Avec douleur; car c'est pour cela que Dieu nous frappe
2. La douleur ne suffit pas; Ésaû pleura, mai3 ne se repentit point : il faut donc écouter dans un
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esprit de repenlance. La douleur saos cela n'eâl (qu'une faiblesse d'enHeiût.
3. A la repentaûce il faut joindra Vamêndmuiu. — (Mais ces deux dispositions, pourrait-on demander à Du Bosc, se conçoiventreiles séparémmit? La repen* tance ne produit-elle pas l'amendement, aussi nécessairement que le feu produit la chaleur? )
Importance d'écouter (et d'écouter ainsi) cette parole. Il y aurait moins de danger a ne pas écouter sa faro^ proprement dite. « J'avoue qu'il est bien «c important d'écouter cette excellente parole du Dieu a vivant, qui est sa puissance à baiut, le ministère « de son Esprit^ la lettre royale de sa grâce et la se» « mence incorruptible de sa gloire; mais néanmoins a cetio parole est un moyen ordinaire que Dieu em- « ploie tous les jours, pour rinstmetion et Tédificaa tiun continuelle de son Église. C'est le pain quoli- « dieu de ses enfants, qu'ils peuv^t trouver tous c les matins, ou dans la chaire des piédicateurs,. ou « au moinb dans le livre des Écritures saintes, si bien « que la négligence à Fégard de cette par<^e n'est pas « si absolument mortelle, parce que ce qu'on a omis a une fois, on le peut réparer une autre.... Mais la « verge de l'afiOiietion est un moyen extraordinaire» « dont Dieu ne se sert pas Ioqs les jours, et qu'il ne « met en œuvre que dans les grands mouvements « de son cœur, que dans les fortes entreprises de sa € providence et dans les occasions rares que sa sa- « gesse lui fournit. Car punir, dit le prcphète, est « son œuvre étrange et sa besogne ma accoutiiBiée
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«c (Ësaïe, XXYIII» 21), si bien que la négligence né ce peut manquer d'y être funeste. Quand Dieu parle a par ses verges, on ne peut, sans se perdre, remet- « tre à une autre fois à l'écouter; il faut prendre « Toccasion et la ménager avec soin, parce qu'étant « passée, il n'y a plus de retour, plus de moyen de c remédier à sa faute et de retrouver la grâce qu'on a a iaiSiée échapper. 0 homuies donc, si jamais vous <c devez écouter Dieu, c'est lors qu'à la voix de sa <K parole il ajoute ceHe de ses verges, pour faire plus « d'impression sur vos âmes. »
Si nous n'écoutons pas la verge, il arrive de deux choses Tune : ou que Dieu redouble ses châtiments, ou qu'il se tail absolument, ce qui est bien plus redoutable.
Puis(|ue le péril est si grand, prenons aujourd liui la résolution d écouter, et surtout de nous amender.
ce Je n'irai point loin chercher des exemples qui « vous y obligent. Je ne courrai ni à Ninive, ni à a Antioche, et je ne feuilletterai point dans ce desa sein les annales de Tantiquîté ecclésiastique. Nous a avons plus près de nous et en nos jours nous avons « devant nos yeux des exemples illustres qui nous « peuvent servir de modèle. Cette Église qui réside c( dans la ville capitale de notre royaume et que sa « situation glorieuse met à la téte de toutes les aucc très, nous en fournit un extrêmement remarquable, ce Touchée des grands coups que Dieu a frappés de* <ic puis peu sur nos troupeaux et reccmnaissant que a ce sont véritablement nos péchés qui ont. allumé la
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« juste colère du ciel, elle s'est mise dans les senli- « meots d'une conversion admirable. On y remarque ce on changement extraoïdinaire dans toutes les con- « ditioDs et dans tous les ordres. Les grands, les pe- « titSy les hommes^ les femmes et les filles, les yieux « et les jeunes, tous paraissent dans un même esprit « d'amendement. Uu n y parle que de réforme dans « les habits, dans les repas, dans les conversations, « dans les manières et dans tout l'air de la vie : on « ne s'y entretient présentement d'autre chose. Le « luxe s'y bannit pour faire place à la modestie. Le « théâtre y est abandonne pour courir au temple. « La lecture des livres du monde y est proscrite, pour « s'attacher à la lecture de la Parole de Dieu. On y « voit les inimitiés, les querelles, les procès mêmes « tomber aux pieds de la charité avec une édification « merveilleuse, et Ton s'y empresse à se réconcilier oc et à s'embrasser dans un amour chrétien, comme ce on faisait autrefois à se pousser, à se supplanter et « à se plaider. Il semble que Ton y ait entrepris de « forcer le ciel et de ravir sa grâce, par la sainte violence d'une dévotion ranimée. Le jeudi de la sea maiue précédente, on y célébra un jeûne public, où « l'on fit paraître tant d'humiliation, tant d'émotion, a tant de repentancc, tant de dessein de bien vivre, a que la bonne odeur même de ce sacrifice évangé- « lique s'est répandue par tout le royaume. Béni soit « le Seigneur, le Dieu d'Israël, qui a visité son peu- «[ pie et qui lui a mis au coeur de si justes et de si « louables sentiments! Cestun sujet d'espérer qu'on
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« pourra bientôt ajouter : Béni soit aussi ce bon et «c miséricordieux Seigneur, qui a la délivrance de « son peuple !
« Maib pour obleair cette giâce si désirée, joi- « gnons-nous à ces chrétiens qui ont levé si haut « renseigne de la repentance dans notre.commnnion. « Ne souffrons pas qu'ils viennent à la perfection sans « nous. »