‹ Histoire de la philosophie [microform], les problèmes et les écolesChapitre 48 sur 79 · L-.tME · texte numérisé non relu

L-.tME

rnatièrc, c est donc par de. intermédiaires qu'il gouverne le monde. Toutes ces forces divjne;;, toutes ces puissances qui relient le monde è Dieu sont comprises dans la &iges«i, dans le Verbe. Le A^w de Philon. c est une synthèse plus ou moins cohérente de la Sagesse hébraïque, du Nv:ic d'Aristote et du monde des idées de I laton. U llvr^jii divin n'est qu'une forme de l'activité du Verbecest le Verbe en Unt qu'il ne représente plus seulement les idées! les exemplaires éternels dans l'esprit de Dieu, mai* en tant quli es réalise dans le monde. Le n.i.:i,a, e^^t spirituel comme le .\VluMnéme, et cependant Hiilon adopte la définition matérialUte que donnent les Stoïciens de la qualité : ïîc^ rvtv^x ivr^^rpi^^ov WÏTj,i U piiychologie de Philon pré^enle le mém.^ caractère spiritualistc el !. mêmes contradictions. L'e*pace est plein d'âme.. Les Ames pures, que na pas attirées la séduction trompeuse de la vie sensible, sont les messagers de Dieu, les démons, les héros des Grecs les ange» de Moïse. Considérée en elle-même. aI>slraction faite des éléments sensibles qui résultent 4le .on union avec le corps. l\ime «t une force divme. Par sa nature spirituelle Hiommc reste uni A Dieu, est une image, une parUe de lui («iTtr*^,). L^àme végétative et sensitive se consUtuc des éléments aériforme» de la semence; la lUJBon vient du dehors, elle est le souffle de Dieu dans l'homme Comme simple force vitale, l'Ame a son siège dans le sang; mais le ôviujr,, danrc lequel seul consiste l'essence de l'homme, est le

SOUme divin : toj X^txov t?. Sitv. TTvr^jn oS^t', ^ ^oî,- àTy^oOpawî x«»-

T.iuj^,U^u^, M.>i^ PJiilon ne reste pas toujours fidèle d luimême : il fait de l'air le principe général de la vie el de l\4me; et U dit del Ame raisonnable clleHiiéme qu'elle émane de cet éther dont le ciel et les astres sont formés.

Avex le Nouveau Testament le r-nv^, p^cnd un sens tout spîriluol. On ne retrouve la trace de Tanalogie de Tair matériel et du =vr^|t« qii,î dans d«^s comparaisons : m J'ai vu l'Esprit [lUp'^i) descendre du ael eomme.une colombe... {£v. Joh., i, 33); l'esprit. 'TV'^.!^''''"** soume où il veut (,W., m. 8). Mais r«prit imn«. «•^riel, divin, est le révélateur, le témoin, le principe vivant, éternel de la connaissance et de U foi pour les fidèle* et l'%lise. {ifv.JoA., XIV. 16, 20.) Ce sens mystique du terme t^wjix est surtout frapjKmtchez 1 apôtre Paul. Il ne s agit plus ici d'une action physiologique, organique, mais d'une action immatérielle. L'K»prit nous tionne la foi, l'intelligence des choses divines, par lui nous entrons «n communion avec Dieu : «r Celui qui est uni au Seigneur devient mi même esprit avec lui. îv ft.t^^. , (/ Cor., ri, 17.) Le ^i^^

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