‹ Histoire de la philosophie [microform], les problèmes et les écolesChapitre 32 sur 79 · Ilâç è<jxiv (3(v- 6pw7to<;où StxaiOs · texte numérisé non relu

Ilâç è<jxiv (3(v- 6pw7to<;où StxaiOs

C'est à propos de la théorie du syllogisme qu 'Aristote s'occupe de la conversion (àvxtaxpscpeiv) des propositions. Convertir une proposition, c'est changer le sujet en attribut, et l'attribut en sujet

sans que la proposition cesse d'être vraie, si elle l'était auparavant. Aristote donne les règles que tous les logiciens jusqu'à Hamilton répéteront après lui.

Le jugement universel négatif se convertit simplement : x^èy iy xu, ùzapysiv xaeôXou crxepTixtxt^v àvirx-n xoî; ôpo-..- àvxiaxpécpsiv. Si aucun B n est A, aucun A n'est B. Car supposons que quelque A (par exemple ces A qui sont C) soit B; puisque C rentre dans les B, cette partie de B qui est C devra être A et par suite, il sera faux qu'aucun B n'est A. Le jugement universel affirmatif se Convertit en une particulière affirmative : xi»v ôè ^axrjoptxt.v ^^^^''^Ytl ^^ àvavxatov, où ji^.v xaedXou àXVÈv ix^pei. {Anal, pr., I, 2. Si tout A est B, quelque B est A, car supposé qu'aucun B ne fût A, aucun A ne serait B, ce qui est intre l'hypothèse. Le jugement particulier affirmatif se convertit sans changement : xûv 6è £v iiépe-. x^.v {xèv xaxacpaxix^.v àvxiaxp£cp£tv avajx-n xaxi jxepo;. Quant au jugement particulier négatif, il ne peut être converti : xt^ o£ axepy xix^v oùx àvavxarov. Ces lois valent pour la conversion des jugements de nécessité : xôv aùxôv ûè xpdTTOv ï^zi xal ird xûv àvar>ca{a>v ^poxaacwy. {Anal.pr.,\, 3.) Mais pour les jugements qui portent sur le possible, une distinction est nécessaire. Dans le mode possible, les jugements affirmatifs se convertissent comme les jugements d'existence, mais les jugements universels négatifs^ ne peuvent être convertis. Ce qui caractérise le possible, nous lavons vu, c est qu'il s'oppose au nécessaire : s'il est possible qu'une chose appartienne à une autre, il est possible qu'elle ne lui appartienne pas (xô syce/aoeai «^«P/^^^ suppose x6 èvolyeaeat M i^ap/^^v), s'il est possible qu'un attribut appartienne à un tout, il est possible que cet attribut n'appartienne à aucune partie de ce tout, ou qu'il n'appartienne qu'à quelques parties de ce tout (xô t^ozyj^a: iravx{ suppose xô ÊvÔé/£a6ai {x-riôevî ou jjl^ t.tM). Puisqu il en est amsi e jugement ; il est possible'qu'aucun B ne soit A, renferme implicitement le jugement affirmatif : il est possible que tout B soit A. La conversion du premier de ces deux jugements contiendrait donc implicitement la conversion simple d'un jugement affirmatif universel ; or une telle conversion est contraire aux règles que nous avons établies. {Anal, pr., I, 3.)

La logique, après Aristote, tend à devenir une science scolastîque. - Disciples immédiats d'Aristote : Tiiéopiiraste et Eudème. - Après Aristote, le temps des grandes spéculations originales est passé. Il y a désormais un enseignement philosophique, des écoles rivales et fréquentées. Il faut être compris, se mettre à la portée de tous : le philosophe devient un professeur de philosophie ; la Scolastique commence. Sans doute les Épicuriens et les Stoïciens ont une conception originale de la destinée humaine; mais avec eux la logique devient une science formelle et grammaticale. Pour Aristote, la logique n'est pas encore séparée de la métaphysique , les lois de la pensée expriment les lois de l'existence : c'est dans la théorie ontologique de la cause formelle, de la puissance et de lacté, quil faut chercher les raisons dernières des théories du concept, du jugement, du raisonnement. Après lui, le sentiment de cette unité des sciences phUosophiques se perd de plus en plus. La logique est

séparée des autres parties de la philosophie, elle est un instrument, un moyen pour la recherche du vrai. On se préoccupe beaucoup plus des formes possibles du jugement et du raisonnement que de la vérité même, qui seule cependant est le but pour lequel on juge et on raisonne. La pensée est considérée beaucoup^ plus dans ses rappports avec les mots qui l'expriment que dans sesrapports avec la réalité dont elle doit être la connaissance. Les nécessités de renseignement achèvent de donner à la logique un caractère formel et de la perdre dans les subtilités. Il faut aux élèvesdes catéchismes, des manuels, avec des formules faciles à retenir. L*avantage d'une science de mots, c'est qu'on mesure aisément lesprogrès qu'on y fait. On est philosophe à bon compte, quand il suffit de savoir la définition des dix catégories, les formes possiblesdu jugement ou les dix-neuf modes concluants du syllogisme.

Théophraste et Eudéme, disciples d'Aristole, développent sa logique et la modifient sur quelques points. Déjà ils considèrent le jugement moins dans ses rapports avec la théorie du concept que dans ses rapports avec le mécanisme du syllogisme (Prantl, Gesch. der Logik,, t. I", p. 352); déjà par suite ils tendent à énumérer toutes les formes possibles que peut prendre le jugement, et à les examiner dans tous leurs rapports réciproques, sacrifiant ainsi l'intérêt vraiment philosophique à des préoccupations grammaticales. — Aristote avait assimilé le verbe £<txi, il est, à tous les autres; il n'en faisait pas un terme du jugement, mais seulement le signe qui marque la convenance ou la disconvenance des termes véritables. Eudème fit une étude spéciale des jugements d'existence, et il soutint que dans ces jugements le verbe à'cjTt est un terme véritable et joue le rôle d'attribut (xo eaxiv ev ToTç àizloLÏ^ irooTà(j£(Ti xa-rr^Yopsixai xai 6'po<; èoriv , oîov I,^ùY.pi^zr^(; êffxt, SwxpàtT.ç oùx £<TTi). Théophraste a eu l'idée de ce qu'on devait appeler plus tard quantification du prédicat ,- il remarque que le prédicat doit avoir une quantité aussi bien que le sujet. En effet, il est des propositions qui, si leur prédicat est de quantité indéterminée, ont un sens incertain et n'excluent pas leur contradictoire, par exem-

pie : *atv(a;; à'yet è7Ct(rurj{XTf)v, <l>aiv(a<; oùx ïyfzi èTCi(ru>î [ir^v , Phanias a science, n'a pas science. Théophraste, à propos delà modalité, admettait une nécessité simple (àitXa);) et une nécessité sous certaines conditions (Tcpoçotopicrrax;) : la qualité d'homme appartient nécessairement à tout grammairien, s'il existe des grammairiem :

avOpwiroç eÇ àvà^XT^ç -Travxî •^pajjLfxaTixti) èor'Siv t[ Ypa|X{x«TtX'i<; (AleX.

d'Ap.,udAnaL pr.^ f. 15 a). La théorie de la conversion reste, chez.

LA THÉORIE DU JUGEMENT

les premiers disciples d'Aristote, rattachée à la théorie du syllogisme, mais elle est modifiée par eux dans son exposition. Aristote prouvait indirectement la légitimité de la conversion simple des universelles négatives, et il partait de là pour établir les lois de la conversion des universelles et des particulières affirmatives. Ses disciples donnent, au contraire, une preuve directe de la conversion des universelles négatives. « Si A ne convient à aucun B , A est séparé de chaque B , par conséquent B est séparé de chaque A et ne convient à aucun A. » (Alex. d'Ap., ad Anal, pr,, f. 11 a.) Enfin Théophraste et Eudème, affirment, contre leur maître, que tous les jugements négatifs universels peuvent être convertis, quelle que soit leur modahté, aussi bien au point de vue de la possibilité ou de la nécessité que de l'existence. Quand Aristote, dans la théorie du jugement , parle du possible et du nécessaire , il entend que ces modes expriment la nature même des choses , et non la nature de notre affirmation et le degré de notre certitude. Théophraste et Eudème, au contraire, considèrent seulement la forme du jugement. Le possible, pour eux , c'est ce que nous n'avons aucune raison de nier; le nécessaire, ce que nous sommes contraints d'affirmer. « Soit : A peut n'appartenir à aucun B ; puisque A peut n'appartenir à aucun B, dans le cas où il n'appartient à aucun , alors A peut être séparé de tous les B; mais, s'il en est ainsi, B sera aussi séparé des A, donc B peut n'appartenir à aucun A. » (Alex. d'Ap., ad Anal, pri., f. 87 b.)

Les Stoïciens : union de la logique et de la grammaire. — Jugements simples : qualité, quantité, modalité* — Jugements composés. — Le jugement dans ses rapports i\ Terreur et à la vérité. — C'est surtout avec les Stoïciens que la logique se détache de la métaphysique, pour devenir une science formelle et grammaticale. L'objet de la logique, c'est le contenu de la pensée, ce qui est désigné par le mot, "^0 XexTc^v, To (TT^(xaiv6(i,£vov, Le Xsxxov est une pure abstraction. Des >v£xxà, les uns sont incomplets (sXXiuYj), les autres complets (aoTOTsXfi) (Sext. Emp., adv. Math., VIII, 70) : les incomplets sont ceux qui expriment une énonciation imparfaite, comme yP*?^^ écrit ; car nous demandons : qui écrit ? les Xtxxà complets expriment une énonciation parfaite, comme : Socrate écrit. Les jugements (à^itojxata) sont une espèce de genre des Xsxxà auxorsX^.

« Le jugement (TrpdTaat; ou dtÇtwjxa), qui implique erreur ou vérité, se compose du nom et du verbe, dont le premier est appelé par les dialecticiens

xTÛctv, cas (chute), elle second ■..^mr,^^^. » (Plut., <?'«!'-P'«'-'.^,' *' jelmes^Lt ciens distin^guaient parmi les «oms les "^^.P-P'-.^^fj'^/L:! r»»^^^^^^^^^^ néraux appellatifs itpocrriYopia). (D. L., VII, 58 ) î^il'^îf'PPf * ,=. , traité à rétiide des différents cas : nommal.f, «««"t'^/^'-f- ^«^/«J^t'^^'^J^e bes se divisent en actifs (opOi, droits, q"' We"e"t "« ««"P^J^g^,^^^^^^

.0U.entenU; passifs (6.x:a, --"jt^)' --^ i^/;' '^^^^^ comme cppovstv, TspnratTe'.v, rétléchir, se promeuei , ic^ o^ laîecpr nprmia-

qui ontla forme passive sans être Passifs comme j:e;es.0.t se la sserpe^^^^^^ der. On distingue encore dans les verbes les ».!.6:.!.«a «t «^ "P^^^^f \; Le verbe qui^avec un nominatif fait ^°« P'-^P»^"''""/^* ""J"^3'.iHon exemple :«p.x«er, Z^-.firn, irep«a«t; le verbe qu. '«'.' ""^„f °P°X "ê avec un cas oblique est un xapaaÛ!.6.sxa, "«.nîPl«:,lt"7^„^ '^nominatif datif S«>cpiT.t. Si pour constituer une proposition il f^ut- °"tre le nomm^^^^^^^

uncasobiique, le verbe s'appelle ^«"\\='^!^«^i:"=l' !"7 l'^r^^s" x T«; oui' de même il y a des ËXaTxov -î, irxpaaÙ!i6a.;xo., par exemple . ^^M., -"*f,"" 2a.;, de quTsoc/ate se preoccupe-t-in Pour^voir une proposition compl^^^^^^^

i\ faitrslxpiTst 'AXx..6.i3ouî ..^s... (»• I^^y"' !"-'„^L"r ce dont eUe est .tance, le verbe l'accident. La cause est un être et ™ «"J^- «« „"*X-^ cause est non-être, non-corps, c'est "•^^""P «,?!^^'^,;'^°';;."'i,"^;i^:o^Ja;.

(Stob., £e/.. 1, 336.)

Si des éléments de la proposition nous passons à la proposition elle-même, nous trouvons la même méthode d'analyse à outrance de divisions et de subdivisions qui intéressent plus la grammaire que la logique. Les Stoïciens s'attachent à donner une enumérat.on aussi complète que possible des diverses espèces de Propositions qu'ils distinguent non pas en s'attachant aux rapports de 1 être a la pensée, mais par l'examen des formes du langage.

., Le jugement proprement ^'t W'-;!;=^ "JJ ' "-^^^ aOxo^Xà;) en elle-même,

qui est vrai ou faux, "f««''P^«ff ?°^°'"P "'^d^ n^finitions dialectiques,

niant ou affirmant, selon ce queditChrysippe oans se /

par exemple : il fait jour, Dion se P;<','^«^«;:J'^,^„'J '•«^«'•ieut^épondre par ces de propositions mj^errogativ s P-r,ja^^ ^ P^ ^^ qLstion ne

oui ou par non, exemple . f^''-''^^"!; !„„„.' ' «ui ou par non, exemple : pouvant devenir réponse, on ne peut r^PO"'*/'; P^^ °" , , ,^ prière (ip«ix6v), où habite un tel? Viennent ensuite le ^e™^"' (XXe {ImI vocative les propositions impératiyc (-PO"-"'X ' dub SvT(i^.lopT,x..x6v), enfin (,po,arop.urtxôv), admirative (^...ji«T..o^^ P,;. , „'^ . .

■ l'Sp'ocov i^^liax., la proposition semblable^^^^^^^ de létonnement, de la

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