ÉCOLE NÉO-PLATONICIENNE
104. Les précurseurs de l'Ecole néo-platonicienne.—[.'école néo-platonicienne vu d'Alexandrie n'apparut que vers la fin du second siècle de notre ère. Mais bien longtemps avant, on en trouve quelques vestiges dans les travaux des philosophes ; elle cut ses précurseurs dans le néo-pythagorisme et la philosophie gréco-judaïque.
Le néo-pythagorisme, somme toute, n'est qu’un syncrétisme vague et indécis, fondé sur le platonisme, l'aristotélisme et le stoicisme. C’est un système éclectique qui n'a de pythagoricien qu’une prédilection marquée pour les mathématiques, le symbolisme des nombres et le mysticisme.
Quant à la philosophie gréco-judaïque, elle n’est que l'assimilation des idées philosophiques de la Grèce et de l'enseignement religieux du peuple juif. De tous les peuples conquis par Alexandre, les Juifs seuls se sont assimilé la philosophie grecque. La - fusion complète de la théologie judaïque et de la philosophie grecque a été l'œuvre de Philon le Juif.
105. Caractères généraux de l'Ecole néo-platonicienne. — 1° Éclectique : c'est l’épithète dont est affublée l’école néo-platonicienne, dans l’histoire de la philosophie. Bien qu’elle se réclame surtout de Platon, on peut dire qu’elle est plutôt un syncrétisme assez original des différents systèmes de la philosophie grecque. 2° Ses tendances sont assez mystiques. Ses partisans sans cesse prêchent la nécessité de vaincre ses sens pour pouvoir s'unir à
ss 113 —
Dieu, à l'Infini, le plus intimement possible, 3° Le panthéisme idéal'ste est encore un de ses dogmes, D'après ce système, Dieu serait la source de la vie d'où, par émanation, jaillissent toutes les substances, voire la matière,
106. Ammonios Saccas fut le fondateur de l’école d'Alexandrie où néo-platonicienne. S'il faut en roire Porphyre, il apostasia le christianisme. Un de ses beaux titres de gloire est d'avoir été le maitre de Piotin, le plus célèbre représentant du néo-platonisme, Il mourut vers l'an 242 ap. f..C.
107. Plotin (204-270 ap. J.-C.). — Il était égyptien Ce naissance. Après avoir, pendant onze ans, suivi les cours de Saccas, il vint à Rome, où il enseigna jusqu'à sa mort. Ses œuvres furent réunies par Porphyre, sous le titre: les Ennéades. C’est là qu'on trouve toute sa doctrine.
Toute la philosophie de Plotin, laquelle, d'ailleurs, est celle du néo-platonisme, se ramène aux trois points suivants: 1° Au sommet de toutes choses est l'un, qui n'est ni l'être ni la pensée, mais plane audessus de tout être et de toute pensée. L'un, par nécessité de nature, donne naissance à l'esprit, siège des idées éternelles ; l'esprit, à son tour, engendre l'âme universelle qui vivifie et organise toutes choses. C’est ce qu'on 2 appelé les hypostases ou la Trinité Alexandrine. Il ne faut cependant pas confondre la Trinité alexandrine avec la Trinité chrétienne. Celle-ci nous présente trois personnes égales, coéternelles, consubstantielles : celle-là nous offre trois essences distinctes, trois dieux inégaux. 2° Le mode
de production de l’un, de l'esprit et de l'âme universelle est une émanction. De sorte que le nonde existant est la résultante de trois phases successives de l'évolution divine. 3° Après être sorti de Dieu, le monde tend sans cesse à y rentrer en suivant les mêmes étapes. C'est ce qu'on a appelé la loi de résorption ou l’extase.
108. Porphyre (233-305), le successeur immédiat et le disciple le plus remarquable de Plotin, naquit à Tyr et mourut à Rome. Son rôle s'est surtout borné à développer la portée ascétique et religieuse du néo-platonisme. Ses ouvrages sont la Vie ue Plotin et la Vie de Pythagore, l'Introduction aux catégories d’Aristcte. L'Arbre de Porphyre est resté . ‘lèbre.
109. Jamblique (275-333).-—Avec Jamblique, le néo-platonisme rentre dans une nouvelle phase religieuse. Il cesse, pourrait-on dire, d’être une philosophie raisonnée, pour devenir une théosophie superstitieuse. Jamblique s'appelait pompeusement hiérophante.
110. Proclus naquit à Byzance en 412, et mourut à Athènes en 485. Il est le fondateur du néo-platonisme athénien. Il résume toutes les phases successives de l'évolution néo-platonicienne. Au point de vue doctrinal, il tient le milieu entre Plotin et Jamblique. Après Plotin, il est le plus célèbre philosophe de l’école d'Alexandrie.
Vers l’année 529, par un édit spécial, Justinien ferma les écoles païennes de philosophie. Les derniers représentants du néo-platonisme allèrent chercher un refuge en Perse.
uninde ces- | de suié la
iméotin, s’est c'e sort duchyre
e, le
relihilo- > sument
urut )lato-
sucpoint in et + phi-
tinien s dercher-