‹ Histoire de la Polynésie orientaleChapitre 16 sur 124 · Otaheti, il y a dans la relation du Frère Amich · texte numérisé non relu

Otaheti, il y a dans la relation du Frère Amich

anciennement avait été pilote sur des navires du roi d'Espagne.

Le pli cacheté renfermait l'ordre d'explorer Tahiti soit avant, soit après le voyage à l'île de Pâques, comme Bœnechea le jugerait le plus convenable. Lorsque celui-ci connut la seconde mission dont il était chargé, il décida d'aller d'abord à Tahiti, et VAguila vogua dans cette direction. Les 6 et 7 novembre, elle relâcha à la petite île Meetia^, et le 8 novembre à 9 heures du matin, la frégate arriva en vue de Tahiti. Jusqu'au 18 novembre, les Espagnols cherchèrent un mouillage sûr. Dans un essai, ils faillirent perdre leur frégate, qui, heureusement, s'en tira avec quelques avaries peu graves. Enfin, le 19 novembre, à 11 heures du matin, VAguila mouilla dans la partie de l'île nommée Taiarapu-. Gomme le roi d'Espagne avait ordonné que l'on fît une description exacte de Tahiti, le commandant de la frégate décida qu'une chaloupe en ferait le tour dans le but d'exécuter l'ordre du roi. Le premier lieutenant, le Frère Amich, un pilotin, un sergent, trois soldats et l'équipage complet de cette chaloupe y prirent place et partirent. Ils mirent six jours à accomplir ce voyage. Le Frère Amich en a laissé un récit intéressant dans lequel se trouvent plusieurs renseignements utiles pour l'histoire de ce pays. Je vais donc les donner.

« Les parages les plus peuplés sont les districts de Papala (Papara), de Tallarabu (Taiarapu), et la côte ouest où réside le roi Otu, Le nombre des habitants de cette île n'est pas au-dessous de huit mille, de tout âge et sexe. H y a dix à douze caciques -^ que l'on appelle eries (arii), et chacun gouverne les gens de sa portion; mais tous reconnaissent comme

Page 1