‹ Histoire de la philosophie médiévale [microform]Chapitre 37 sur 223 · Phase encyclopédique du néo-platonisme et fin · texte numérisé non relu

Phase encyclopédique du néo-platonisme et fin

de la philosophie grecque '). — Pendant la dernière période de son histoire, la philosophie grecque présente les caractères communs à toutes les décadences. Impuissante à créer, elle commente ; et veut compenser son manque d'originalité par la masse, la prolixité et la subtilité de ses œuvres. D'une part, elle s'absorbe en compilations du néo-platonisme platonicien ; d'autre part, elle s'éprend d'une prédilection de plus en plus marquée pour les commentaires d'Aristote. Porphyre avait mis cette exégèse à la mode dans l'école néo-platonicienne. Nombreux furent ses imitateurs. Cependant, tous les commentateurs d'Aristote, en cette fin de civilisation, ne se recrutent pas dans les mêmes rangs. A côté des interprètes néo-platoniciens, apparaissent des interprètes péripatéticiens, qui se rattachent à la lignée des Andronicus de Rhodes, et des Alexandre d'Aphrodisias (71). Tandis que les successeurs de Porphyre cherchent à concilier Aristote avec Platon, les Lycéens au contraire marquent d'un trait profond les différences qui séparent les deux génies grecs.

Les philosophes des derniers siècles se rencontrent dans les trois centres principaux de l'empire d'Orient : Constantinople,

') Cf. Tannery, Sur la période finale de la philosophie grecque (Revue Phil., 1896, pp. 266 et suiv.).

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