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Division. — Comme par le passé, les écoles thomiste

•) Cité par Brucker, Historia critica philos., t. Ill, pp. 877-878.

(§ 2), terministe (§ 4), scotiste (§ 5) recueillent la grande majorité des suffrages. A partir du milieu du xvr s. apparaissent aussi quelques écoles secondaires (§ 6). Mais l'événement capital dans les annales de la scolastique est le développement brillant de la restauration espagnole (§ 3). Un dernier paragraphe s'occupera de l'attitude des scolastiques du xvii^ s. vis-à-vis du cartésianisme et des découvertes scientifiques (§ 7).

§ 2. — V École tîiomistc.

471. L'école thomiste. — La lignée des thomistes, interprètes respectueux des doctrines du maître, se perpétue nombreuse à la fin du xv« s. et au XVF s. Johannes Versor (f 1480) commente dans l'esprit du thomisme les principaux ouvrages d'Aristote (Quaestiones super velerem artem ; super omnes libros novae lo^icae, comment, sur le de ente et essentia et sur P. Hispanus) ; Pe'trus NiGRi rédige un traité Clipeus Thomistaruvi. Un groupe de professeurs de Cologne, controversistes de nuances, défendent S. Thomas contre Albert le Grand ou Albert le Grand contre S. Thomas. Parmi les thomistes, les plus influents sont Heimeric de Campo (t i46o),Henri de Gorkum (mort i46o),Gerhardus de Monte (mort 1480 ; comm. du de ente et essentia et auteur d'une Apologetica,.. qua ostensorem concordiae inter S. Thomain et venerab. Albertum magnum impugnat opprobriis, auctoritatibus et rationibus omissis) et surtout Lambertus de Monte (mort 1499, commente Aristote d'après S. Thomas) ; - tandis que Gerhard Harderwyk (mort 1503, comment, sur nova logica et P. Hispanus) et Arnold de Luyde ou de Tongres (mort 1540, comm. sur Organon et P. Hispanus) sont les porte-drapeau de l'albertisme. On retrouve, du reste, des échos de ces conflits ailleurs qu'à Cologne.

Barbus Paulus Soncinas (f 1494) résume Capreolus, commente risagoge et les catégories et compose des Qicaestiones metaphysicales ; Johannes a Lapide (f 1494), qu'on trouve tour a tour à Paris, à Bâle et à Tubingue, écrit des commentaires sur

silvestre de ferrare et c a jet an.

rOrganon, un traité de exponibilibus et des sophist. argumentatio7ies ; Franciscus Taegius fait un commentaire de l'opuscule de S.Thomas de fallaciis ; Michel Saravetius prend en mains la défense du thomisme contre le scotisme (Qicaest, de analogia contra scotistas ; q .de universalibus;de primis et secundis intentionibus) ; Dominique de Flandre (ti5oo) qui enseigne à Bologne vers 1470, fait des travaux sur la métaphysique, les analytiques postérieurs et le traité de l'âme, et rédige une Swnma divmae philosophiae en prenant pour guide Thomas d'Aquin ; Conrad KôLLiN, qui passe pour un des meilleurs thomistes de ce temps, commente S. Thomas à Heidelberg (en 1507) et à Cologne et publie des Quodlibet ; M\Kïm Pollich à Wittenberg (f 1513), Erasme Wonsidel à Leipzig commentent la logique thomiste ; le dominicain Bartholom.^us Marzolus attaque la logique de Paulus Venetus par les arguments du thomisme (Dubia super logica?n P. Veneti). Javellus (premier décade du XVP s.) s'engage dans une longue controverse avec le scotiste Antonius Trombeta. A Paris, la réorganisation des statuts par le cardinal d'Estouteville (reformatio Tutevillana, en 1452, cf. p. 511, n.) et la prohibition de l'occamisme (en 1473, cf. § 4) vinrent renforcer les positions du thomisme. Son représentant le plus distingué est Pierre de Bruxelles ou Pierre Crockaert, qui après avoir vigoureusement défendu l'occamisme à l'école de Jean Major (481), se fit dominicain et souscrivit au thomisme. Il unit à un esprit solide le culte du style élégant, et sut communiquer à son élève Vittoria le souci de la forme. Outre des conmientaires de divers écrits d'Aristote et un traité de ente et essentia de S.Thomas, il composa des Quodlibeta.

Plus significatifs sont deux commentateurs célèbres de S.Thomas,

S. de Ferrare et Cajetan.

472. Silvestre de Ferrare et Cajetan. — Franciscus Silvestre, né à Ferrare vers 1474, devint régent du Sttidium dominicain à Bologne, puis général de l'ordre, et mourut en 1528. Ses œuvres principales sont : Li l. S. Thomae de Aquino contra gentes cofnment, (vers 1516), des comment, in l. posteriorum

592 LA PHILOSOPHIE MEDIEVALE DU XV^ AU XVIl'' SIÈCLE.

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