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Logique. — G. d'Occam donne à la logique un regain

•)lntellec.us agens et possibilis sunt omnino idem re ac ratione. Tamen ista nomma vel concep.us connotan, diversa : quia in.ellectus agens significat aniraam, conno.ando m.ellectioaem procedentem ab anima ac.ive^- nos ib'ïis aulem s.gmficat eamdem animam, conno.ando in.ellecionem r^cep.am in anima : sed idem omn.no est efficiens et recipiens. In l. Sent II q 25

GUILLAUME D OCCAM

de faveur ; il fait siennes les divisions prolixes des Stimmulae de P. Hispanus. Il exproprie la métaphysique de toutes les questions qui se rapportent à l'universel, et les attribue à la logique formelle, qu'il appelle omnium artiiim aptissimwn instrumentum '). La logique s'occupe des propositions scientifiques, elle ré<'it la combinaison dans des jugements, de concepts abstraits auxquels ne répond aucune réalité.

398. G. d'Occam, Roscelin et Abélard. — Très souvent les historiens de la philosophie médiévale rapprochent ces trois docteurs, pour établir entre eux des analogies, ou même pour conclure à l'identité des solutions qu'ils donnent du problème des universaux.

Il suffit de comparer les doctrines de G. d'Occam à celles de Roscelin, pour voir combien on a tort de les grouper sous l'étiquette commune de « nominalisme » ''). Sauf la négation du réalisme oulré, ces deux systèmes n'ont rien qui les rapproche. Le pseudo-nominalisme de Roscelin pèche par défaut d'idées, mais si on le place dans son cadre historique, on peut le considérer comme une étape vers le réalisme modéré. Le pseudo-nominalisme de G. d'Occam, au contraire, fruit d'une critique approfondie de formules intégrales, est une affirmation non équivoque du conceptualisme. Nous en concluons que le 7îominalisine outré na pas eu de représentants dans la scolastique. Pour le rencontrer, il faut franchir le moyen âge et chercher dans les philosophies non spiritualistes, qui suppriment toute diversité de nature entre la sensation et la pensée.

Les mêmes réserves s'imposent quand on compare les solutions d' Abélard au terminisme de G. d'Occam. Abélard prépare la formule du thomisme, G. d'Occam la combat ; le premier n'affirme pas la valeur réelle des universaux, parce qu'il ne soulève pas formellement ce point de discussion ; le second

•) Voir l'exposé détaillé de la logique de G. d'Occam chez Prantl, op. cit. - •) Ueberweg, op. cit., p. 305, appelle G. d'Occam «der Erneuerer des Nomina lismus».

nie leur valeur réelle de propos délibéré, pour mieux revendiquer leur objectivité purement idéale.

399. Conclusion. - C'est le terminisme conceptualiste et la ihéorie du signe en même temps que la prépondérance de la logique, la scientia rationalis, qui constituent les éléments spécificateurs de la philosophie de G. d'Occam.

Ces éléments ont-ils altéré la synthèse de G. d'Occam au point qu'il faille la ranger parmi les doctrines antiscolastiques, comme une affirmation de subjectivisme ? Nous ne le croyons pas. G. d'Occam n'a pas prétendu renverser les assises du dogmatisme médiéval. La connaissance intuitive, à ses yeux, possède une entière objectivité. Et si on peut dire que la conception occamiste de la science et de l'universel est une menace d'idéalisme, il est juste d'ajouter que G. d'Occam n'a pas formulé ces conséquences dangereuses, dont plusieurs de ses disciples feront le credo d'une philosophie nouvelle (Chap. III, § 3). Quant à ses autres théories, elles partent des données communes, bien que la pureté doctrinale s'altère de plus en plus. G. d'Occam reste scolastique, mais ses innovations sont malheureuses, et les tendances générales de son système accusent la lente déperdition des forces de la scolastique.

400. Bibliographie. — Les comment, sur Sentences et lesQuodlibetsd'Auréolus sont édités à Rome en 1596 et 1605; les comment, de Durand ont reçu nombr. édit. au xvi« s. Sur Durand, Auréolus et Occam, v. Werner, Die nachscot. Scholastik. Chaque chap. examine un groupe de doctrines. N. Valois, P. Auriol, frère mineur. (Hist. Litt. France, t. 33, 1901). Biogr. et œuvres! Jugement superficiel sur doctrine.

Les Comm. sur Sentences d'Occam sont édités en 1483 et 1495 (Lyon); les Ouodlihet en 1487 (Paris), 1491 (Strasbourg); les traités de logique ont reçu nombr. édit. à Paris, Bologne, Venise (xv» et xvi« s.). Sur Occam, v. ouvr. génér. de Stôckl, II', pp. 976 et suiv., et de Prantl, III, pp. 331 et suiv. SiEBECK, Occam' s Erkenntyiisslehre in ihrer historischen Stellung {krch. f. Gesch. d. Phil., 1897, p. 317 et suiv.i. Bon. Muschiotti, Brève saggio sullafilos. di G. d'Ockam{\go^, Fribourg, Suisse). Thèse. A. Kùhtmann, Zur Gesch. d. Terminismus (Leipzig, 191,). Compare G. d'Occam, de Condillac, Helmholtz, Mauthner.

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