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Les compositions de l'être contingent

G. d'Occam admet la composition de matière et de forme; mais nie la distinction de l'universel et de l'individuel. Non seulement « l'individuel est la vraie substance, et l'universel tire sa forme indépendante du travail intellectif », mais il faut ajouter qu'en dehors de nous, l'universel n'a aucune réalité, car il n'existe à aucun titre dans la nature. Cette thèse outrancière n'est plus seulement dirigée contre les formalitates de D. Scot (?nilto modo est extra aiiiinam quodcuvique universale '), elle atteint aussi la théorie des essences semblables de S. Thomas (indluvi tmiversale est extra animam existens realiter in substantiis iiidividuis, nec est de substantia vel esse earmn ^). L'universel est banni de la métaphysique et transposé en psychologie et en logique ^). On comprendra mieux le système intégral de G. d'Occam en étudiant à sa suite l'aspect psychologique de la question des universaux. — Du coup le problème de l'individuation devient vide de sens, et toute distinction réelle disparaît entre l'essence et l'existence (existentia et essentia idem omnino significant ^).

395. Théodicée. — A la première page de la théodicée de G. d'Occam, se trouve une application hardie de ses défiances vis-à-vis de la raison : l'existence de Dieu, son unité, son infinitude, sont indémontrables et doivent emprunter à la révélation toute leur certitude.

Quant aux attributs de Dieu, ils ne se distinguent en rien de son essence. Ce sont des noms divers que nous appliquons arbitrairement à une chose identique : la distinction virtuelle des thomistes n'a pas plus de fondement reWquela distinction formelle des scotistes. On retrouve les mêmes influences du terminisme de G. d'Occam dans sa théorie des idées divines.

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