‹ Histoire de la prédicationChapitre 15 sur 55 · II. Le fruit et l'usage des afflictions · texte numérisé non relu

II. Le fruit et l'usage des afflictions

Ce sont deux moti& de ne pas perdre courage. L'nnité du diseoura est ainsi très satis&isante.

I. L'Apotre mesure les souffrauces des Hébreux à celles de Iésu9-Clirist. JésusnChrist a répandu tout son sang : eux n'ont pas encore réeisté jusqu'au 4»angy la persécution ayant jusqu'alors consisté en opprobres et ravissement des biens. Seuls» parmi les disciples de la croix, Jacques et Etienne avaient subi le dernier supplice (1). L'^^txe exhorte les Hébreux ^ voir combien Dieu les a épargnés» et non eombien Dieu les a irappés. Pour nous aider à bénir Dieu , . il faut comparer nos afflictions avec les afflictions

(f ) Cette «iplication du quatrième venet ne ne pandt ni la plus naturelle ni lafiliis beUe. Il ïagit id dlreelenent de condialtre contre le péché (sans doute contre le péché qui ert en nous); et alors résister jusqu'au sang, c'est faire les derniers efforl*, s'impostr les (Icrnit-rs ?acrinrf'«. l.^-s mots combattre rt rtsister ne paraissent }>nin{ rnnvpfiir à l'inlorprélalion que Mei^lrezal propuse. Pans la perséculiûQ cl les souffrances du corps, on est passif, on ne résiste pas, on ne coinbat pas. L'Apôtre dit aux Hébreux : Vous devez comballre contre TOua-ftt£niei; niait parce que voua ne voos donnez pas asaea de twaogne à Fintéiienr» Dieu voua m donne à l'exlérievr ; comme toui ne voua déponiUea pu voua-mémea, il butqa'fl TOUS ddpenille, et e*ert à oda qn'U emploie lei alBîetlona et toi penéonliona pré-

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plus graves de notre prochain. Le découragement ne vient que de faire toujours Tinverse. (ici trouve sa place un de ces déreloppemeot» pratiques, trop rares chez notre prédicateur.)

Mais' si les mots de l'Apôtre nous enseignent notre devoir, ils ne nous enseignent pas moins la conduite de Lieu à l'égard de ses enfants. 11 ne châtie que par mesure et dans l'exacte proportion de la nécessité. « Comme Jésus-Christ , enquis pouniiioi ses disciples <c ne jeûnaient pas comme ceux de Jean- Baptiste > et répondit ^ti^on ne met point du vin nouveau en de$ ce ouaires vieux, aiUremenl les ouaires se rompent et le <c vin sépand, ni une pièce de drap écru à un vieil ^'Vêtement, de peur que la pièce n emporte le vêlement, <c voulant dire que, ses disciples étant miirmes, il « ne voulait pas leur imposer des exercices et des « travaux qui surpassassent leur portée;... c'est ce oc que Dieu hit envers nous, discernant les temps et <c la portée de ses enfants. »

Encore, dit TApolre dans le texte, c'est^-dire, ce que vous n'avez pas encore essuyé, vous pourriez ressuyer par la suite ; Dieu exerce notre patience par degrés , nous préparant par de plus légères épreuves à en soutenir de plus grandes.

Le propos de TApôtre nous fait voir encore que Dieu tient la bride à nos ennemis. Les Juifs avaient fait mourir Jésus-Christ et deux de ses disciples, Ëtienne et Jacques. D'où vient qu'ils n'en font pas autant aux autres ? C'est que Dieu les retient. — Ici l'orateur rappelle , par forme de rapprochement ,

JEAN MfcSlKEZAT. 167

les conditions que Dieu fait à Satan à Tégard

<le Jub.

Tout ce commentaire du mot encore caractérise bien la manière de Mestrezat, qui épuise chaque mot, lui

faisant dire, non-seulement tout ce qu'il siguilie, mais tout ce qu'il implique, tout ce qu'il emporte, tout ce qu'il présuppose.

II. La mesure des souffrances était un premier motif de consolation vie fruit et usage des souffrances en est un second. Cet usai^c est exprimé par ee^ mots : cambaUre contre le péché (mots expliqués par les sui- Tants, qui rappellent une leçon pareille anciennement donnée).

Les termes de TÂpôtre sont remarquables :

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