Les raisons pourquoi elle requiert cela
a) Les aillictions vicnucnt de Dieu, dont 1 autorité est souveraine, et la sagesse laiinie.
b) Les afflictions sont des corrections : ne faut-il pas que Dieu corrige et redresse? « Qui es-tu, 6 a homme, qui voulusses que Dieu ne reprit, ne cor- <K rigeàt et ne châtiât point? Voudrais-tu que tout « fût en désordre en l'univers? Que Dieu ne se plût « pas d'y voir la justice et sainteté qui est son « image , mais y laissât régner son contraire sans « aucune punition et vengeance, et qu'amsi il se « reniât soi-même? Voudrais-tu qu'il se déportât de
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«r gouverner et conduire le monde et son Sglise, pour
« laisser uu chacun vivre à sa volonté ? Voudrais-tu
voir, en la maison de Dieu et en sa famille, ce « que tu ne voudrais pas souffrir en la tienne? « Car tu ne voudrais pas souârir tes eulànts sans « correction et châtiment. »
Et si vous dites que poui tant vous en voyez plusieurs que Dieu épargne, je réponds : Vous ne savez pas ce que Dieu leur réserve; — ils ont leur châtiment, propre à leurs défauts , et que vous ne voyez point; — gardez-vous de contrôler la sagesse de Dieu.
Befuser le châtiment, c'est déclarer qu'on veut rester dans le péché.
c) La troisième raison, c'est que les afflictions pro viennent de l'amour paternel de Dieu. Les pères châ tient les enfants pour leur bien ; pourquoi Dieu ne le ferait-il pas? Voulez-vous être meilleurs que Dieu? Prétendez-vous l'obliger à être moins sage que vous? « Que si Dieu nous châtie par un motif si favorable, « comment pouvons-nous rebuter son châtiment ou « nous en ennuver ? Ou coninient plutôt ne lui en « rendons-nous des remerciments et des actions de « grâces? Et c'est ici, 6 fidèles, où vous devez vous a discerner d'avec les enfants de ce monde. Le motif « par lequel Dieu punit ceux-ci, après qu'ils ont re- « fusé les semonces de sa grâce, est la justice vena geresse, son ire, sa haine; mais quant a vous, « qu'il a séparés du monde et qui avez été enseignés « de lui , c'est le soin de votre salut qui le porte à « vous châtier, selon que dit l'Apôtre (1 Corinthiens,
171 nâ» msstMOkx,
« XI, 12) : Quand nous êmnmti jugés^ nous sommes en-
ce Mêiçiiéê par h Stigtèeur^ afm çtM nom m ioyons cmw m damnéê
d) UuaUième raison, non coniamne à tous les homneSy mais particulière aux fidèies, que Dieu a aépa-rés du inonde, et dont il est le pére dans un sens exeelleat. « Coumie li les a régénérés et adoptés à soi « par lésusoChrisi, Les retirant de leur rébellion ne- « turelie» aussi il les traite centinueiieineut comm^ c père, les easeigiiant et eorrigeant pour les coudnire ff à rhéritage qu'il leur a préparé. Considérez done^ ce iuieiesy que ces maux desquels votre chair se plaint « sont des effets de la grâce de laquelle Dieu tous a a aduptib eu Jcbus-C^lirist, et selon laquelle il veut « vous rendre conformes à Vimage de sa mort et de
« sa résurrectioQ Davantage , ce titre comprend
fc en son étendue tout ce que nous pouvons conce* ft voir de douceor et d'arguments de la bonne vo* « lonté de Dieu envers nous, pour notre délivrance a et pleme consolation. »
Renvoyant à un discours suivant le développa
mciit de cette idée de père (qui s'y représentera dans Tétude d'un nouveau texte), l'orateur passe aux d^arimi et eonelunom,
1 . La première doctrine est contre le purgatoire, 4L lequel ce texte détruit entièrement. Car le purga- « loire a été bftti sur ce discours que Dieu , après « avoir reçu eu grâce ses enfantai et leur avoir parc donné, ne laisse pas de les châtier et visiter de ff diverses afflictions, et que, cela étant, Dieu par-
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« douue bien la peine éternelle des péchés, qui est « la peine des enfers , mais non pas une peine tem» « porelle; partant, que si on ne la soufRre en cette a vie, à proportion des pochés qu'on a commis, il m « faut parachever la souffrance après cette vie en
« un iL'ii. Et ainsi ils présupposent que Dieu est en- « vers les âdèles comme un juge qui punit des oh* <r minels en ire pour satisfaction à la justice; or cela « est renversé de fond en comble en notre texte , « auquel nous voyons que Dieu ehàtie ses enfants, « non en son ire, ni pour satisfaire à sa justice « (car sa justice est satisiaite et son ire apaisée en « Jésus -Christ), mais pour satisfaire à son amouTi « de sorte que le motif de ses châtiments soit Taf- « fection de père, par laquelle, nous ayant pardonné
nos péchés en Jésus «Christ, il veut nous avance « en sainteté. Or puisque ce qu il cliâtie et rédargue « les fidèles n'est que pour leur amendement, aussi « ses difttiments ne peuvent avdr lien envers ses « enfants que pendant le cours de cette vie , qu'ils « ont en eux des défauts et péchés, et qu'ils sont « capables d'amendement ; car il n'y a après la mort « plus de lieu à rameodement, m donc plus de lieu « à des punitiofta envers des enfioits, puisqu'elles « ne peuvent être que pour leur amendement. »
2. Ce texte, où l'on voit alléguées aux simples fidèles des paroles de FÉcritare que nul d'entre eux n'eût dû oublier, que par conséquent chacun d'eux est censé connaître, nous apprend :