De Wulfe, Æistoire dela Philosophie médiévale, p
ept réaipa-
une
notion analogue. Entre les attributs divins et l'essence divine, Scot place sa distinction arbitraire, formalis a parte rei, I enseigne que la nature même des créatures dépend de la volonté libre de Dieu. Pour lui la prémotion physique est contraire à la liberté humaine, En morale, il fonde la distinction entre le bien et le mal sur la volonté libre de Dieu. Il admet des actes moralement indifférent.
Que Scot ait eu une énorme influence, personne ne saurait le contester. Doué d'une acuité d'intelligence à nulle autre pareille, le célèbre Franciscain a porté un peu dans tous les domaines cette facilité
de pénétration et cette manière à lui d'étudier les
questions. Mais n'est-ce pas le témoignage impartial de l'histoire que sa critique a été un peu exagé-
rée, abusive ; et pour cause, suivant l'expression de M. de Wulf “ la partie positive et constructive ” de son système est * moins développée que la partie négative ! ", * Duns Scot se distingue surtout par sa pénétration et par une facilité de distinctions, qui atteint souvent la subtilité ; aussi reçut-il de ses contemporains le nom de Docteur subtil. Cette subtilité était un engin très propre à renverser les propositions de ses prédécesseurs, et particulièrement celles de saint Thomas, qui lui paraissaient erronées, Sa force principale consiste dans la critique rigoureuse qu'il entreprit de tout l'enseignement traditionnel en Philosophie et en Théol gie. Ilest plus heureux dans la réfutation que dans la démonstration posi-