LA FLUTE EN ASIE
de la liberté naquit le citoyen; l'esprit s'éveilla, se fortifia dans les luttes de partis ; chaque membre de la communauté eut dès lors le sentiment de sa valeur personnelle. C'était du reste la pente irrésistible du caractère grec. Même dans les contrées politiquement moins favorisées, ce sentiment d'indépendance s'était déjà fait jour. Hésiode n'est pas un bien grand poète, mais il est une date importante dans l'histoire de la poésie. Il ouvre une ère nouvelle, il marque l'entrée d'une carrière qu'il ne parcourra pas en entier, mais où il fera pourtant les premiers pas. Et c'est quelque chose que d'être un novateur, fût-ce même à son insu. Hésiode, par les détails qu'il donne sur luimême, prélude à l'élégie, à l'ïambe, à toute cette partie si personnelle de la littérature grecque.
L'art d'Homère est bien grand, bien pur ; il donne à qui le contemple des jouissances infinies. C'est un charme auquel se sont laissé prendre toutes les natures d'élite. Mais enfin ce caractère impei*sonnel, cet eflacement si complet du moi, dont l'art, il est vrai, n'a pas souffert, on pourrait le regretter au nom de la dignité humaine. La vie individuelle^ c'est-à-dire ce qui donne à rhomme son indépendance et leur valeur aux quelques jours qu'il passe ici-bas, n'existait presque pas encore dans cette société dont Homère est le peintre si fidèle. Il fallait être noble, descendre de quelque dieu ou déesse, pour faire figure dans ce monde aristocratique ; et le poète se sentait trop peu de chose en présence de ces êtres supérieurs pour oser prendre place à côté d'eux dans ses vers. Avec Hésiode, le spectacle visiblement change : l'aristocratie avait perdu de son prestige. Le peuple s'était émancipé, une vie nouvelle commençait, ^ie de travail, d'égalité, d'indépendance. Chacun sentait qu'il avait droit à la lumière, à l'air ; et dès ce tempslà Diogène aurait prié Alexandre de se retirer de son soleil. Voilà la révolution qu'Hésiode nous laisse entrevoir par le caractère même de certains passages de ses œuvres. On croirait volontiers que les anciens en ont eu le sentiment, et que c'est là ce qu'ils voulaient exprimer, quand ils disaient que ce poète vainquit Homère et fut le père de Stésichore. Sans vaincre Homère, car il est invincible, Hésiode le remplaça, ou plutôt il mit un genre nouveau à côté de l'ancien, et s'il ne fut pas à la lettre le père de Stésichore, on peut dire que par les détails où il se
laissa aller sur sa personne, par l'expression libre de ses propres sentiments, il ouvrit la voie à la poésie subjective, à la poésie lyrique. Mais c était aux Ioniens, plus hardis de caractère, mieux servis d'ailleurs par les circonstances, qu'il était réservé d'y entrer résolument.
Pendant longtemps l'on ne songea point à se séparer du passé : c'est là que l'imagination aimait à retourner, charmée par la beauté de ces récits épiques. Mais on se lasse de tout, dit Pindare, même des présents dorés d'Aphrodite. 11 vint un jour où toutes ces vieilles légendes parurent bien rebattues, bien étrangères à la vie, telle qu'on l'entendait alors. Les voyages sur mer, les colonisations, le commerce, tout cet essor de la civilisation moderne avait singuUèrement aiguisé les esprits et agrandi l'horizon. Ces colons que chaque jour les villes ioniennes expédiaient sur toutes les mers, leur renvoyaient en retour des idées nouvelles et fécondes. En même temps la fortune s'accroissait par l'industrie, le commerce, et développait à son tour cet instinct social qui faisait le fond de la nature ionienne. On pressentit pour la première fois alors ce que c'était que vivre, dans le sens moderne du mot. Des goûts, des sentiments nouveaux germaient dans les cœurs, et la joie commençait à rayonner sur ce monde hellénique où tant d'éléments divers finissaient par s'arranger harmonieusement *. Rien ne fait mieux comprendre cette vie nouvelle qui s'inaugurait dans Tlonie, que ces vers de Xénophane :
Et maintenant le sol est pur, pures sont les mains de tous et les coupes. L'un dispose des couronnes à Tentour; un autre apporte d'agréables parfums dans des cassolettes. Un cratère se dresse, portant en lui la joie. Et de l'autre vin encore est là tout prêt qui nous promet de rie pas nous faire défaut, du vin doux comme miel dans des amphores, et sentant la fleur. Au milieu de la salle, l'encens envoie son parfum sacré. Il y a de l'eau fraîche, douce, limpide. Des pains dorés sont là sur la vieille table avec du fromage et du miel onctueux. L'autel est tout chargé de fleurs et autour de la maison régnent le chant et l'allégresse. Il faut d'abord en hommes sages célébrer Dieu par de pieuses paroles, de saints discours. Puis, quand on a fait les libations et demandé la force pour exécuter toujours ce qui est juste, il faut (car voilà pour le
»Le mot joie, rJ??o<TJvr„ inconnu à VlUade, se renconlre déjà cinq fols dtaa VOdystée,
NAISSANCE DE L'ÉLÉGIE a5
nomcnt ce qu'il y a de mieux à faire et ce n'est point un mal), il faut >oire, mais de manière pourtant à pouvoir rentrer chez soi sans avoir >esoin d'un serviteur, à moins qu'on ne soit un vieillard. Il faut louer ;elui qui, tout en buvant, dit de bonnes choses, comme la mémoire les ui présente, celui qui nous parle de la vertu, mais non celui qui nous •efait les combats des Titans, des Géants, des Centaures, inventions du V ieux temps, ni celui qui nous raconte ces séditions qui éclatent si vite. Dans tout cela, il n'y a rien de bon. Puissé-je toujours songer aux dieux et me bien conduire I
Ainsi bien-être, jouissance tout juste assez matérielle pour intéresser les sens sans les surexciter, fleurs, vin, régime tout végétal, un diner qui n'abrutit pas, la part à Dieu, le Benedicite, puis, au milieu d'une charmante et légère beuverie, une conversation toute morale, sans rien d'épique ni de mythique, voilà la vie ionienne d'alors. C'est dans ce milieu que devait naître Télt^ie. Pour ces sujets de petite dimension, le rj thme do l'épopée, ce déroulement à l'infini d'hexamètres uniformes, ne pouvait plus convenir. La flûte avait popularisé des rythmes plus courts, d'un caractère léger, gracieux; on s'en inspira, et un beau jour parut dans le monde ionien le distique élégiaque.
Ce mot d'élégie nous en impose aujourd'hui par le sens qu'on lui donne depuis l'époque alexandrine. C'est celui qu'Horace a consigné dans deux vers bien connus, et après lui Boileau dans un couplet tout aussi célèbre de son Art poétique^. Ce double rôle amoureux et lugubre qu'aurait exclusivement joué l'élégie ancienne, est l'idée la plus fausse qu'on puisse avoir du genre. Quand Horace s'exprimait ainsi, il ne songeait qu'à l'élégie romaine, à ses modèles alexandrins, et surtout aux étymologies données par les grammairiens. Horace était un charmant homme, poète, artiste jusqu'au bout des ongles; comme jugement et comme goût, il reste supérieur; mais, comme érudition, c'est autre chose. Il n'est alors que l'écho de la science alexandrine. En réalité, le champ de l'élégie était beaucoup plus vaste : elle exprimait toutes les idées, tous les sentiments qui tia versaient la tête ou faisaient battre le cœur de ces êtres si vifs, si mobiles.
> HoRACB, Art poét. v. 75:
Versîbus impariter junclis querimonia primum, Posl etiam incUisa est vuti sententia compos. et BoiL. Ari poét. H., 39 : , ,
La plaintive Élégie, en longs habits de deuil, ete.
La morale, la satire, Tamour, les regrets^ toutes les passions enfin, qui trouvèrent avec le temps leur forme propre, furent tout d'abord, en attendant, la matière de l'élégie.
On a discuté longtemps sur l'origine et l'étymologie du mot *. On ne connaît pas d'une manière plus certaine le nom de l'artiste original qui fit passer le pentamètre de la musique dans la poésie, et par là créa le genre élégiaque. C'est un problème qui de bonne heure occupa la critique ancienne et qu'elle ne put résoudre d'une façon péremptoire, comme en témoignent les vers souvent répétés d'Horace 2. On a mis en avant bien des noms : sans parler de P^thagove et de quelques autres tout aussi peu vraisemblables, on a nommé Archiloque, Mimnerme ; mais ces diverses hypothèses sont aujourd'hui abandonnées, et c'est à Callinos que l'on fait généralement honneur de l'invention.
Ce n'est pas que ce poète soit d'ailleurs bien connu; son nom est rarement cité et presque toujours il est défiguré. On le confond ordinairement avec Callimaque. Sa patrie paraît certaine : il se dit lui-mc^me éphésien. Mais ce qui ne laisse pas de surprendre, c'est que Strabon, qui le connaît d'ailleurs, ne le nomme pas parmi les hommes illustres d'Éphèse ; c'est une distraction sans doute. Quant à l'époque où il vivait, elle est très difficile à déterminer. Tout ce qu'on peut dire, c'est qu'il vécut lors des invasions des Cimmériens et des Trêves en Asie Mineure. Chassées par les Scythes, ces peuplades parurent en Asie vers le temps de Gygès, ou peut-être même dans les dernières années de Candaule; elles prirent Sardes, puis. Magnésie, et ravagèrent pendant près d'un siècle tous ces pays, jusqu'à ce que enfin Halyattes, le second successeur d'Ardys (617-560), les expulsa définitivement. C'est avec ces événements que coïnciderait la vie de Callinos 3; il signale l'approche de ces redoutables envahisseurs et fait ce pressant appel à l'énergie des Éphésiens :
1 II est inutile de rapporter toutes les étymologies plus ou moins sérieusi.'8
3ui ont été données de ce mol. Aujourd'hui Ton est à peu près unanime à le ériver du phryjçien ejl^gn, qui signiGe roseau, et par suiie flûte. De Tinstrument à l'air qu'il jouait, puis au poème qu'il accompagnait, le passage est facile.
3 IIoRACB, Art poit.y V. 77:
Quis tamen exiguos elegos emiserit auctot Grammatici certant et adhuc sub Judice lis est.
5 L'époque de CalIlDOS est très controversée ; nous suivons ropioion de Grote IV, p, 326; DOBCker, V, p. su, et Curtius, II, p. I3i, qui mppoitent les versdU
CALLINOS 37
Jusques à quand restez-vous tranquilles? quand aurez-vous un cœur brave, ô jeunes gens? N'avez-vous pas honte devant les voisins d'être si mous? Vous paraissez assis en paix et la guerre tient tout le pays...' et que chacun, en mourant, lance un dernier dard. Car il est honorable et beau à un homme de combattre pour son pays, ses enfants, sa jeune femme, contre les ennemis. Quant à la mort, elle viendra lorsque les Moires Tauront filée. Mais que chacun aille droit, levant l'épée et ramassant son valeureux cœur sous le bouclier, tout aussitôt que commence la mêlée. C'est le destin que Thomme n'échappe pas à la mort, quand même il serait le rejeton d'aïeux immortels. Souvent, ayant écliappé au carnage et au bruit des traits, le jioldat rentre sauf, et la mort le prend dans sa maison. Mais lui, il n'est ni cher au peuple lii regrettable; l'autre au contraire, petit et grand le pleurent, quand il lui arrive malheur. Tout le peuple a le deuil de l'homme au cœur brave, quand il meurt. Et pendant sa vie, il est l'égal des demi-dieux. Chacun le considère des yeux comme une tour ; car seul il fait autant que beaucoup.
Ces vers du vieux poète sont remanjuables à plus d'un titre. Et d'abord ils sont les premiers où la poésie rompait d'une manière complète avec son origine relij^ieuse ou- liturgique. L'épopée avait déjà, elle aussi, tenté cette sécularisation, en chantant des sujets étrangers au sanctuaire, mais elle avait gardé le mètre sacerdotal, celui des oracles et des premiers hymnes. Avec Callinos, la poésie faisait un pas de plus; elle inaugurait un mètre nouveau, qui achevait d'accentuer la divergence entre la poésie religieuse et la poésie mondaine 2. Gallinos se séparait également de l'épopée, et tout aussi nettement. Il parle, comme elle, de la guerre; mais que le ton est dilTérent! Les vieux
poète à rinvasion des Cimncériens. Bergk, H, p. 178 etp.n9, note 3, rejette cette opinion qui, à son avis, mettrait Callinos après Archiloque, et il propose de rapporter les vers à la guerre que les Ephésiens firent aux Magnésiens. Pour Flach, p. 167 etsuiv., Cillinos aurait poétisé successivement contre les Cimmériens, puis contre Gygès attaquant les colonies grec(iucs, enfin contre les Ha;;nésiecs à qui les Ephésiens firent la guerre, et dont ils triomphèrent, nuis seulement après la mort du poète. Enfin Bernhardy, après avoir peso et discuté tous les témoignages anciens et tontes les opinions modernes, conclut à met're Callinos très peu avant Archiloque, ce qui explique parfaitement, dit-il, pourquoi l'invention du distique a été attribuée tantôt à l'un, tantôt à l'autre . La conclusion finale de Beruhardjr est que colle invention doit être reportée plus haut. Ce serait peut-être l'opinion la plus raisonnable. Y. Kei^nhardt, Gesch. griech. Pces. IF, p. 482 et suiv.
Ul y a ici une lacune de plusieurs vers.
3 11 y a là. peut-être une secrète connexion avec les tendances hardies qui vont bientôt paraître dans ces contrées. C'est là que se .produiront sous peu les premiers philosophes qui ne sont en réalité .que des libres peoFe'irs. Partout, sans réa^jif précisément, l'esprit séculier cjmmençait ainsi à s'affirmer.
épiques la célèbrent comme la glorieuse occupation des familles héroïques; lui, c'est en citoyen qu'il s'exprime, en bourgeois de cœur, (\m se sent obligé par sa conscience à défendre sa liberté, sa patrie. Les motifs ([u'il allègue sont tirés du cercle familier de la vie domesti(|ue : c'est son pays natal, sa femme, ses enfants dont il doit assurer le salut. Toutes ces idées sont exprimées d'un ton de conviction si vrai, si honnête, avec une verve martiale si pénétrante, qu'un brave AUejnand du xvi® siècle, le docte Camérarius, ne put s'empêcher d'insérer la traduction de ce fragment dans le discours latin qu'il adressait aux princes chrétiens pour les exciter à la guerre contre les infidèles. Camérarius, il est vrai, attribuait les vers à Callimaque ; mais cette erreur sur le nom n'infirme en rien le jugement sur le fond. Maintenant faut-il aller avec certains critiques allemands jusqu'à regarder ce fragment coaime un chef-d'œuvre de poésie? Ce serait de la superstition.
Quant à la forme, on peut remarquer que Callinos, sans se renfermer, comme les poètes postérieurs, dans les limites étroites du distique, réunit plusieurs hexamètres et pentamètres en une seule période. Ce procédé, familier du reste "aux anciens poètes élégiaques de la Grèce, s'explique par l'influence si voisine de l'épopée.
Cette influence devait être bien sensible encore à d'autres égards. Quelques fragments, quelques indications laissées par des auteurs anciens nous apprennent qu'outre ses élégies guerrières et parénétiques, Callinos en avait composé d'autres où il traitait des sujets historiques et mythiques, ce qui pour l'époque était la même chose. Il ferait le premier qui aurait parlé de l'arrivée des Teucriens dans la Crète ; il aurait raconté comment Calchas finit ses jours à Claros, comment les habitants de Mopsos franchirent le Tauros et vinrent s'établir en PamphyUe, en Cihcie et en Syrien On ne sait si Callinos avait traité ces sujets dans des digressions, ou s'il en avait fait la matière de poèmes spéciaux. La seconde opinion serait la plus probable et concorderait avec un renseignement qui se trouve dans le commenUiire homérique d'Eustathe2. D y est question d'un poème historique
> STiUBON, Xin, 604 et XIV, 668.
'AdOdp8.,XX, 106.
CALLlNOS ' 3Ô
en trois livres sur Naxos (xà Najtaxà), que Héraclide attribuait soit à Philétas, soit à Callinos. Comme Je poème contenait de nombreux ionismes et que l'on n'en rencontre point dans ce qui nous reste de Philétas, il serait possible que l'ouvrage fût de Callinos. Il n'était point contraire aux habitudes de ces vieux poètes de faire en mètre éJégiaque de ces espèces de poèmes historiée-géographiques. On en cite même un assez grand nombre, comme celui de Simonide d'Amorgos sur Samos, de Xénophane sur Colophon. Rien n'empêche donc d'admettre que Callinos ait écrit ce poème sur Naxos. Quelques critiques ont voulu le donner à un autre Callinos, plus récent que le nôtre ; mais cette hypotlièse est peu probable. En tout cas, les œuvres de ce poète ne paraissent pas avoir été nombreuses ni surtout bien répandues. On ne sait à quelle époque elles ont disparu.
l'ïambe — ARCHILOQUE — SIMONIDE d'aMORGOS
LVarwbe: caractère; origine: fêtes de Déméter et de Dionysos. — Ar- Xîhiloque: épo(|uo, patrie, famille; existence agitée; séjour à Thasos; métier de niei-ceiiairc; pauvreté; Thistoire de Lycambe. — Caractère irascible; causticité- Ame affectueuse; philosophie; amour du plaisir. — Génie poétique varié : élégies ; épigrammes; fables ; poésies amoureuses; hymnes religieux. — Infériorité dans le plan; perfection dans le détail. — Spontanéité, fraîcheur, fierté de la langue. — Créations nombreuses : le trimètre ïambique, le tétramètre trochaïque; ïépodej Vasynartéte; nnportance de ces créations. — Innovation dans la récitation : Viambycé, le c/epstamde, la paracatalogé, — Réputation dans le monde grec ; vicissitudes de cette réputation : le poète chez les Romains. -— Simonide d'Amorgos : détails biographiques. — Poèmes élégiaqucs; ïambiques : méprise de la critique. — Application de l'ïambe à la réflexion philosophique, à la satii-e générale : opinions • diverses sur la femme. — Infériorité et variété du talent de Simonide.
En même temps riuc le distique, on voit se produire chez les peuples de race ionienne une forme de vers d'un caractère plus personnel encore, à savoir Vlamhe, Le pentamètre élégiaque est encore un vers dactyli([uc ; comme l'hexamètre dont il dérive, il appartient à ce genre de rythme bien équilibré, que les Grecs nommaient fevoçlaov. Sa cadence, un peu plus vive que celle de l'hexamètre, n'a pourtant rien de précipité; aussi les sentiments qu'il sert à exprimer, quoique d'un caractère moins général que ceux de l'épopée, n'ont ils rien encore de bien individuel. Ce sont des lieux comnmns de morale, des préceptes d'une ejtpérlence un peu banale, des peintures d'une existence qui était celle de tous. On n'y sent pas Tacceiit personnel, et le woi n'y . paraît que sous là forme la plu^ dv&vY'^Vç^^ \^ i^lus timide : on le