iEAN MESIRSZAT
a) Que la connaissance de l'Ecriture sainte est re- • commandée à tous les iidèles;
5) Que rÉcriture est pleine de sapience et de con-
bolation ;
e) Qu'elle nous parle. Ainsi ce n'est pas une règle muette, qu'il faille faire parler, a Non, non, ô adver* « saires, TÉcriture, ou plutôt Dieu par les Écritures, « nous parle voire bien expressément et clairement, « tant contre les péchés des hommes que contre les (c erreurs et superstitions. Et si Dieu en l'Écriture «c parle à nous comme à des enfants , donc nous y « reconiiailrons la voix de notre père, et partant ne <K faut pas qu'on nous die : D'où savez -vous que « l'Écriture est vraie parole de Dieu? non plus qu'à «c des enfants : A quoi connaissez - vous la voix de c votre père ? — Les brebis oyent bien la voix de « leur berger et la discernent de celle de l'étranger; a et pourquoi des enfants ne connaîtraient- ils , par «cj'esprit que Dieu leur a donné, la voix de leur « père? »
3. Nouo avons, bien plus que les Hébreux, oublié l'exhortation qui nous parle comme à des enfants. « Combattons, combattons, mes frères, contre «c le péché (i), par la reconnaissance des bienfaits <( de Dieu et de ses grâces, afin que nous n'ayons « à le combattre par la sonlFrance de diverses calacc mités. Et vous qui vous plaignez et murmurez «c contre Dieu pour votre condition et vos souffran-
(0 Je retrouve ici le sens que J'ai proposé, et auquel Torateur aurail dû, Je dû», le teoir.
JEAN MBSTREZAT. i7S
cr ces 9 à savoir privation d'offices et d'emplois, re-
<c but, mépris et baioe qu'on a contre noire protes- « sion, d'où proviennent diversès grièves afflictions, a souvenez-vous que vous n'avez point encore résisté « jusqu'au sang en combattant contre le péché, et « que nous avons à louer Dieu de son support et reo coiHUiitre sa hunté. Au reste, apprenez que nous a devons tout à Jésus-Christ, non-seulement biens, «c emplois et charges, mais aussi les vies mêmes , a et partant que nous nous trompons si nous avons a suivi Jésus-Christ à condition que ce ne fût pas « juscju'au sang. Mais considérez, mes frères, que si « Dieu nous appelle à quelque souûrance et quelque a perte , c'est pour notre bien et pour le soin qu'il « a de notre salut, c'est pour nous détacher de la « terre et nous élever au ciel, et pour mieux possé» « der nos coeurs et nos airections. Secondement, (lu'il « rémunérera. en dons et grâces de son Esprit toutes n les pertes que nous ferons pour son nom; que <c nous recevrons cent fois autant en bénédiciioùs spitf rituelles que tout ce que nous aurons perdu, et er après cela la vie étemelle. En général, mes frères, « apprenons à adorer la conduite de Dieu en notre « endroit, puisque ce qu'il fait est pour combattre a en nous le péché et qu'il agit en toutes choses « comme père pour nous conduire à son but. Kem-^ <i plissons-nous donc de courage et de consolation « contre tous maux , par une pleine certitude et c persuasion de son amour; disons en nos maux : a Qu'est-ce qui nous séparera de la dilection de ce
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« père? IMflons en nos anxiétés : Ce père, qui nous a
<c ptis par la main droite , nous conduira par son « OQf&seil, et finalement nous recevra en gloire 1 Di> <c sons en la mort, que nous passons de ce monde « au Père. Finalement^ puisque tel est T amour du « Père céleale envers nous , aunous-Ie rédproque- « ment, afin que, comme il rapporte toutes choses, « santé, maladie, prospérité, adversité, vie et mort, « à notre bien et salut, aussi nous rapportions toutes « choses à sa gloiie. Dieu nous en fasse la grâce 1 d
Nous trouvons dans le même volume un sermon
intéressanl sur ce texte : Pourchassez la paia> avec tous y €t la sanuuificatûm^ sam laqmlle nid ne verra le Sei^ mineur (Hébreux, XII, 14). — Voici le sommaire de la première partie (1) :
Il y a deux sortes de paix ;