sa pensée, faire échec à la théorie des deux vérités et enrayer les tendances du naturalisme arabe. Le reste de sa philosophie reprend les doctrines traditionnelles de la scolastique, mais on les trouve jetées pêle-mêle dans des cadres artificiels,créés par l'imagination du fécond écrivain. Citons comme exemple les duodecim principia philosophiae^ où dame Philosophie fait ses doléances à R. Lullus sur les injures que lui fait subir l'averroïsme, et où elle lui présente ses douze principes constitutifs : forma, materia, generatio^ corruptio, elementativa, vegetativa, sensitiva, imaginativa, motus, intellectus, voluntas, memoria.
Lullus eut de nombreux admirateurs et disciples. On l'appela doctor illumi7iatuSy tuba spiritus sancti. Son ars magna a seule survécu. Ces procédés automatiques ont attiré l'attention de tous ceux qui ont cherché à édifier la philosophie suivant une méthode déductive et mathématique. G. Bruno, Agrippa, Lavinheta et Leibniz en parlent avec enthousiasme.
504 LA PHILOSOPHIE MÉDIÉVALE AU XIIl" SIÈCLE.
Vers 1372, le dominicain Nicolas Eymerici porta plainte contre la doctrine de R. Lullus ^). Une instruction fut ouverte par le pape Grégoire XI; mais on ignore si elle aboutit à une condamnation. Eymerici a publié dans son Dialogus contra Lîillistas et dans son Directoritim Inquisitiomm une bulle papale de 1376, ordonnant le retrait des ouvrages de R. Lullus et prohibant ses doctrines. Mais les Lullistes accusèrent Eymerici d'imposture, et le débat séculaire sur l'authenticité de la bulle papale n'est pas encore vidé.
381. BibUographie. — Bihl, Le bienheureux R. Lu/Je (Études francise, tome XV, 1906). Édition complète des œuvres de R. Lullus de 1721-42 (Salzinger). Les traités se rapportant à V Ars magna (Ars brevis, de audito kabbalistico, Duodecim principia pliilosophiae LuUianae, Dialectica seu logica, rhetorica, ars magna) ont reçu auparavant de nombreuses éditions. Obrador v Bexxasar a commencé réédit. critique (le tome I a paru en 1906 : obres doctrinales, Palma de Mallorca). BovÉ, Ei systema cientlfico Lulliano. Ars maona Ezposicionycritica ^Barcelona 1908). - Menendez y Pelayo, Historia de los Heterodox.espan., I. Kn 1901 s'est fondée à Barcelone une Revista Lulliana. - JULIAN RiBEiRA, Origeues de lafilosojia de R. Lullo, Madrid, 1899. - Dexifle Zur Verdammung d. Schriften d, Raymund Lui/. Arch. f. Litt. u. Kirchengesch! etc. 1888, p. 352. —Jourdain, Un collège oHentaUste au XIII^ s. (ds Excurs. histor. etc., p. 219). Orro Keicher. R. Lullus und seine Stellungz. arahischen Philo,, mit einemAnhing. enthaltend die zum ersten Maie verôjentl. Dcclaratio Raymundi [^er modum dialogi édita (Beitr. Gesch. Phil. Mitt., 1909, VII, 4-5) Texte édité d'apr. 5 m^. Excellentes études sur vie, œuvres, philos.'
■) Les magistri de l'Université de Paris (13.0), Philippe, roi de France (1310) et le chancelier de Paris (13,1) attestent publiquement que les œuvres de K. Lullus ne contiennent rien de contraire à la foi et aux mœurs. Mais ces protestations sont-elles authentiques.' se demande Denifle {Chart , II 142 144 149). On en doute, si l'on songe qu'à celte époque personne ne contestait' leur orthodoxie.