‹ Histoire de la philosophie [microforme]Chapitre 37 sur 137 · ESP · texte numérisé non relu

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exister et, en fait, existe, miner la nature de ces ima Cette fonction e

lorsqu'il s'agit de déterges qui affectent les sens.

St dévolue à l'opinion. Celle-ci, a son tour, est contrôlée par la Sensation à laquelle elle doit se conformer pour être vraie. 11 énonce quatre règles, quatre canons qui sont la base de toute sa logique. 1° Les sens ne trompent jamais.

que l'opinion qui soit susceptible de

L'opinion est vraie si ja se L'opinion e

2° Tn'ya fausseté. 3° nsation la confirme. 4 st fausse si la sensation la contredit, Un autre élément constitutif de 1 c'est l'anticipation, laquelle e lisation de la sensation. E de ce qui nous a plusie Ainsi,

a Connaissance, st une sorte de généra- Ile est comme le souvenir urs fois apparu à l'extérieur.

nous parle-t-on d’un homme, par le souvenir de nos sensations nous nous représentons la forme humaine. L'anticipation résulte donc des sensations répétées, Les épicuriens, tour à tour, l'appellenr compréhension, opinion vraie, pensée, idée générale. Elle est comme le principe de toute démonstration et de tout raisonnement. L'anticipation a quatre règles énoncées comme suit : 1° Toute antic ipation vient des sens. 2° L’anticipation est la définition même des choses. 3° L’anticipation est le principe de tout raisonnement. 4° Ce qui n’est pas évident par soi-même doit être démontré par l'anticipation d’une chose évidente. Malgré la valeur de l'anticipation, n'oublions Pas que, dans la théorie épicurienne, la sensation. demeure toujours la source unique de la connaissance et le seul critérium de ta vérité. Cette théorie de la connaissance constitue l’empirisme le plus radical.

96. La Physique Epicurienne. -— Aussi bien que la Canonique, la Physique épicurienne a une valeur relative ; c'est le préambule de I: morale. Elle aussi, pour le fond, n'est que la reproduction de la physique de Démocrite. Les atomes et le vide sont les éléments constitutifs du monde, Comme le vide, les atomes sont infinis. Fternellement doués de pesanteur, parallèlement les uns aux autres, avec une vitesse égale, ils tombent en ligne droite. Mais comment peuvent-ils se rencoitrer pour former les corps ? Epicure attribi.: aux atomes un léger mouvement d'inclinaison ; grâce à ce mouvement, ils peuvent se rencontrer, s'unir et former les corps. Donc, d'après cette théorie. tout, dans le monde, est le résultat du concours fortuit et aveugle des atomes. L'âme elle-mêm+ est composée d'atomes ; ces atomes sont ronds et très lisses. Elle est un corps. Et comme tous les corp:, elle est mortelle, elle périt par la dissociation de ses parties.

Si tout ici-bas est l'effet du hasard, il n'est donc pas nécessaire de recourir aux dieux pour expliquer l'existence des lois cosmiques. Au reste, ce sont des êtres oisifs qui ne s'occupent pas de nous. Nous n'avons donc rien à redouter de leur part. De plus, pourquoi cr'indre la mort ? L'âme périt tout entière. Et cons‘quemment, chimère absurde est la croyance aux enfers et aux peines de l’autre vie. La fatalité inexorable aussi n'est pas admissible, puisque tout est l’effet du hasard et de la déclinaison capricieuse des atomes.

Et donc, la physique d’Epicure est une délivrance.

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le affranchit l'homme de toute crainte, de tout obstacle qui serait de nature à ertrave et c'est pourquoi elle a une pratique.

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