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LA PHILOSOPHIE BYZANTINE

mènes philosophiques (KecpdXaia (piXoaoqpiKcx) où l'on trouve mainte doctrine aristotélicienne de logique et de métaphysique. L'ouvrage de J. Damascène était fort répandu, même en Occident (p. 161).

Michel Psellus l'Ancien et surtout le patriarche Photius remplissent le ix^ s. Celui-ci est un philologue distingué et le premier philosophe de son temps. Il se fait l'ardent promoteur de l'aristotélisme, et poursuit de ses critiques le réalisme platonicien.

Ce que Photius entreprend pour la restauration de l'aristotélisme, Arethas, son disciple (x^ s.), le réalise pour le platonisme. Arethas appartient d'ailleurs, comme Nicetas le Paphlagonien, et comme Suidas, l'auteur d'un lexique bien connu, à cette pléiade de savants que savait encourager l'esprit libéral et élevé de l'empereur Constantin VII Porphyrogénète. Le x^ s. est un des plus brillants de la civilisation byzantine. Toutefois, le souffle qui anime la science byzantine au x^ s. n'est pas celui de la nouveauté ; ses représentants n'ont d'autre ambition que de garantir contre l'oubli le legs littéraire du passé et la collection des œuvres existantes. Il va sans dire que la philosophie bénéficie, comme les autres sciences, de ce souci conservateur.

La personnalité scientifique la plus marquante du xi^ s. est ]\IiCHEL Psellus ( i o i 8-après 1096). Premier ministre de Michel Parapinakes, professeur de l'Académie de Constantinople — une création récente de l'empereur Constantin Monomache — , Psellus est l'initiateur d'un mouvement qui aboutit sans solution de continuité au platonisme de la renaissance italienne. Ce n'est pas un simple compilateur ; il professe un éclectisme teinté de néo- platonisme et d'aristotélisme. Psellus écrit des ouvrages platoniciens (par exemple Eîç Tr)v i|;ux0T0vîav toû TlXaiiuvoç) ; il commente en outre le Traité des cinq voix de Porphyre, le TTepi épjuTiveiaç d'Aristote.

Le xii^ s., qui marque l'apogée de la science byzantine, n'est pas aussi fécond en œuvres philosophiques. Notons cependant le

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