‹ Histoire de la philosophie médiévale [microform]Chapitre 199 sur 223 · SCOLASTIQUES ET HOMMES DE SCIENCE AU XVII* S · texte numérisé non relu

SCOLASTIQUES ET HOMMES DE SCIENCE AU XVII* S

arrêter les idées nouvelles. En 1624, la faculté de théologie s'adresse au Parlement pour faire interdire des thèses scientificophilosophiques dans lesquelles un artien, Jean Bitaud, attaquait Aristote. En 1671, le roi lui-même intervient, et on sollicite de nouvelles interventions du Parlement, pour imposer les doctrines d'Aristote. Est-il étonnant que ces mesures aient provoqué la satire, et que Boileau ait rédigé une Requeste en faveur d'Aristote a Nosseigneurs du Mont-Parnasse et un arrêt burlesque rendu par ces derniers ') ? — A Louvain, l'attitude des péripatéticiens n'est pas moins intransigeante. Le procès, de Martin Van Velden, poursuivi pour avoir proposé à la discussion le système de Copernic, en fournit un exemple. — Citons un dernier fait : Antoine Goudin de Limoges, O. P. (i 639-1 695), dont on consulte encore aujourd'hui la Philosophia juxta D. Thomae dogmata ') continue d'écrire que « le système de Copernic ne peut être admis ; il a été à bon droit repoussé comme téméraire, parce qu'il faisait la terre mobile et la déplaçait du centre du monde » ^).

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