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(a) Fie de Pierre JJu Botc^ page 97.
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pris les dogmes particuliers aux calviDisles, ce qui prouve que Du Bosc ne les regardait pas comme nécessaires à la vie.
Ses opinions ecclésiastiques sont une remarquable expression des opinions de son parti. Son esprit était large; il n'avait rien d'exclusif; quoique presbytérien, il n'était point opposé à Tépiscopat, comme forme de gouvernement. Une lettre, qu'il avait écrite sur ce sujet à un ecciésiaâtique anglais et qui fut rendue publique, excita quelque rumeur parmi ses coreligionnaires. En voici la partie principale :
« Nous condamnons, à la vérité, Tabus de Tépis- « copat; nous en détestons l'orgueil, le faste et le a luxe, contraires à Thuniililé et à la siniplicité des a ministres de Jésus-Christ; nous en blâmons les « grandes et immenses richesses, qui ne servent qu'à « corrompre ceux qui les possèdent, à les emporter « dans les mondanités du siècle, à les endormir dans « Taise, à leur faire mépriser les petits et choquer les a grands, mener une vie non de pasteurs de brebis, a mais de seigneurs de cour et de gouverneurs de a provinces; qu'à les habiller à la mode de celle (|ui « est toute luisante de pourpre, parée de pierreries et «c de perles, et qui tient en sa main une coupe d*or. « Nous en condamnons la tyrannie, qui convertit une « primauté d'ordre en une domination souveraine, «t Nous ne pouvons souffrir ces Diotrèphes, qui aiment « tellement à être les premiers qu'ils veulent domi-
ner sur les héritages du Seigneur. Nous rejetons « cette maxime, qui pose qu'un évêque est dans le
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«c clergéy non comme un consul dans son sénat» maïs <c comme un prince dans sa cour et comme un roi <c parmi ses officiers et ses conseillers, ce qui est di- « rectement opposé aux paroles du Sauveur, qui dit « à ses apôtres ; Les rois des nations les mailrisent et tt le$ grands usent d'auUiriU sur elles ; mais il n'en sera « pas ainsi de vous. Enfin, nous ne pouvons souffrir « qu un évêque tire à soi toute rautorilé du presby- « tère, que lui seul ait ie pouvoir de l'ordination, de «c la déposition, de Texcommunication, et que le gou- « verneinent de l'Égli^o soit en sa mam seule etdé- <c pende de sa tète. Mais hors cela, nous honorons et « estimons autant que personne répiscopat. Nous sa- «c Yons qu'il y a plus de quinze cents ans qu'il est «c établi dans l'Église, qu'il a servi utilement au chris- « tianisme, qu'il a produit de grands hommes, de « saints martyrs et d'admirables lumières, qui ont «c éclairé le monde et Féclairent encore tous les jours « par leurs écrits. Nous reconnaissons que cet ordre «c a d'insignes avantages, qui ne se peuvent rencon- « trer dans la discipline presbytérienne. Si nous « avons suivi cette dernière dans nos Églises, ce n'est «c pas que nous ayons d*aversion pour l'autre; ce a n'est pas que nous estimions Tépiscopat moins con- « venable à la nature de l'Évangile, moins propre au «t bien de l'Église, moins digne de la condition des « vrais troupeaux du Scii^aeur; mais c'est que la nécr cessité nous y a obligés, parce que la Réformation « ayant commencé dans notre royaume par le peuple « et par de simples ecclésiastiques, les places des
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<c évéques demeurèrent remplies par ceux d'une reli- « gion contraire, et par ce moyen nous fûmes oon-
« traints de nous contenter d'avoir des pasteurs et « des anciens, de peur d'opposer dans une ville évè* «( que à évêque, ce qui aurait sans doute causé des « troubles furieux et des guerres implacables. Si les « évéques avaient d'abord embrassé la Réformation, (c je ne doute point que leur ordre n*eùt été maintenu « dans la police ecclésiastique (1). »
On ne comprit pas bien les idées de Du Bosc ; on crut à tort qu'il soutenait Tanglicanisme ; mais sa manière d'accepter l'épiscopat n'est pas incompatible avec le presbytérianisme. Il abondait dans le sens protestant; car nous pouvons bien appeler de ce nom le système qui dépossède le clergé d'attributions exclusives et surtout d*une autorité suprême en matière de doctrine, puisque c'est là, entre autres, ce qui nous sépare du catholicisme. La Réforme puisa sa force dans le principe que tous étaient, à différents degrés, des ministres de la Parole, et les prédicateurs. Du Bosc entre autres, avaient soin de le rappeler souvent.
c( Voyons, dit Du Bosc, dans son sermon intitulé <c le Prenuer chrgéj ce que le docteur des nations dit a ici de ces premiers homiiies qui ont espéré en « Christ : c'est qu'ils ont été faits l'héritage de Dieu. ^ On aurait pu traduire qu'ils ont été rendus partici- « pcuits de son héritage, ou appelés à la possession 4c de son héritage. En ^ui, dit-il, nous tommês faU» i&n
0) Fie de Pierre Du Bosc, pages 22-24.
P1£RRE DU BOSC. ^3
« hêriiage. Le mot d'héritage, dans roriginal, est celui « de clergé, et de là quelques-uns ont pris sujet de « croire que saint Paul avait ici en vue particulière- « ment les apôtres, qui sont la plus noble et la plus « illustre partie du clergé sous rËvangiie. Mais c'est c< un abus ; car dans TÉcriture sainte il ne se donne « jamais en particulier aux ministres de l'Église, mais <c en général à tous les fidèles, à tous les chrétiens, <c qui en effet sont Thérîtage du Seigneur, comme le « dit saint Pierre, dans ce beau passage de sa pre* « mière Ëpître, où il exhorte les pasteurs dp pattre le « troupeau de Christ, non point comme ayant domia nation sur les héritages, ou sur le clergé» car c'est « le mot qui se trouve dans le grec, mais comme pa- « Irons (in lioupeau : où vous yoyez qu'il appelle « troupeau ce qu'il avait nommé clergé, ou héritage, ff pour montrer qu*0 entend par là tout le peuple « chrétien, et non ceux qui servent au ministère seua lement. Il est vrai que l'usage a restreint ce nom ce aux ecclésiastiques, comme on parle ; mais cet a usage n'est point de l'Écriture, il est venu depuis « et ce sont les hommes qui l'ont étabh, avec une in- « finité d'autres mots, dont on ne saurait rendre d'aii- <c tre raison que l'usage. Que si le peuple veut donner « ce nom à ses conducteurs par respect, comme les a reconnaissant pour la principale partie de l'héritage « sacré, c'est une chose qui se peut souffrir, comme « un témoignage de la considération des laïques en» vers leurs pasteurs. Mais si les pasteurs veulent « prendre ce titre par autorité, comme leur apparte-
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a mni au préjudice et à Texclusion du peuple, c*e8l a un orgueil, c'est une usurpation i c'est faire comme « les pharisiensi qui s'appelaient de ce nom de pha* «c risiens, qui veut dire séparés, parce qu'ils préten- « daient être d'un ordre à part et distuiguts du com- « mun des Juifs par l'excellence de leur sainteté (i). »
Du Bosc consacre un sermon entier à montrer que les fidèles sont juges des pasteurs. Nous en citons un passage :
a II ne faut point dire que quand Jésus-Christ a donne son approbation à ceux d'Ëphèse pour avoir a éprouvé les faux apôtres, il n'entend par là que l'é- « vêque et le clergé de ce lieu, auxquels seuls appara tient d'examiner la doctrine, et non lé peuple, qui « n'a point de voix ni de vocation dans ces matières « importantes et théologiques, ce qui parait, dit-on, ce par rinscription de cette épître du Seigneur, qui a s'adresse à l'ange, c'csl-à-dire au pasteur d'Éphèse. « Car, outre que i on vous a £ait voir souvent que ces a admirables lettres du Seigneur Jésus regardent, « non particuiièremeat les pasteurs des Eglises, mais « les troupeaux tout entiers et les fidèles qui les com- « posaient, outre cela, dis-je, il faut être ignorant « dans les Écritures du Nouveau Testament, pour ne a savoir pas qu'au commencement du christianisme « l'examen et la décision de la doctrine ne se faisait « pas par les pasteurs seuls, mais par toute la com- «c pagnie des fidèles, et que chaque chrétien y était « admis. Ainsi, quand il fallut étaLiiir un apôtre,
(I) 5em(Hi««i»r VÉ^trt 4e 9aint Paul aux Éjphé$i*n». Tome h ptgM 41S-430.
FmiB DQ B08G. 875
« pour remplir la place vacante du malheureux apos- «c tat Judas, ce ne furent pas les apôtres ni les pasce teurs seuls qui agirent dans cette rencoutre des ce plus remarquables , mais toute la troupe des
«c croyants, qui se trouvèrent assemblés au nombre <x d'environ six^vingt personnes, comme on le voit ce au commencement des Actes. Ainsi, dans le pre* « mier concile de l Église chrétienne , qui se tint à « Jérusalem et où il fallut déterminer un point de « doctrine merveilleusement considérable, savoir si a la circoncioion suivant l'usage de Moïse devait être «c retenue avec le baptême de Jésus-Christ, ce ne fîi* « rent pas les apôtres, ni les évêques, ni les pasteurs a seuls qui prononcèrent sur cette importante ques- «c tion, mais généralement toute TÊglise du lieu. £t « le décret de cet auguste concile fut dressé au fic nom de tous les âdèies de Jérusalem, en ces ter- «c mes : Les apôlreSf U$ anciens €t les frères^ à ceux cf qui sont en Ântioche, saint. Il no faudrait pas être « moins étranger dans Thistoire ecclésiastique pour tf méconnaître que ce n*ait été là aussi la coutume et « la méthode de ia prumtive Église, longtemps après « les apôtres; et pour ne vous fatiguer pas d*un grand « nombre de citations sur ce sujet, je me contenterai (c d'un passage de saint Cyprien, qu'on remarque «c entre les autres comme ne s* en pouvant trouver de « plus authentique et de plus formel. Car, ayant été consulté par quelques ecclésiastiques sur un point «c de conséquence, voici ce qu'il dit dans une de ses « épîtres : Je n'ai pu encore faire réponse à ce que
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« les pritres Donatas, Fortunatus et Gordius m'ont
« écrit, parce que, dès le commencement de mon tt épiscopat, j'ai arrêté de ne rien faire de mon avis <c particulier, sans le conseil de mon clergé et sans le « consentement du peuple. — Ce n'était donc pas «( l'ange et le pasteur seul de Tl^lise d'Ëphèse qui « avait éprouvé les faux docteurs : c'était aussi le <c peuple, c'étaient aussi les ûdèles, qui s'y étaient « employés conjointement avec lui et qui y avaient « travaillé chacun pour son intérêt et son sar « lut (1). »
Personne ainsi ne devait rester inactif; chacun
avait conscience de son pouvoir; et cette fraternité ' toute guerrière faisait de la Réforme un parti ou, pour mieux dire, un État. Ce système effiarouchait considérablement les catholiques, menés comme des moutons par leurs chefs. De leur côté étaient le nombre, la force, le prestige de l'ancienneté; mais du cô(é des protestants étaient l'énergie, l'intensité : c'était un corps organisé et vivant. Leurs assemblées étaient des assemblées populaires ; aussi n'est-il pas étonnant que les catholiques aient vu dans ces assemblées des conciliabules et dans les ministres des tribuns. Ceux-ci, d'ailleiin^, quand les troupeaux se soulevaient, n'étaient-iis pas souvent à leur tète?
Les opinions politiques de Du Bosc, non plus que ses opinions ecclésiastiques, n'ont rien de particulier; elles sont communes à son Église et à ses collègues
(1 ) Ze Peuple juge de» pasteur», (Sermont ntr ditfer» têseta convenable» a» temps. Tome IV, pafet 810-672.)
dans le ministère. On est fiappé, en lisant des expres-
sioDS comme celles-ci, de son loyalisme et de son royalisme :
« Après le service de Dieu, il n^y a rien que la
« Loi et l'Évangile recommandent plus fortement ce que celui des rois. Aussi nos Églises, qui s'atta- « oheni à FÉcriture comme à une règle parfaite de « leur foi, Font toujours suivie fort religieusement « sur cet article, et nous pouyons bien nous vanter, « sans crainte d'être démentis, que notre croyance a sur ce point est irréprochable. Car nous conservons ce l'honneur de la royauté dans tout son éclat, dans « toute sa force, dans toute son étendue, et nous <K le portons jusqu'où il peut jamais aller. Nous ce croyons que nos rois ne connaissent rien au-dessus « d'eux dans le monde que Dieu; qu'ils ne tiennent ce leur couronne que de ce premier et étemel Roi ce des rois; qu'elle ne leur peut être ôtée que par « lui seul; qu'ils ne sont responsables de leurs acce tiens à personne en la terre; que leurs sujets ne ce peuvent être déliés par qui que ce soit de la fidé- « lUé qu'ils leur ont jurée ; que toute âme, sans discc tinction, leur est sujette, et que tous ceux qui ce vivent dans leurs États, de quelque ordre qu'ils « puissent être, leur doivent une égale obéissance, « Cest là une doctrine que nos pères nous ont lais> « sée, que nous laisserons à nos enfants après nous, <K et que nous soutiendrons toujours encore plus par « nos actions que par nos paroles. Nous ferons voir « par notre conduite que nous \ivoas dans une com-
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a munioQ qui nous enseigne à honorer véritablement « les rois; et si jamais il se trouvait des gens assez
<c ennemis du ciel pour manquer à un devoir si lé- « gitime^ nous ne manquerions pas à nous conserver « la gloire que les premiers chrétiens se donnaient, « en disant par la bouche d'un de leurs plus fameux « auteurs : D*où sont sortis ceux qui ont assiégé « rempereur? D'où ceux qui ont eu l'audace d'entt trer en armes dans le palais? D'où sont venus les « CassieSy les Nigers et les Albins? D*où ceux qui « se ooiU exercés parmi les athlètes, pour se rendre « capables de faire un méchant coup (1) ? Nous espèce rons qu'il ne se trouvera jamais de gens assez mal- « heureux pour suivre les traces de ces anciens ena nemis de Tordre et du bonheur de la terre. Nous dé- <c testerons toujours leurs exécrables desseins, comme « l'enfer môme d'où ils naissent, et nous ne séparea rons jamais dans nos cœurs Dieu et le roi (2). »
On le voit, Du Bosc est franchement monarchique; il accepte même la monarchie absolue ; mais de plus, il admire et vénère Louis XIV :
« Peut-on s'empêcher ici, s'écrie -t -il dans le « même discours, de porter sa pensée sur notre ina comparable monarque, puisque le titre de Dieuce donné nous oblige à reconnaître qu'une main « toute-puissante est intervenue dans sa formation? « La nature seule était trop faible pour un si grand
(1) TBRTVLUtN. Apolog. Cap. XXXVU.
(2) Le» deux Souverains, {Sermon* 9ur divers texte» convenable» au temp»' Tome IV, pagei 121-122.)
f iiui va BO0C. 379
« et si merveilleux ouvrage. Vingt-deux années de « stérilité, qui avaient précédé sa conception, ôtent « évidemment à la ualure la gloire de sa naissance. « Une force au-dessus de toutes les causes secondes
it a produit un prince. si extraordinaire, et les qualités « qu'il possède en sont une preuve incontestable. « Ce grand air, ce grand sens, cette force d*esprit, a cette hauteur d'àme, cette sublimité de pensées, « cette justesse de langage, ces lumières, ces vertus, «t qui le font admirer de toute la terre, ne sont*ce « paâ des dons du ciel et des avantages qui témoi- « gnent clairement la merveille de son origine (i)? »
<c Que nous sommes heureux, dit-il plus loin, de « vivre sous un prince pour le service duquel notre «c inclination s'accorde si agréablement avec notre « devoir, et en qui nous trouvons dans un degré « éminent tout ce qui peut obliger à honorer les « monarques. Car c'est un héros, mais un héros du « premier ordre, dans la paix, dans la guerre, dans « le cabinet, dans toutes les qualités qui font les grands hommes et les grands princes, sage et ju- « dicieux dans le conseil, pénétrant et clairvoyant « dans les affaires, infatigable, dans le travail» in- « vincible dans les combats, savant dans tous les a beaux-arts, agissant par lui-même en toutes choses, a joignant en sa personne la vaillance des plus fa* « meux capitaines, le bonheur des plus célèbres « conquérants, la prudence des plus consommés po-
( ( ) (fnrx Souverain». {Sermolu 9ur dwer* texUê convenabUs au tempM, lome IV, pages 4i<hiii.)
«c litiquesy la suffisance des plus grands maîtres dans
« chaque profession digne de lui. C'est un roi, eu un « mot, un roi moins par sa naissance, moins par « son sacre et par sa couronne que par ses vertus, a 0 roiy vivez éternellmenll (Daniel, YI, 21.) Vivez «c à jamais, 6 grand roi, couvert de gloire, comblé «c de bonheur, aimé ou craint de toute la terre (i) ! »
Nous trouvons les mômes sentiments dans le discours qu'il prononça au synode de Rouen, en 1682. « On fut oblige, dit son biographe, d'y souffrir un <x commissaire catholique avec celui de la Religion, a le roi n'ayant point eu d'égard à nos remontrances. « Ils firent chacun un discours à rouvcrturc du « synode, et le président (Du Bosc) y répondit en « ces mots :
<c Messieurs, voici le premier de nos synodes où « nous ayons vu deux commissaires de la part du «t roi. Nous n'avons garde de nous en plaindre, « Messieurs, parce que le profond respect que nous « avons pour les ordres de Sa Majesté nous les fera « toujours recevoir avec une soumission entière. « iNûus savons obéir au souverain, non- seulement « par la crainte de la colère, mais principalement par « le devoir de la conscience; et ce sentiment, qui « est toujours nécessaire, est surtout raisonnable «c dans un temps où nous vivons sous le plus grand « roi du monde, sous un monarque qui est encore « plus grand par sa personne que par ses exploits
Cl) Les deux Sonveradm. {Sermon» ntr âivéTê textes conwmiUt autempt^ Tome IV, pages i22-i38.}
riBRaE DU BO&G. 381
« et par ses victoires, l)inn que ses armes triomphent « partout où elles paraissent. Les quatre parties du « monde en ont ressenti la force : ce n*est plus TEna rope seule qui l'éprouve; c'est l'Asie, c'est l'Africt que, c'est l'Amérique même qui tremblent sous <K son pouvoir; et s*il y a des lieux où «es armes ne (c s éteudent pas, sa réputation l'y fiait mieux thoma pher que ses troupes et ses vaisseaux. Mais on peut « ajouter que sa présence passe encore de beaucoup « et la puissance de ses armes et la gloire même de « sa réputation; et que s'il pouvait se faire voir <c dans tous les pays qui sont hors de son empire, a comme le soleil qui est son emblème, il se ferait « des sujets dans tout l'univers.
a II n'y a donc rien de plus juste que de révérer « tout ce qui part d'un prince si extraordinaire. Aussi «c pouvons-nous protester avec vérité que si le chan* ce gemeut qui s'est fait dans l'établissement des com- «( missaires de nos synodes nous a touchés, c'est «f que nous avons craint qu'on ne voulût lui rendre ce suspects notre zèle et notre fidélité à son service. « Rien ne saurait nous être plus douloureux que la a diminution de l'honneur de ses bonnes grâces, et a la vie nous deviendrait amère s'il pouvait croire oc que nous eussions besoin d'autres lois que de a celles de nos propres cœurs pour demeurer at- « tachés inséparablement à ses intérêts.
<r C'est, Messieurs, ce qui vous paraîtra dans cette Cl assemblée. Yous n'y remarquerez «{ivune obéisa sauce sincère et religieuse, qu'une ailéction ar-
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« dente, qu'uoe fidélité à toute épreuve pour Sa « Majesté, et nous retirerons cet avantage de votre « nombre qu'au lieu d'un témoin, nous en aurons a deux de notre parfaite innocence en tous ces «e égards (1). »
Ce loyalisme est général chez les réformés du temps. Ils étaient, quoique campés en France, jaloux de leur qualité de Français, et identifiaient, comme lout le monde, la patrie et le roi. Sans doute, la louange excessive ne peut être excusée, et celle que les prédicateurs d'alors prodiguaient à Louis XIV est une tache dans leurs sermons; mais cette louange était sincère. La royauté avait rendu de très grands services à la nation, surtout en diminuant la tyrannie féodale, et le peuple, qui ne s'éprend pas pour une abstraction, reportait sa reconnaissance sur l'homme qui était alors le représentant de la royauté. L'amour du roi était la forme du patriotisme. Nous pouvons nous en moquer; mais qui sait si bientôt on ne se moquera pas aussi du nôtre? Dès maintenant, ne se trouve-t-il pas des personnes qui mettent bien audessus de la patrie la communauté des pensées et des sentiments?
Les réformés devaient, ou se révolter contre le roi, ou s'attacher Ji lui en dépit de lui-même. Ils prirent ce dernier parti. Jamais ils ne cessèrent d'être royalistes, et alors même que la persécution les forçait à se révolter, leurs instincts monarchiques se trahissaient encore par le choix de leurs chefs, qui
(t) rie de Pierrt Du Sote^ pt|ei 119-131.
PlIRM DU B08C. 383
appartenaient aux premières familles de TËtat. On a dit que le protestantisme pousse à la démocratie, et que quand il ne le fait pas, il renonce an caractère qui lui est propre. Je réclame contre cette assertion. Il a été républicain sous Calvin et Gromwell; mais Ta-l-il été sous Luther? L' est-il chez les Moraves, qui, malgré leur constitution démocratique, vivent avec une parfaite soumission sous toute espèce de gouvernement? Il y a coïncidence peut-être, rapport extérieur, mais non intérieur. Le christianisme entraîne toutes lês pensées avec lui, mais laisse subsis ter tout ce qui ne lui est pas contraire; il influe sur l'état social, mais ne se soucie pas de la forme. Les protestants de France, au dix-septième siècle, distinguaient soigneusement les deux domaines et ne mêlaient pas la politique à la religion.
Arrivons à grands pas au terme de la carrière de Du Bosc. Son intervention en faveur de son parti devint de plus en plus nécessaire. Ainsi, en 1676, il fut envoyé, avec d'autres ministres, auprès de M. de Châteauneuf, secrétaire d'État, pour lui présenter les principaux griefs des réformés. Voici la liste qu'ils en dressèrent; elle nous donne une idée de Tétat de la nation réformée à cette époque :
« I, Les enfants enlevés au-dessous de l'âge, et «c les autres personnes empêchées d'embrasser notre « religion. — II. Les exercices interdits et les tem- «c pies démolis, contre la disposition des édits. — « lil. Le refus que Ton faisait de juger les Églises <( de bailliage, qui, sous ce prétexte, demeuraient
384 PIEaRK DU B08G.
«privées d'exercice. — IV. L*arrêt surpris contre «c les ministres de fief. — Y. La vexation pour les a arts et métiers» si grande Qu'en plusieurs lieux « on ne voulait pas mùme d apprentis de notre re- «c ligion.~VI. L!arrêt de la résidence des ministres, ce qui les arrache à leurs troupeaux. — YIL Les eona suiats mi-partis ôies, avec rentrée au conseil de a la police, où se font les impositions des deniers «communs, — VÏIL Les a&ires criminelles faites « sous prétexte de subornation. — IX. Les malades « troublés par les prêtres et moines. — X. La facilité « d'obtnnir des arrêts au conseil et aux parlements, « sur requête.— XL La rigueur exercée contre les « relaps prétendus. — XII. L'arrêt surpris pour em- « pêcher T impression de nos livres, sans la permis- « sien des gens du roi, contre les termes formels « de rÉdit (1). »
Inutile de dire que cette requête demeura, comme les autres, sans résultat.
La réputation de Du Bosc était parvenue à son plus haut degré. Il était, avec Claude, le premier homme de son parti. Claude l'emportait surtout comme controversiste, Du Bosc comme orateur, et nous en avons la preuve dans les nouvelles démarches que fit alors l'Église de Paris pour l'attirer à elle.
« Dans ces cntrelaites, dit son biographe, l'Église « de Paris pensait à faire un dernier effort pour ar- « racher M. Du Bosc à son troupeau. MM. de Ruvi- « gny père et fils le sollicitèrent fortement de répon-
(0 ne ie Pierre Jht Bœe, pages se-sr.
nBRHB DU B08G. 385
« dre à ce dessein. Us lui dirent même qu'ils en « avaient parlé au roi et que, sur la proposition qui
« eu avait été faite à Sa Majesté, elle avait demandé « deux jours pour y penser; qu'au bout des deux « jours le roi avait déclaré à M. de Ruvigny le fils a qu'il consentait à cet établissement, u ayant appris <c que du bien de lui et sachant d'ailleurs qu*il était « honnête homme et bon sujet. M. et Madame de « Scbomberg» les pasteurs de Charentou et toutes « les personnes distinguées s'y joignirent pour le «r persuader. Maib il leur fit à tous la môme réponse, « qu'il était trop attaché à son troupeau pour le « quitter dans l'état où il se trouvait, et que sa a conscience ne le lui permettait point. M. Claude « l'avait voulu engager à prêcher» peu de jours après « que M. de Ruvigny le père lui eut fait la première « ouverture de leur dessein, et s'en élant excusé, il flc fut' fort étonné que M. de Ruvigny, qui était avec a M. Claude et qui jusque-là n'avait point fait cona naître à M. Du Bosc ce qu'il avait négocié auprès « du Toi, lui dit, pour seconder son pasteur, qu'il « se devait rendre, que le roi était informé que tout a Charentou le souhaitait et que Sa Majesté y donnait « les mains. Mais, au lieu d'acquiescer, M. Du Bosc « avait reparti que cela niénic l'obligeait à ne prêcher « pas, de peur que Sa Majesté ne crût qu'il mendiât «c son établissement à Paris, et qu'il ne voulait pas a qu'un si grand roi le pût soupçonner de faire la « moindre démarche où il allât tant soit peu de « son honneur.
OC Sa fenneté fat telle qu'il n'ajouta rien à sa pre«^
« mière déclaration, sinon qu'il servirait l'Église de €c Pari8, si la sienne y consentait, qu'à moins de cela ff il ue le feirait jamais; mais elle n'empêcha point que « le consistoire de Cliarenton, fortifié de quarante de» « principaux membres de rÉglise, ne résolût à son « insu de l'appeler, de notifier sa Yocation en chaire, « et d'envoyer même ^I. Ménard, avec cinq autres « députés, au synode de Normandie, pour y deman- « der son ministère. Il eut beau dire que son Église a ne consentirait point à sa séparation, que c'était oc son principe de ne s'en détacher jantais que de son « consentement, et que, quand le synode l'ordonne- <c rait) il ne pourrait s'empêcher d'adbérer à l'appel « de son Église, si elle en interjetait un au synode « national. Les députés partirent et n'obtinrent rien, « ni de l'Église, ni du synode, où M. Du Bosc était et présent. Voyant qu'ils ne pouvaient Tavoir absolu- « ment, ils le demandèrent par prêt pour un an, et « son Église s'y étant encore opposée, ils eurent un « second refïis du synode, tellement qu'ils protestè- « rent de se pourvoir de son jugement par toutes les « Toies qu'ils aviseraient bien éftre, conformes néan- «c moins à la discipline (1\ » *
En 1684, on intenta un procès à Du Bosc et à son Église, sur une dénonciation calomnieuse :
« La corruption des témoins qui déposèrent contre « lui et ses collègues qu'ils avaient reçu des relaps à a la communion est si criante, et tonte la procédure
(1) F'U dé Pierre J)u Boee, pagM tOi-IOS.
raiiRB wj losc. 387
« 81 Tiolento et si injuste, que l'on ne peut se ré-
<c soudre, dit son biographe, à en salir le papier. On a ât courir cet homme illustre et ses collègues de «c lieu en heu et de ville en TÎUe, au cœur d'un hiver a cruel, pour y subir divers interrogatoires et ^fre «c couirontés à ces taux témoins. Un les arrêta à Ar« « gentni, les constituant prisonniers par la ville. Ils « n'en sortirent que pour aller à Rouen, où ils de- « meurèrent dans le même état jusqu'au jugement du « {«ocès^ qui finit par la démolition du temple et par « la condamuatiou de ces Messieurs, qui, par arrêt « du 6 juin i68â, furent mis à quatre cents livres ce d'amende, interdits du ministère dans le royaume a et obligés de s éloigner de vingt lieues de Caen, c avec défense de s'habituer dans aucune ville de la « province où l'exercice eût été interdit.
a Le temple avait été fermé dès avant les tlètes de (C Noôl de Tannée précédente , et M. Du Bose avait « couru à Paris, pour tacher de parer le coup et d'ara rèter la violence. Il vit M. le chancelier, mais il a n'en put tirer que des paroles fort générales pour « sa personne et point du tout d'espérance pour son « Église. Au. contraire, il lui ûl connaitre que le roi « était résohi d'éteindre notre Réformation et qu'il a n'y avait que la mort qui l'en pût empêcher. M. Du « Bosc lui repartit qua c'était l'ouvrage de Dieu, et « que toute la puissance des hommes n'était pas ca* « pable de le. détruire et le quitta fort afUigé. 11 fut « mieux reçu de AL le djic de Mcmtausîer, qui fit « tous ses effortâ pour mettre sa personne à couvert.
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« Il en écrivit au procureur géoéral et à la plupart « des juges du parlemeot. La réponse du procureur « général fut que sa charge Fcbligeait à le pousser « à toute rigueur, il s'eu acquitta bieu ; car ses cou* « dusioDS allaient à lui faire faire amende honorable, « à le bannir à perpétuité et à coniisquer ses biens; ce mais elles ne furent pas suivies. Ce ne toi pas tant c< par un reste d'équité et de conscience que la Tour^ «c neile, où il fut jugé comme un criminel, les adou- « city que parce qu'il plaida sa cause en plein parle- « ment avec tant de force qu'il désarma ses juges. Il (ç y en eut qui en furent si touchés qu'ils ne purent <c retenir leurs larmes, et de plus ils craignirent que « l aiiienJe honorable d'un si giaiid lioinme, qui auc rait sans doute soutenu cette épreuve avec une « constance digne des confesseurs et des martyrs du « Seigneur Jésus, ne lit trop d'impression sur les « esprits. Ils se contentèrent donc de faire démohr le oc temple, et de Tarracher à son troupeau et à sa pa- « trie. Cet arrêt injuste est du 6 juin, comme il a été « dit. On l'exécuta à Caen sur le temple, aux fanfa*^ « res des trompettes et des tambours, le â§ du même <f mois, avec tant de fureur que l'on déterra les morts, « qui étaient dans le cimetière joignant le temple, « pour jouer à la boule avec les crânes et fan e toute « sorte d'indignités à leurs os. Un n'épargna pas « même ceux de quelques seigneurs étrangers qui « reposaient dans le même lieu. Pour M. Du Bosc et « MM. Morin et Guillebert, ses collègues, on eut tant <c de dureté pour eux qu'ils ne purent avoir plus de
nms DU BOBC. 388
(K quinze jours pour faire leurs aûaires a Caen. Dans « ce pea de séjour, M. Du Bosc eut la oonsolatioo de « recevoir visite du curé de la cathédrale et de pluie dieurs autres personnes de la religion romaine, de a toutes qualités, qui pleuraient sa destinée, et de « sortir de la ville avec les bénédictions de touL le « peuple catholique, tant il est vrai que ce grand « homme a toujours été cher à Dieu et aux hom^ a mes (1 ), »
A la nouvelle de sa disgrâce, l'Angleterre, la HoK lande et le Danemaric se disputèrent l'honneur de le
posséder. Il accepta la charge de pasteur de l'Église firançaise de Rotterdam, où il arriva à la fin du mois d'août de Tannée 1085, quelques semaines avant la révocation de 1 Kdit de Nantes. Le premier janvier 1 686, il y prêcha, sur la Nouvelle eriatwrej un ser* mon remarquable par les allusions à cet événcuient tout récent, allusions qui montraient ce que la piété peut conserver de calme et de modération jusque dans l'extrême douleur. Voici ce passage :
« Quelle année, bon Dieu, pour nous autres réfu^ « giés! Une année qui nous a fait perdre notre pa» ce trie, nos maisons, nos familles, nos parents, nos « amis, nos biens et nos facultés. Une année qui, par « un malheur encore plus grand , nous a fait perdre « nos églises, nos temples, nos sanctuaires, et nous a « (ait voir dans notre royaume toutes les maisons de « Dieu rasées jusqu aux iondemeuts et changées en « des monceaux de pierres. Une année qui nous a
(0 Fie de Pierre Du Bosc^ pages iS6-i39.
d90 MBaRE DU Boec.
« enlevé cet édii sacré, qui devmt être perpétuel et « irrévocable ; cet écUt qui avail servi près de cent ans « de fondement à notre subsistance et à notre ]i« « berté; cet édit qui était le bouclier sous lequel nous « croyions devoir être éternellement à couvert des « dards les plus enflammés, des traits les plus enve- « nimés de nos ennemis. Une année qui nous a jetés « ict, sur les bords de cette terre qui nous était in- «c connue et oi!k nous sommes aujourd*hm comme de « pauvres corps que la tempête a poussés par ses « violentes secousses. Encore comment s'y trouvent « plusieurs de ceux qui s'y rencontrent maintenant? « iiéiasl comment le dire sans étoufTer de douleur?
Plusieurs n*y. ont sauvé qu'une partie d'eux-» « mêmes et gémissent jour et nuit après le reste qui « leur a été arraché par la force de la persécution, flc Combien de maris qui pleurent ici leurs femmes, a qui sont aujourd bui resserrées et renfermées dans « les donnons de l'idolâtrie, c'est-à-dire dans ces cou- <c vents où il leur faut souffrir des tourments et des « violences incroyables ? Combien de femmes qui re- « grettent leurs maris prisonniers et arrêtés dans des « fers plus cruels que la mort même? Combien de « pères et de mères qui soupirent incessamment après « leurs enfants, qu'on leur a ravis et qui sont aujour- « d'bui les victimes de Terreur et de la superstition? u Combien de parents qui ne vivent que de leurs « larmes, dans la pensée de la perte de leurs misé- « rables parents, qui ont succombé soui< le joug des K oppresseurs et qui ont eu la pitoyable faiblesse de
PIURB DU BÛSC. 9§t
^ livrer leurs âmes pour sauver uae partie de Jenr
et bien , par une infirmité aussi condamnable que si « i on donnait sa téte pour garantir son chapeau, ou « pour sauver du moins la moitié de sou cordon?
« 0 année triste entre toutes les années du monde! « £t s'il y eu eut jamais qui mérita d'être marquée oc d'une pierre noire , pour signe et mémorial de « ses malheurs, celle-ci très assurément le doit être « plus que toutes les autres. Quel «faanfiement donc « cette nouvelle année ne nous fait-elle point voir « dans notre condition, puisqu'elle nous montre tant « de pères sans enfants, tant d'enfants sans pères, « tant de maris sans femmes, tant de femaics sans « maris , tant de pasteurs sans églises , tant de per- « sonnes de toutes conditions sans bien, et quelques* « unes même sans pain que celui qu'elles trouvent « dans le secours des personnes charitables. 0 année « qui nous a tant changés en toute manière, combien <c nous obliges-tu à nous changer aussi en nos mœurs, « à nous renoaveler par une meilleure vie, à devenir « de nouvelles créatures devant Di«a, afin d'arrêter « par un bon amendement ses Héaux et ses vengean- « ces, de mettre une borne et une barrière à son inoc dignation, de changer nos journées tristes et misé- «c rables en d autres plus heureuses et plus agréables a et de nous obtenir par une nouvelle vie un nouvel « an de bénédiction et de grâce (1). »
Ce ne sont pas là les violentes invectives auxquelles les catholiques prétendent que les prédicateurs pro-
<t) StrmoÊU «iir ûtoen Uxtei» Toae 1*» pagCB S$i-8SS»
dOâ raiBE vu B08G«
testants s'abandonnèreat sans retenue après la réiFoeation. Cette accusation est toute gratuite. Les
passages de Saurio qu'on cite à Tappui sont remarquables au contraire par leur dignité.
Le chagrin mina la santé de Du Bosc et, quoique entoure de boins, de prévenances et d'honneurs , il succomba à Rotterdam^ en 1692.
Les sermons de Du Bosc font époque; le premier, il a conçu et réalisé l'ensemble des conditions de la prédication : il est le premier orateur complet. Nous avons de lui sept volumes de sermons, extrêmement rares. II ne publia lui-même que les deux premiers» sous le titre de Sermons sur divers textes de l'Ecriture Mtft/e (1687). Ses héritiers publièrent, en 1699, en trois volumes, ses Sermons sur VÉpîlre d$ saint Paul atix ÉphèsienSj contenant l'explication des principales matières contenues dans les trois premiers chapitres de cette épiire. Enfin, en 1701 parurent deux nouveaux volumes, intitulés Sermons sur divers textes de l'Éeri' iure sainte convenables au temps (i^.
Nous diviserons notre étude sur Du Bosc en trois parties, correspondant aux trois parties de l'homilétique : VinveiUion , la disposition (ou la structure) et l'exécution (ou le style).