LA PHILOSOPHIE CHEZ LES PERSES ET LES SYRIENS
nom de quelques commentateurs d'Aristote : Johannes Italus, successeur de Psellus à l'Académie, et qui comme lui unit l'étude d'Aristote à celui de Platon, Anne Comnène (1083-1148), Michel d'Ephêse, disciple de Psellus, et Eustratius de Nicée. Vers le même temps, Théodoret de Smyrne écrit un traité de physique. Nicolas de Méthone ne fait que copier en tout ou en partie le traité écrit au v® s. par Procopius de Gaza contre là cttoix€iiu(Tiç ôeiuXoYiKri de Proclus.
216. Rapports de la philosophie byzantine et de la philosophie occidentale. — Le schisme grec (858) fut le point de départ de malentendus séculaires entre l'Occident et l'Orient. Aussi, avant le xiii® s., le contact des deux civilisations est superficiel, et ces deux grandes familles humaines travaillent chacune de leur côté, sans échanger les résultats de leurs spéculations. Les croisades et surtout la prise de Constantinople en 1204 mettent fin à cet isolement : à partir du xm^ s., un fait caractéristique marque l'évolution de la philosophie byzantine : elle fait apport de ses idées à la philosophie occide?itale.
217. Bibliographie. — LuDWiG Stejn, Die Contînuitàt der griechisclien Philosophie in der Gcdankenwelt der Byzantincr (Arch. f. Gesch. d. Philos., Bd. II, h. 2, 1896). — K. Krumbacher, Gesch. der byzantiti. JJttératur. 2 AiiH. Miinchen, 1897. — Articles de M. Huit, dans Annales Philos, Chrêt., 1895.
Section 3"^®. — La Philosophie orientale.