GUILLAUME DE CHAMPEAUX
tisations, il est des tentatives intéressantes de synthèse ; tels les travaux de Jean de Salisbury et d'Alain de Lille (§ 4).
En divergence avec la scolastique (Art. II) apparaissent plusieurs écoles panthéistes, qui se rattachent en droite ligne à J. Scot Eriugène. L'épicurisme matérialiste lève aussi la tète et prend corps dans les doctrines des Cathares et des Albigeois.
En même temps se déroule un intense mouvement théologique (Art. III) et les discussions semblent se concentrer autour du dogme trinitaire et christologique '). Malgré les oppositions, et après divers tâtonnements, la méthode dite dialectique triomphe, et son avènement ouvre l'ère la plus brillante de l'histoire de la théologie dogmatique (§ i). Enfin, on assiste à une éclosion intense du mysticisme orthodoxe à St- Victor, où une personnalité de haut relief réunit la triple qualité de philosophe, de théologien et de mystique.
A tous les points de vue le xii« s. annonce et prépare l'apogée de la spéculation médiévale.