‹ Histoire de la Polynésie orientaleChapitre 64 sur 124 · Lieu où se trouve le mausolée de la famille Pomare · texte numérisé non relu

Lieu où se trouve le mausolée de la famille Pomare

2. Le Messager de Tahiti, Journal officiel des Établissements français de rOcéanie, nos ^.es vendredis 21 et 28 septembre 1877.

gement dynastique et résolut d'en finir sur-le-champ. Le 2/i septembre 1877, il fait mettre les troupes sous les armes devant le palais de justice; les autorités françaises et indigènes sont réunies dans la grande salle du bâtiment; l'amiral, ayant Ariiaue à sa droite, lit au peuple une proclamation que traduit l'interprète BarfF; il termine en ces termes : c( Et saluez avec moi Pomare V^ roi des îles de la Société et dépendances. » C'est en vain que le pasteur indigène Maheanuu, oncle par alliance de Marau, essaye de protester au nom de l'opposition; à ce moment la musique joue l'air tahitien et les canons tirent une salve de vingt et un coups. Les voix des opposants sont étouffées et le roi, l'amiral et les assistants passent devant les troupes pendant que la population acclame Pomare V.

Ce jour-là, l'ordre de succession au trône fut réglé de la façon suivante :

La princesse Teriivaetua, fille du prince Tamatoa et de la princesse Moe, devait succéder à Pomare V, roi de Tahiti, Moorea et dépendances.

En cas de décès sans descendance de la princesse Teriivaetua, le trône appartiendrait au prince Teriihinoiatua (Hinoi), fils du feu prince Teriitua Tuavira, en français Joinville, et de la princesse Isabelle. (Le prince Teriitua Tuavira, sixième et dernier enfant de Pomare IV et de Ariifaite, était mort le 9 avril 1875.)

Il fut en outre convenu que la princesse Teriivaetua et le prince Teriihinoiatua seraient élevés sous la surveillance d'un conseil de régence créé par une ordonnance également en date du 2/i septembre 'J877 2.

1. Le prince Ariiaue a Pomare, fils de Pomare IV, prenait le nom de Pomare V.

2. Je n'ai pas cru devoir parler dans ce chapitre d'un essai de Mormonisme qui eut lieu à Tahiti vers 1851 : il ne fut pas sérieux, et, d'ailleurs le gouvernement le réprima sévèrement. Cependant il existe encore dans cette île des Mormons monogames. Ils possèdent un temple à Papeete dans un endroit écarté situé près de la mer. Le nombre de ces singuliers croyants est infiniment restreint, et aucun avenir ne paraît leur être réservé.

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