‹ Histoire de la philosophie moderneChapitre 8 sur 21 · AVERTISSEMENT. XI · texte numérisé non relu

AVERTISSEMENT. XI

sorvation el l'expérience, il l'a toujours couronnée par le plus pur spiritualisme. Il suffit de lire sou Traité des signes et de l'art de penser j où il a critiqué plusieurs fois Condillac (1)» à une époque où celui-ci régnait encore en maître, pour se convaincre de la profonde erreur que l'on commettrait en plaçant mon père dans l'école de l'auteur du Traité des sensations. Au nombre des manuscrits laissés par mon père, un des plus anciens et qui fait partie de ses premiers travaux philosophiques a pour titre : Examen et réfutation de Condillac. On verra se reproduire cette réfutation dans la partie du rapport fait, au nom de l'Institut, sur l'état des sciences philosophiques, qui concerne l'école française; et après avoir lu une réfutation si complète dens sa précision, et qui date de 1808, on aura peine à comprendre, je crois, qu'il ait pu être question du prétendu coudillacisme de mon père.

Qu'on me permette de consigner ici l'expression de ma profonde reconnaissance pour l'hommage dont sa vie et ses œuvres ont été si nolDlement honorées, lors de ses funérailles, au nom des deux classes de l'Institut auxquelles il np-

(1) V., iiolammenl, l'introrliiciion, p. xn, ci i. ilî, p. 14 ei?.").

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