‹ Histoire de la prédicationChapitre 39 sur 55 · Ces noms mêmes, quels sont-ils · texte numérisé non relu

Ces noms mêmes, quels sont-ils

Admirable, — en tant que Dieu , — en tant qu'homme, — en tant que Dieu et homme à la fois (médiateur).

Conseiller, a On admire ces princes sages, qui

^1) Tome 11, iMgei 3S4-3}6*

c< savent, de leur cabinet, régler heureusement leurs « États, démêler touteo les affaires, décider du sort « de leurs voisins et donner la guerre ou la paix. Ils « buiit rares ces princes, et leur habileté n'est jamais « universelle et à Tépreuve de tout. Mais voici le a nôtre qui est le conseiller tout parfait. Chez lui la « lumière est sans ombre, la connaissance sans déa faut, la sagesse sans bornes, la prudence ^ans obli- <r quité. Il est ce conseiller avec lequel Dieu consulte lail disant : Faisons Vhotnme à noire image. Il est « ce conseiller avec lequel Dieu a formé ce conseil de « paix qui produit notre salut. C'est la Sapience et « la Parole qui est venue nous instruire et nous di- « riger. En lui eant cachés tous les trésors de sagesse^ ce et de lui est sortie toute la vérité qui nous a été « révélée. Il est sou propre conseiller pour bien con- « duire toutes choses, les faire arriver à leur fin « malgré tous les obstacles et confondre toutes les « ruses et les machinations de Tenfer. Il est le nôtre; « car c'est lui qui, selon l'expression du prophète, « nous conduit par son conseil, par sa Parole et par a son Esprit (1). »

Fort et puissant, u Lorsque les rois ont la tête pour « conduire, ils n'ont pas toujours le bras pour exé-

a cuter Mais notre Sauveur aura également

« et la puissance , et la sagesse , et la tète , et le « bras... Ses ennemis ne seront pas les maîtres... La a justice divine qu'il a désarmée , la mort qu'il ff a vaincue, le péché qu'il a expié, l'empire du

(i) Tome U, pige 346.

53^ DANIEL DE SUPEHVILLB.

« diable qu'il a détruit^ nous disent assez ce qu'il

« est (i). »

Père d'éterniii. « Ud tel père ne nous laissera point

« oiplielins, comme les pères de notre chair qui « meurent et que la mort oblige de nous abaudonct ner. . . Il n'est point de ceux chez qui l'amitié meurt a et la tendresse s'étouffe... Ajoutons que Christ est ff le Père d'éternUéy c'est-à-dire l'auteur des choses « éternelles, le fondement et la cause de ce siècle à « venir et bienheureux que nous espérons. N'est-ce « pas lui qui en a jeté le fondement par sa croix, qui « nous l'a révélé par l'Evangile, qui en a pris pos- « session pour lui et pour nous par son ascension, « qui nous y appelle et nous y conduit par sa Parole « et par sou Esprit, et qui nous y introduira un jour « par sa puissance (2)? »

Prince de la paix. « 11 est T auteur de cette triple «c paix qui fait notre bonheur, la paix avec Dieu, la tt paix avec les hommes, la paix avec nous-mêmes. « Le Père lui-même, réconcilié pour l'amour de lui, « devient le Dieu de paix (3). »

Conclusion : Ce n'est point assez de radmiralion et de la joie : Christ est né pour nous; il nous faut naître pour lui, etc., etc.

L'exorde de ce sermon a été qualifié de sublime par un critique catholique. L'idée en est belle en effet, mais la diction en est parfois un peu faible. Le sermon lui-même est un des meilleurs de Superville.

(0 Tome n, pige 247. (2) Tome U, pages 24T-248.

(3) Tome II, pages 248-249.

Il est bien dans le tuu du texte : l*accent lyrique y retentit du commencement à la fin. Toutefois» bien des beautés d'ensemble sont effacées par cette mé» thode artificielle des divisions, qui d(^jà alors euvabisaait la chaire ; chez Superville, cette méthode , qui ne répond à aucun besoin de notre âme , est parfois poussée à i extrême : il morcelle, il émiette, sans s'inquiéter assez de réunir. La régie, c'est de considérer d al^Did la lii aiidc idée du texte, de contempler le tronc avant d'en venir aux rameaux.

C'est encore uu seruiou ihéolugujuu que celui des AwuUagei de VÉmngih êur la loi, £n voici le texte : La loi a été donnée par Moïse ; la grâce et la vérité est avenue par Jésv^ChriU. (Jean I, 17.)

Exorde : La lune et le soleil, images de la loi et de l'Évangile.

Division. Triple opposition :

L Entre la loi et la grâce.

Il Ktitre la loi et la vérité.

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