‹ Histoire de la philosophie médiévale [microform]Chapitre 38 sur 223 · L*école de Constantinople. Themistius. — Les · texte numérisé non relu

L*école de Constantinople. Themistius. — Les

empereurs chrétiens d'Orient tentèrent de nombreux efforts pour ériger à Constantinople une école philosophique, et faire de la nouvelle capitale une émule d'Athènes et d'Alexandrie. Dans la 2™^ moitié du iv^ s., on y trouve un des grands commentateurs d'Aristote, Themistius.

Tout en restant inféodé au paganisme, Themistius, investi de fonctions publiques, fit des concessions à la religion nouvelle que patronnaient les princes, ses protecteurs personnels. Les commentaires de Themistius sur Aristote trahissent le disciple du Lycée ; sans être hostile à Platon, il combat les nouveautés que le néoplatonisme avait entées sur le platonisme. Themistius n'eut pas de successeurs immédiats, et le mouvement philosophique à Constantinople tomba dans un état d'engourdissement séculaire. En 618, l'empereur Héraclius appela un maître alexandrin, espérant que ses leçons réveilleraient de sa torpeur le génie de B3^zance. Mais la tentative demeura vaine ; la philosophie byzantine ne devait prendre son essor qu'en des temps nouveaux.

83. L'école d'Athènes. Proclus. Simplicius. — A l'école d'Athènes Aristote règne en maître incontesté ; c'est là aussi que s'accomplit la fusion complète de la dialectique aristotélicienne et de la théosophie mystique des néo-platoniciens.

Proclus (420-485) est le représentant le plus influent et le plus caractéristique du néo-platonisme athénien. Métaphysique panthéiste, mystique, ascétisme, mantique, théologie : il n'est aucun des thèmes exploités avant lui, que Proclus ait refusé d'accueillir dans son encyclopédie du néo-platonisme (iTOixeîojcTiç GeoXoYiKî'i et Tiepi Tfjç Kaià TTXdTiuvoç GeoXoYiav). Esprit S3'stématique, écrivain fécond, puissant par son talent d'assimilation, mais incapable de créer, Proclus résume en lui les phases successives dont se compose l'évolution du néo-platonisme.

La triade, ou la marche triadique, constitue l'idée dynamique de sa philosophie. Tout principe producteur (jnovn) — engendre

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