‹ Histoire de la philosophie [microforme]Chapitre 109 sur 137 · PP · texte numérisé non relu

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Monsieur Faguet appelle la morale de Nietzsche “ un cordial, un tonique et un viatique !”. En effet, le stoïcisme de Nietzsche, comme celui de Zénon, peut, dans une certaine mesure, donner du courage, de l'énergie à ceux qui en manquent. Mais il a de graves défauts qui l'empêchent d’être un “ tonique ” très réconfortant et un “ cordial”” convenable au plus grand nombre. L’exclusivisme est un des caractères distinctifs de ce système. La morale nietzschéenne ne va pas à fout le monde. Elle s'applique à une petite classe, appelée les nobles, les aristocrates. Elle est sombre et désespérante, n'offrant rien qui attire. Il lui manque l'élément essentiel, vivificateur, qui fait la supériorité de la morale chrétienne: l’amour. Et c’est pourquoi elle ne pourra jamais soutenir la comparaison avec la “une

morale de l'Evangile. Elle est tout au plus sombre leçon d'énergie donnée par un débile, et d’optimisme donnée par un malheureux ? ”, et cette doctrine “est de celles qui aboutissent à la maison de santé: pour vouloir être un sur-homme on devient un sous-homme ° ”.

LA PHILOSOPHIE EN ITALTE

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