III. Jjà convenance entre Jésus-Christ et Moïse
I. Les titra gtie VÀpôtre donne nux Hébreux. — Il les appelle frères, non-seulement comme issus d'un même père selon la chair, mais puisqu'ils sont conyertis, comme issus d*un même père selon TEsprit; il leur rappelle ainsi tout à la fois leur oiigiiie et leurs rapports mutuels.
Partieipants de la voeailtm céîeete. — PartieipantSy parce qu'ils l'ont acceptée, tandis que leurs frères ^lon la chair la rejetaient. — Vocation céleste : elle Test par son origine, par son moyen, par sa fin, par son objet. Voici le développement de la troi- ^ème idée :
u Elle est appelée vocation céleste au regard de •« sa ûn et de ce en quoi elle se termine; car elle se •€ termine en la félicité céleste; le ciel et la gloire « qui nous y est préparée est le but de la superuelle « vocation. Ët très à propos la vocation des hom- « mes par l'Évangile est appelée céleste, eu égard à M ce but, comme opposée à la vocation par laquelle « les Pères de l'Ancien Testament étaient appelés <t par la loi à posséder une Canaan terrienne : je « dis par la loi (car ce qu'ils ont obtenu le ciel n'a « pas été par la loi, mais par la promesse, qui était
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m rfivangile en semence , la loi de soi ne proposant « que le repos et la félicité d'une Canaan tempo* ce relie), à raison de qaoi TApâtre dit aux fidèles» « au douzième aux Hébreux : Vous n cles point venus « à une montagne qui se puisse toucher à la main, * a mais wus êtes nmus à la Jérusalem eéhsts^ aux nUl- « liers d'anges et aux esprits des justes qui sont sanc- « tifiéSf et à l* Église et ossetMée des premier&^s qui a smt écrits au eiel. Et ici nous avons de l'avantage,. « non -seulement par-dessus les Pères de l'Ancien « Testament, mais- même par-dessus Adam en son « intégrité , lequel n'était appelé qu'à un paradis « terrestre, et nous sommes appelés par-dessus tousut les deux en la maison de Dieu. » La conclusion d& ce morceau est que les Juiis n*ont point à regretter leur héritage. Il y aurait quelque chose de plus spi-^ rituel à dire sur ce sujet, mais non pas peut-être dans la chairp. Continuons :
«Je dis, en quatrième lieu, que notre vocation « en Jésus-Christ est appelée vocation céleste, au re- « gard de tout son objet » (l'orateur aurait peut-être dft dire plutôt : de sa nature), a au sens auquel w les choses de l'Évangile et le service qui est rendu « à Dieu en esprit et en vérité sont appelés choses- «c célestes , à Topposite des choses de la loi et du « tabernacle ancien, qui étaient terriennes et char*» « nelles. C'est ainsi que se prend ce mot de céleste «t par saint Paul, et notamment en cette épltre : pour « exemple, au neuvième de l'Épîtrc aux Hébreux, « l'Apôtre , après avoir parlé des offrandes et dons
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« qil'on offrait selon la loi, dit : hspielî$i léoMf wr» « venl au patron et à ïomhre des choses célestes ^ où «t par les choses célestes sont entendues celles de « l'Évangile, dont celles de la loi avaient été oml)ie « et figure. Suivant cela, au même chapitre, TA- « pôtre appelle le sanctuaire de l'Ancien Testament «c sanctuaire mondain^ et les viandes, breuvages, lace vements et sacrifices de la loi eérémonUê chartiêUe$j <c par opposition an service spirituel et céleste de « l'Évangile. El ainsi au deuxième de l'Épitre aux « Colossiens, l'Apôtre appelle éUmefUi du monde les « ordonnances de la loi de ne manger, ne toucher, a ne goûter, disant que nous sommes morts avec « Jésus-Christ à tous ces éléments^là, c'est-à-dire à «ces choses terriennes, alin (Hie nous cherchions a maintenant les choses qui sont en haut^ là où est et JéiUi'CkrUi à ia dexire dé Dieu^ c'est-à-dire que « notre religion et notre conversation soient spiri- « tuelles et célestes. Car , afin que vous entendiez « la force de certains arguments de l'Écriture, il faut « que vous sachiez que la vie du fidèle et sa reli- « gicm sont proposées comme devant être de même « nature et de même condition, à savoir l'une et (c l'autre spirituelles et célestes et non plus charnelles « et terriennes, tellement que TApôtre, par un même «c moyen et argument (par un même mot, aurait-il « aussi pu dire), dispute contre les vices et contre. « les cérémonies à» la loi. » CilesU veut donc dire spirituel^ divin. « Le moyen et argument est que « JésusrChrist est mort au monde et vit maintenant
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au ciel, d'où résuite que le fidèle^ devant être con*
« l'orme à son chef, doit avoir sa conversation et sa a religion y non plus mondaine et terrienne ^ mais <r spirituelle et céleste. »
Ici i orateur dit avoir à se plaindre « de l'Église « romaine et de nous-mêmes. » Le culte catholique, pompeux et mondain, répond mal à cette vocation toute spirilueiie et en détourne les esprits de ses sectateurs. Et nous, nousoffirons au monde, à la matière, sans rites et sans eéremouies, un culle bien indigne de notre vocation spirituelle.
Voilà ce qu'est la vocation céleste. Il était important de dire à ceux que l'on séparait de leur vocation terrestre, pleine de perspectives flatteuses pour la chair, qu'ils devenaient participants d*une voea* tion céleste, et que si Moïse leur manquait, Jésus- Christ venait prendre sa place, le fils et l'héritier au lieu du serviteur. Ceci le conduit à sa seconde partie.