II. Structure du discours de Du Bosc
Cest la méthode d'explication dans sa pureté, mais dans sa perfection. Et toutelois, c est déjà le sermon synthétique, par YeSet du choix des textes, qui pres^ que tous sont courts et découpés de manière à renfermer à l'ordinaire une proposition, même dans l'explication suivie de TÉpitre aux Éphésiens. La décomposition est très simple. Rion n'est plus facile à suivre, plus coulant qu'un sermon de Du Bosc; nen ne sent moins Fart; rien n'a moins d'appareil et d'échafaudage; mais sans disgression, sans disproportion ; il trouve de telles richesses dans la ligne directe de son sujet, qu'on en est toujours étonné.
On ne peut jamais lui reprocher de diviser pour diviser; en général, c'est l'étude du fait, non un procédé abstrait de logique, qui lui fournit ses divisions. Sa méthode se réduit le plus.souvent à éclaircir et à justifier successivement toutes les parties d'un texte. Parfois cependant, il choisit des textes dont les parties ne î»oni pas indiquées par des articulations ap-
parentes, celui-ci, pai* exemple : Vous éUs sauvés par frêee^ij. kà ila foui à taire, eC eaainiail s*y preocMI? Il eomomce par définir la grlk»;— pais il en indique 1^^ aipèees — ies caractèreà, — eofio, les degiéa. Ccat ià loalaon pian.
Rien ne semble plus facile que des plans si êîmpèca; maia celte aj^iar^ie IsKiftifé ae doit pas Mre îllasmii. La aiMiode de Dq Boee exige «me Ic^qne très sûre et Ires délicate, et pltb& de travail peutêtre qu'une méthode en apparence plus laborieuse. Ce sont les grands écrivains qui effrayent le moins ; les écmaÎDs de second ordre réveiiient iûen plus aeweal Yîàéef d'M travail dîftdie.
Ayant Dn Bosc , Texorde n était pas considéré eoflame tfne pvtie très importante du diseoais; il n'y avait même pas d^exofde, an sens o# en rentené aif jcmrd hui. Ce n était qu'une introduction nécessaire, qaà jouait à pen près le r61e de FexpOsitîott dans le drame. Chez Du liosc, il preiRl une importance oratoire, une valeur littéraire. Avant lui, ce n'était que le seuil <is la porte; chez lui, e'est m poftiqoe, un péristyle. Ce n'est pas encore un discours dans le discours, mais ce n*est plus simplement ie développement d'une idée prise tout-joignant le sujet, comme le veut Théremm. Du Bosc prend d'ordinaire ses exordes à quelque distance du sujet; ils sont toujours heureux, naturels et piquants, et éveillent l'attention par quelque chose d'inattendu. Yoici un des plus re^
j L'i Doctrine de la grâce. (Semam fUT dbters itxteê eomfenaUeê O» t4mp$* Tome i**, pagef 57-1080
f0MK DU BOSC 415
maïquabies. C esl i'exorde du senuoû biu' la JJodrim
« La cuiiduite de Dieu envers l'ancien Israël est « ^Qô doule aduurabiB ea Unîtes choses, el quaod oa « la .oonsidèr» attenliTement, on y Toil reluire une a divine et incomparable sagesse. Mais eela parait a surtiwt eo ce que les délivraBces, les snccèi et les « avantages de ce peuple ne venaient point de lui ni « de ses efiorts j mais de Dieu et de sa bouté* Car « si le tyras cpii l'opprimail en Égypte fot eontnînt « de le mettre en liberté, ce n'est pas qu'Israël prît « les armes pour ft'aâraiicliir de soa joug, ifu'il levât « des troupes, qu'il domiât des batailles, qu'il entre^ « ptît des sièges et qu'il allât bloquer Piiaraan dans « sa ville, en le forcer dans soa palais; Boaie ce fnl <c Dieu seul ijui combattit pour son affranchissement c et qui, anaant ses ange» d'une épée veageresse, « égorgea par leur mii^ imrknble leuB- les aluéfl de f/b ce grand royaume, pour i obliger à laisser aUer son « peuple*. Si ensuite on le voit passer la ner Rouge^ « ce n'est pas qu'il équipe une flotte, qn'il bâtisse
des vaisseaux, qu'il amasse des pilotes et mate* « lots experts^ et qu'il mette ea cenvre» e» 1» voile «c oa r aviron ; mais c'est que Dieu , par une faveur c admirable, fend le* golfe devant hii et h» hit un a chemî» 9«e an travers des eau:s. 9t dans le éésert « il se nourrit à son aise, ee n'est pas qii'ii laboure «( la terre^ qu'il sème des graÎBS, qi»*!! plaate des ar«
a bres et qu'il ia,SbC ou des moissons de bie^>, ou des « réeoKe» des fniits qui servent à sa nourriture; mais
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a c est que Dieu lui-même lui apprête du pain et le « lui envoie tons les matins à la porte de ses tabema- « des par une pluie miraculeuse qui tombe du ciel. « S'il se guérit des morsures venimeuses des serpeats «c brftiants» ce n*est pas qu'il s'appli(|ue des remèdes, « qu'il prenne des médecines, qu'il se serve ou de la « vertu des herbes, ou de la force des minéraux, ou «c de la composition des thériaques et des antidotes ; oc mais c'est que Dieu lui-même lui sert de médecin 8t le délivre par miracle à la vue d'un serpent d'ai- « rain qu'il avait fait ériger devant SCS yeux. S'il lia- « verse heureusement le Jourdain, ce n est pas qu'il « fasse des ponts sur cette rivière, qu'il cherche des « gués, ou qu'il entreprenne de la passer à la nage « et de gagner la rive opposée à force de bras ou de « rames; mais c'est que Dieu, présent dans son arche, « qui était le symbole de sa majesté, arrête ce fleuve « au milieu de son canal et, le contraignant de re- « tourner vers sa source, laisse par ce moyen le pas- « sage libre. Enfin, si ce peuple se rend maître de « Jérico, qui s'opposait à son établiss^nent et à ses « conquêtes, ce n'est pas qu'il lui livre des assauts, « qu'il fasse des tranchées , qu'il approche des ma- « chines, qu'il emploie uu le bélier ou la sape, et « qu'il avance contre elle les forces de ses tribus; « mais c'est que le Dieu des batailles renverse par a son bras puissant les murailles de cette ville inso- « lente et en rend ses enfants victorieux, non par l'é* « pée des soldats, ni par la vaillance des capitaines, tt mais par la seule haleine de ses sacrificateurs.
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« Que veut dire, mes frères, celt^ conduite remar- « quable et mystérieuse de Dieu , — sinon que ce a n'est point à Israël , à ses forces ni à ses exploits, 4E qu'il faut attribuer son bonheur; que ce n*était « point à ses armes qu'il devait ses délivrances; que « ce n'était point de son industrie ni de son travail ce qu'il tenait sa subsistance; que ce n'est point à « ses combats qu'il faut donner l'honneur de ses vic- « toires et de ses triomphes; mais que c'est à la seule « grâce de Dieu que toute la gloire en appartient, et c( que ce grand libérateur , qui le sauva par tant « d'illustres effets de son infinie puissance, en mé- « rite seul toute la louange? Et comme la délivrance « d'Israël était une ligure expresse du salut de TÉcc glise, Dien voulut par là nous élever encore à un « })1lis haut et plus considërable mystère : c'est que le « salut des hommes ne vient point d'eux, ne s'acquiert <c point par leurs forces, ne dépend point de lenfs « œuvres, ne se gagne point par le mérite de leurs « travaux et de leurs vertus ; mais qu'il faut le rap- « porter tout entier à la grâce du Seigneur, qui nous « l'accorde par un pur effet de sa miséricordieuse « bonté. Cest cette vérité importante que Tapôtre des « nations nous enseigne maintenant dans noire texte, c; ail vous voyez qu'il pose cette maxime Ibndamen- <c taie que nous sommes Mwvés par qràte^ pour nous « apprendre que nous ne le sommes point par nos <c ceuvres, comme lui-même s'en exprime ouverte- « ment dans la suite, quand, après avoir prononcé c( cette excellente sentence, que nous sommes sauvés
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« par i^^râce, il ajoute, comme pour s'expliquer plus « clairement : par la foi, et cela non point de nous^ « e*e9ê le dm de Dieu: non point par œuwreSy afin que « nul ne se glorifie i i). »
Du Bosc a aussi iatroduit, ou du moins généralisé, dans la chaire protestante, Tart des transitions, artifice innocent et très utile, qui consiste à lier d'une manière naturelle, aisée et intéressante, les différentes parties du discours.
Voyons maintenant, à Tappui de ce que nous avons dit sur la structure du discours de Du Bosc,
l'analyse de quelques-uns de ses sermons, et commençons par le sermon sur la Nouvelle créature en Jésus» Chritty prêché à Rotterdam le 1^*^ janvier
Texte : Si quelquun est en Christ, qu'il soit nouvelle eréature, (II Corinthiens, Y, 17.)
Exorde. Sur les enseignements de ce grand docteur qu'on appelle le temps. Aujourd'hui que Tannée se renouvelle, il nous invite à nous renouveler.
Division : I. Qu'est-ce qu'être en Christ?
il. Qu'est-ce que la. nouvelle créature?
I. Jésus-Christ est tme nous, pour nous, dans nous. Nous sommes avec Christ, à Christ, en Christ. Il n'y a que ce dernier degré, ou ce dernier rapport, qui nous rende jouissants du salut de Christ.
(0 Sermon» wr diven UxUt âé VÉeriture «ointe. Tome I**, pages S7-6i. Voyez aussi Texorde da fennon tur t Jtkiianu de* pfOeni* {Sermotu êur t'ÉpUre aux Éj^iriens. Tome Ul.)
(3jl Ihid* Tome t*, pegee S45-I8e.
FIBMUI DU BO£G* 419
Être en Christ, c'est être dans l'esprit de Christ : « Si nous ne sommes à Jésus^hrist que par l'ouïe « de sa parole, que par la participation à ses sa^ « crements ou par la fréquentation de ses temples, « nous ne serons point pour cela en Jésus, puisque « toutes ces choses- là ne sont point en lui, mais tt seulement autour de lui. 11 n'y a que son esprit « qui lui soit intérieur, qui soit dans son sein, qui « soit dans lui- môme, et par conséquent ce n'est
que par cet esprit qui est en lui que nous pou- <c Yons être véritablement dans ce grand Sauveur. »
On peut mourir au Seigneur, pour le Seigneur même; ce n'est rien si l'on ne meurt dans le Seigneur.— Ici vient Texempie du martyr Sapricius : a Un nommé Nicéphore, qui était mal avec lui, le « Voyant mener au supplice, touché de sa peine, a et en même temps rempli de l'adaiiiation de sa «c fidélité et de sa coustance, courut se jeter à ses « pieds, lui demander pardon de Toffense qu'il lui « avait faite, le prier d'oublier lout et le supplier « avec toute l'ardeur imaginable de lui accorder a sa paix et de lui donner sa bénédiclion. Mais tt cette âme dure et inhumaine n'en voulut rien « faire; cet homme implacable lui refusa sa récon- « ciliation et ne daigna pas seulement regarder ce « pauvre suppliant, qui souhaitait si passionnément «c son amitié, dans un temps où elle ne pouvait plus « lui servir de rien. 0 détestable martyr! martyr « de Jésus-Christ et du diable tout ensemble, puis- <c qu'il mourait pour la vérité de Tun et qu'en même
4â0 riBRRS DU BOSG.
« temps il suivait les inspirations de Tautre. Il souf- « frit pour le Seigneur, mais hors du Seigneur, hors « de son esprit, qui est un espril de réoonciliatioii « et de paix. »
Or cet esprit est un esprit d'adoption, non de servitude,— de cèarité, — de zèle,— de prière, — de sainteté.
Voyez si vous avez ces caractères, et vous pourrez jui^c i par là si vous êtes en Jésus -Christ, « et « c'est cela mêioe qui vous fera voir la force et la « nécessité de la conséquence que l'Apôtre tire dans « la seconde partie de notre texte, quand il dit : d Si gud^'un est en Chrisif qu'il mi nouvelle créa" u ture, puisque TEsprit de Christ produit in&ûlli^^ « blement le renouvellement de la vie. »
IL Le texte peut aussi se traduire : Si quelqu'un e$t en Christ, il est une nomelle créature. Mais les deux sens reviennent au même.
Cette expression est une allusion à des idées juives. Quand un enfant était parvcDu a l'âge de treize ans, et qu'il s'était appliqué à l'étude de la loi de Moïse et des traditions, les Juifs disaient qu'il était fait tme nouvelle créature, « voulant dire qu'alors, a ayant acquis les connaissances nécessaires pour <K bien vivre, c'était un homme nouveau devant « Dieu, remph de la science de ses lois et propre « à exercer les vertus d'un fidèle Israélite. Et ils c< alléguaient là-dessus ces paroles du quarantc-troitt sième d Ijisaïe, où. Dieu dit : Je me suis créé ce peu^ « ple-ct; Us raconteront ma huange ; d'où ils avaient
PIKRAS DU BO0G. k^i
ce tiré œtte dénomination de nouvelle créature. Saint ce Paul donc y accoutumé à ce langage , s'en sert « heureusement envers les chrétiens, pour leur M insinuer Uaas l'esprit que ce sont eux véritablea ment C[ui doivent être les muoeHês créaiuriê. »
C'est une régénération ; elle ne détruit pas Thomme, elle ne détruit que le mai.
Toutefois l'homme régénéré est bien une nouvelle créature. — Énumération des changements qui se font en lui : <c II a d'autres yeux, ces yeux vife et périt çants de la foi, qui pénètrent à travers les cieux, « qui aperçoivent les lumières célestes de la venié « et les beautés divines de la sainteté et do la vertu, ce qui voient les choses invisibles et rendent présentes a celles qui sont le plus éloignées dans l'avenir. Il a a d'autres oreilles, ces oreilles attentives et obéis^ a santés, qui prennent plaisir à Touïe de la parole ce de Dteu, qui écoutent soigneusement les oracles du « ciel pour les retenir, le bruit et le tonnerre des « menaces pour les craindre, la douce voix des proce messes pour s'en consoler et s'en réjouir, l'éclat « des exhortations et des remoi^trances pour en pro- « fiter Il a d'autres sentiments et d'autres mouce vements que les ordinaires. Sa crainte^ c'est de « pécher et d'offbnser Dieu ; sa colère, c^est le zèle « pour la gloire de l'Éternel; sa tristesse, c'est la « douleur de la repentance; sa joie, c'est la paix «c de la conscience; son amour, la charité envers « le prochain^ sa haine, l'horreur du vice; sou « espérance, Vattente des biens étemels; ses exer-
^22 PIBRRB DU BOSG.
ff cices, les bonnes œuvres ; ses divertissements, les « louangos du Seigneur; sa vie, une coutmuelle pra- « tique de la piété. Vous diriez que sa première na- « ture est toute ebangr^e, qu*un autre sang coule « dans ses veines, qu'un autre souille est dans ses a narines et qu'il est transporté dans un tout autre « élément. » — Exemples de la pécheresse , de Saiil et de Tenfant prodigue.
Ce renouvellement a lieu en tout fidèle.
Ce renouvellement est l'ouvrage de Dieu.— Du Bosc arrive à celle dernière idée par une de ces transitions qui le caractérisent :
« C*était cet heureux renouvellement que David c( demandait à Dieu dans le psaume de sa pénitence. « O DieUf disait-ily crée en moi m emUt net et remu- « telle en moi un esprit bien remis. Son jjreiuier cœur « était tout gâté. C'était un cœur qu'un amour impur « avait souillé, qu^un feu impudique avait embrasé, « qu'une fureur aveugle avait cruelleiuent déter- « miné au meurtre d'Urie, après la débauche de sa « femme. David donc pénitent avait raison de cono damner ce cœur criminel et d'en demander un autre « tout nouveau pour brûler désormais d'un autre a amour, aussi pur, aussi saint, aussi salutaire, que le a précédent avait été vicieux et coudaïuiiable. ODieUy a disait-il dans le mouvement de sa contrition, crie « en moi un cœwr net et renouvelle en moi un eeprit bien « remis. Car eu effet, mes frères, cet admirable re- « nouvellement est l'ouvrage de Dieu^ c'est l'effet « d'une puissance divine, et il &ut que cette même
PIERRE DU BOSG. 423
<x maiD éternelle et toute-puissante qui créa le moude
a au commencement, soit celle qui forme encore « aujourd'hui le nouvel homme dans nos âmes. » Cette création est plus merveilleuse que celle du
monde.
Ëlle nous est commandée dans le texte. Pourquoi nous commander ce qui n*est pas notre ouvrage?
Première rojjonse : Dieu emploie la parole dans les deux créations.
Deuxième répons : Nous sommes coopérateurs dans cette œuvre.
Troisième réponse : Cette œuvre est progressive, comme celle de la formation de Thonmie physique.
Cette création est nécessaire :
i"* Parce que sans elle il n'y a pas de communion avec le Sauveur. Il n'en était pas de même dans le paganisme, a On pouvait élre dans le service des a faux dieux avec des mœurs dépravées, parce « qu'eux-mêmes en donnaient rexeai|>le à leurs ado- «c rateurs et à leurs dévots... Mais le Dieu des chré- « iiens est si pur et si saint qu'il ne peut regarder « le mal sans horreur. Il faut duiic ou rompre avec <K luij ou faire divorce avec le péché, qui est incompa- «c tible avec sa nature et inalliable avec son esprit. »
2* Parce que, sous le règne de Jésus-Christ, tout étant nouveau, il faut que nous le soyons aussi. « Jésus -Christ mettrait -il le vin nouveau de son « royaume céleste dans de vieux ouaires, dans de « vieux pécheurs, qui garderaient toute la lie et « toute l'infection de leurs vices? Coudrait-il Tbabit
kSk FUBBK DU BOSG.
«c neufy la robe blanche de sa justice, le crêpe pur «c et luisant de ses justifications, avec les vieux hail^
« Ions du péché, pour faire un habit extravagant, fic qui déshonorerait sa grâce? Non, non, il n*a garde « de faire un assortiment si étrange. Il vent que « tout soit nouveau dans ce qui lui appartient. £t si a son ap6tre, nous exhortant à servir Dieu en »ou- « veaulé d'esprit, uo veut pas même souffrir que nous « le servions en vieillesse de lettre y c'est-à-dire avec « les cérémonies et les rudiments de la loi, combien « moins avec la yieillesse du \ice, avec cette lèpre « du vieil homme, qui nous rend horribles aux yeux « de- Dieu I Si donc quelqu'un est en Christ^ qutl lotl « une nouvelle créature. »
Vous y êtes particulièrement obligés, vous réfugiés (1), mais TOUS aussi qui nous avez accueillis et qui avez vu par ce fait vos troupeaux croître de plus de moitié dans le courant de l'année dernière. Tant de changements survenus nous disent que nous devons aussi nous changer nous-mêmes, afin que nous soyons de nouvelles créatures devant Dieu et devant les hommes.
Le sermon sur ÏAihéisme des païens (â) a pour texte : N'ayant point d'espérance et éiani sans Dieu au monde. (Éphésiens, II, 12.)
Ëxorde : Il est bon de revenir sur le passé, comme saint Paul y fait revenir les Éphésiens.
(0 Ic{ trouve sa place iu lableau déjà cUé Ue l'aanéu 16&5. Voir ci-Ut*»§us
pages 389-39(.
C2) Sermonêvur rÉpitn mi» Éphitient, Tome 111, page 4T.
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Division : L Les païens étaient sans espérance.