LA MAUVAISE RACE
« Il existe une race qui maudit son père ,' qui ne bénit pas môme sa mère ! une race qui se trouve toujours pure à ses yeux à elle, et qui jamais ne se lave de ses souillures. Une race qui porte les yeux liaut et relève orgueilleusement les paupières ; une race dont les dents molaires sont des poignards, et les dents incisives des couteaux. Elle dévore les nécessiteux du pays, elle engloutit les pauvres d'entre les hommes. »
La dernière phrase est le mot de l'énigme, qu'elle soit dite par le poète lui-même, ou par un autre.
l'insatiable.
Enigme.
« Halukah a deux filles ; elles crient sans cesse : «Apporte, apporte.» Trois choses sont insatiables, la quatrième n'a jamais dit : C'est assez. Ces trois choses sont : l'empire des morts, la femme stérile, la terre qui n'est jamais rassasiée d'eau, et la flamme qui n'a jamais assez d'aliments. »
Halukah, cette parque de la fable orientale, est probablement la mère de l'empire des morts et de l'abîme (HIDÎ^l "PiN'u*) , qui l'un et l'autre sont insatiables *. Ici elle est l'introduction et le point de comparaison entre les quatre choses insatiables.
' Ces deux choses sont personnifiées dans tous les passages poétiques. Voyez Proverbes, chap. i5, vcis. 1 1; Job, chap. 26, vers. 6 ; cliap. a8, vers. aa. On peut consulter Bocliart , Hierozokon , tomea, p. 800 ,sur Ualukali , représcnlant le destin des Orientaux.
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Dans ce mémo chapitre des proverbes, les yeux de l'homme sont rangés dans la même catégorie :
«L'enfer el l'abîme ne se rassasient jamais ; el les yeux de l'homme, qui pourrait les rassasier? »