HISTOIRE DE LA PKESSE
elle est extrêmement précieuse à consulter pour l'exactitude des faits et des dates, et pour une multitude de détails qui ne se trouvent point ailleurs. Nommons ici, par la même occasion, un autre journal que la querelle avec l'Angleterre .fit naître dans une petite ville du Massachusetts, k Gazette créée à Newburyport par Thomas et Tinges.
On voit avec quelle rapidité croissait le nombre des journaux d'opposition; le gouvernement anglais ne manquait point cependant de défenseurs , même dans le Massachusetts. John Mein, imprimeur et libraire à Boston, s'associa avec un autre imprimeur de la ville, John Fleming, pour publier le Boston Chronicle, dont le premier numéro parut en décembre 1767. Pour la grandeur du format, pour la beauté du papier, pour l'exécution typographique, le nouveau journal l'emportait sur toutes les feuilles de l'opposition : il eut de plus sur elles l'avantage immense de paraître deux fois par semaine au lieu d'unè. Grâce à ses relations avec le gouvernement , il était aussi le plus vite et . le mieux renseigné sur les affaires d'Europe ; il publiait des extraits des livres nouveaux et des articles littéraires intéressants. U eut donc tout d'abord un assez grand succès. Lies droits de la couronne y étaient défendus avec habileté et surtout avec verve. John Mein était lui-même un bon écrivain, plein de malice et de gaieté, et autour
de lui s'étaient groupés quelques gens d'esprit qui hii prêtaient un concours actif. C'était d'abord un négociant de Boston, Joseph Green, grand faiseur de petits vers et de bons mots, qui parodiait à ravir les sermons politiques du «docteur Byles et des autres prédicateurs méthodistes, qui persiflait impitoyablement les francs-maçons, tous engagés dans l'opposition, et à qui le papier-monnaie du Massachusetts inspira les Lamentations de M. Vieux-Cours, contre-épreuve américaine de la complainte française sur la mort de M- Crédit. C'était ensuite un employé supérieur des douanes, Samuel Waterhouse, qui employait à défendre la mère patrie les loisirs forcés que lui faisait l'opposition , et qui excellait à saisir les ridicules des gens, enfin quelques jeunes officiers de la garnison de Boston. Le fanatisme religieux et politique des chefs des whigs, l'affectation qu'ils mettaient à copier les puritains, leurs déclamations, leurs perpétuelles harangues , leur ardeur à sauver tous les matins les droits du peuple et la patrie, étaient autant de sujets de moqueries pour le Boston Chranick , dont la verve railleuse n'épargnait m les hommes ni les choses. Mais il en est, paraît-il, des journaux comme des enfants : quand ils ont trop d'esprit, ils vivent peu. Le parti populaire prit en une haine profonde le journal qui tournait en dérision ses chefs et ses principes, et à mesure que ks pas-
sions s'échauffèrent, Mein, qui signait le Chronicle comme éditeur, se vit en butte à une animadversion dangereuse : il fut l'objet de menaces, et il finit par avoir des raisons sérieuses d'appréhender pour sa vie. Dans l'automne de 1769, il fut obligé de se cacher, et au mois de novembre il s'embarqua secrètement pour l'Angleterrè, laissant à l'abandon sa librairie, qui fut fermée. Le gouvernement anglais le dédommagea de ses pertes, et l'employa dans les journaux de Londres , où il put impunément maltraiter les Américains. Après le départ de son associé, Fleming essaya de continuer la publication du Boston Chronicle, mais le soin de sa sûreté l'obligea d'y renonoer dans les premiers mois de 1770. Cet acte de prudence ne désarma point les ennemis que lui avait faits son journal, et en 1778 Fleming fut compris dans l'acte de proscription qui bannit du Massachusetts, sous peine de mort, les personnes demeurées fidèles à la cause royale, et qui confisqua leurs propriétés. Force lui fut d'aller rejoindre Mein en Angleterre.
Après la suspension du Chronicle, plusieurs des hommes importants de la province se réunirent pour fonder, dans l'intérêt de la cause royaliste, un journal ou plutôt une sorte de revue qui paraissait tous les samedis sans nouvelles, ni étrangères, ni locales, sans annonces, et qui contenait uniquement des arti-
cles politiques. Ce recueil fut appelé le Censeur; on fit venir pour le diriger un nommé Ezéchiel Russell , qui avait essayé sans succès de fonder un journal à Portsmouih dans le New-Hampshire. Il n'eut pas meilleure chance avec le Censeur, qui vécut à peine une année. Le Censeur mort, il ne resta plus au gouvernement d'autre organe que la Gazette du Massachusetts, publiée tous les lundis par les imprimeurs Mill et Hicks. La cause royaliste fut soutenue avec talent dans ce journal par plusieurs des hauts fonctionnaires et des personnages marquants de la province; presque tous les rédacteurs étaient ou des légistes, ou des hommes politiques habitués au maniement des affaires et qui avaient joué un rôle dans la colonie. On peut citer parmi les principaux le jurisconsulte Daniel Léonard, qui avait débuté par être whig; le lieutenant gouverneur André OUivier; le doyen du conseil du Massachusetts, William Brattle, en qui John Adams trouva un rude jouteur, et l'avocat général Jonathan Sewall. La Gazette du Massachusetts dut à Daniel Léonard line série d'articles fort habiles, signés, suivant l'usage anglais, du pseudonyme latin de Massachusettensis , et qui firent une si grande impression, que les whigs jugèrent nécessaire d'en publier une réfutation en règle. Le soin de l'écrire fut confié à John Adams , qui prit à son tour le pseudonyme de Novanglus. Cette polémique remar-
quabie, qu'an <n** pas dédaigné de réimprimer 1823 comme un document capital pour l'histoire de la révolution , fut brusquement terminée par la journée de Lexington, qui vit couler le sang américain. A partir de ce moment, il fut impossible de rien publier en laveur de k cause xoyale sans attirer sur soi les violences populaires. Ce ne fut pas seulement à Boston que la terreur imposa silence aux écrivains loyalistes : à New- York, un rassemblement se forma et se porta sur Je collège du roi pour saisir et jeter à l'eau le docteur Myles Cooper. Hamilton, averti de ce qui se passait, devança le rassemblement, et, du haut des marches du collège, il harangua la foule, la suppliant de ne pas déshonorer la cause américaine par un assassinat : il arrêta quelques instants cette multitude furieuse, et donna par là à son ancien maître le temps de s'échapper et de gagner un des bâtiments de guerre stationnés dans la rade. Hamilton réassit également à sauver la vie de Thurman, membre de la législature de New-York, mais il ne put préserver du pillage et de la destruction la maison et les ateliers de James Rivington, imprimeur de la Gazette royale. Ce furent ces excès, préludes de nombreux massacres et de proscriptions en masse, qui révoltèrent l'âme noble et généreuse d'Hamilton et le jetèrent dans la vie des camps. Pour se soustraite au spectacle de scènes qui eussent attristé son cœur et ébranlé ses
convictions , il déposa momentanément la plume <et endossa l'habit du soldat.
Ces violences et ces persécutions, qui devaient redoubler de rigueur pendant la guerre, s'expliquent par les défections journalières que subissait la cause populaire. A mesure que la rupture avec la métropole devenait plus imminente et la nécessité de décider la querelle par les armes plus manifeste, le doute pénétrait dans les esprits et l'hésitation dans les cœurs. Les hommes modérés et réfléchis élevaient la voix pour prêcher la conciliation. Beaucoup de patriotes sincères croyaient la prospérité de l'Amérique attachée à son union avec la métropole, et étaient convaincus que, même si la guerre réussissait et conduisait à l'indépendance, on n'aboutirait par des flots de sang qu'à la ruine des colonies. Etait-ce pour une question théorique où le droit paraissait douteux, qu'il fallait rompre avec l'Angleterre, au lendemain du jour où cette puissance avait dépensé des millions et un sang généreux pour délivrer les colonies du dangereux voisinage des Français et des missionnaires papistes du Canada? Toutes ces raisons et mille considérations secondaires agissaient fortement sur les esprits. A New- York, sur 2500 électeurs municipaux, on ne put jamais, en mars 1775, faire concourir plus de 929 votants à l'élection des délégués au congrès continental ; dès qu'une force anglaise
parut, la ville et la colonie se prononcèrent en faveur de la métropole, et des milliers de volontaires s'enrôlèrent au service de la cause royale. Il en fut de même dans le New-Jersey, et le gouverneur de cette colonie, le propre fils de Franklin, surpris dans sa demeure et enlevé par une compagnie de partisans, refusa de jamais se rallier à la cause de l'insurrection, et émigra en Angleterre dès qu'il en eut la faculté. Dans la Géorgie et les Carolines, la majorité appartenait incontestablement aux loyalistes. En Pennsylvanie, on vit se rattacher à la même cause l'homme le plus considérable de la province , Joseph Galloway. qui avait été le compagnon fidèle de Franklin pendant toute la lutte contre le gouvernement des propriétaires, qui avait été durant de longues années le président de l'assemblée provinciale, qui en 1765 avait pris parti en cette qualité contre l'acte du timbre, et qui avait siégé dans le congrès continental. Il en fut de même d'Allen, qui siégeait aussi dans le congrès, et de Duché, qui en était à la fois le secrétaire et le chapelain. JohnDickinson, qui, en 1765, avait public contre l'acte du timbre les \ Lettres d'un fermier, tant louées par Franklin et réimprimées en Angleterre, et qui, jusqu'en 1774, avait été le membre le plus actif et le plus influent du parti whig, combattit de toutes ses forces en 1776 la déclaration d'indépendance. Des hommes importants de la Pennsylvanie, Franklin et
Hopkinson seuls persévérèrent jusqu'au bout ; la délégation de la province au congrès se trouva également partagée au raomentdu vote sur l'indépendance, et Mor-
ton, qui fit pencher la balance, mourut de douleur un an après, en déclarant que depuis ce jour funeste il n'avait jamais goûté un instant de calme ni reposé paisiblement une nuit. La Virginie elle-même, la Virginie qui avait donné au mouvement révolutionnaire son généralissime et ses officiers supérieurs, au congrès ses orateurs et ses écrivains, lapatrie de Washington, de Patrick Henry, de Jefferson, des frères Lee, de Madison, hésitait encore au 15 mars 1776, ainsi que l'atteste une lettre écrite par le colonel Joseph Read à Washington inquiet. Cette lettre nous apprend en même temps l'action puissante qu'exerçaient sur les esprits les écrits de Thomas Paine, et surtout sa brochure intitulée : Common Sensé (le Sens commun).
Le premier homme de guerre qui mit au service de la cause américaine son expérience et ses talents militaires fut un officier supérieur anglais, le général Lee. Par une coïncidence singulière, le premier écrivain qui accepta complètement la pensée et les conséquences*^ une rupture absolue et qui écrivit le mot indépendance, contre lequel John Adams protestait encore à la veille de la journée deLexington, fut aussi un écrivain anglais. Ce fut Thomas Paine, qui était établi en Pennsylvanie depuis quatre ou cinq ans au
plus, et qui, de juillet 1775 à juillet 1776, publia à Philadelphie uil recueil mensuel, le Pennsylvania Magazine or American Muséum, dans lequel il prêchait une séparation absolue avec l'Angleterre. A la fin de 1775, il écrivit dans la même intention sa célèbre brochure Common Sensé, uniquement consacrée à démontrer les avantages de toute sorte que les colonies gagneraient à se déclarer et à se rendre in dépendantes. Cette brochure, fort applaudie par les whigs, produisit une impression profonde, et il s'en vendit en quelques mois le nombre prodigieux de
cent mille exemplaires. Ce succès encouragea Paine, à qui il donna à la fois un nom et de 1 autorité : il renonça à son recueil pour publier de temps en temps, sous le titre de Crise américaine, de petits pamphlets reliés l'un à l'autre par la communauté du titre et par un numéro d'ordre. D en parut dix ou douze, à des intervalles inégaux, chaque fois que des circonstance» graves demandèrent qu'on stimulât l'esprit public, et tous les témoignages contemporains s'accordent à constater l'action efficace que plusieurs de ces écrits exercèrent sur l'opinion.
Toutefois, ce qui parle plus haut que dès témoignages, ce qui atteste invinciblement l'influence considérable exercée par la presse sur un des plus grands événements du xvm* siècle, ce sont les hésitations mêmes des patriotes les plus sincères et la défection
de beaucoup d'entre eux. Il fallut de- la part de la presse une prédication incessante et. des efforts infatigables pour grouper et retenir la masse du peuple autour des chefs de l'opposition, pour prévenir et combattre les défaillances de l'opinion , pour entretenir la foi et l'ardeur dans les âmes à travers les épreuves d'une lutte prolongée. Il existait entre les colonies et la métropole bien des causes de désunion, mais il y avait aussi de puissants motifs de rapprochement, et la séparation pouvait être ajournée pour longtemps. Si l'on cherche attentivement quel était le fond des idées et des opinions dans la Nouvelle-Angleterre, on arrive aisément à se convaincre que Y Essai swr le droit canon et le droit féodal était l'expression fidèle de l'esprit public, et que d'une partie fanatisme puritain et les tendances démocratiques du Massachusetts, de l'autre l'intolérance religieuse et les institutions aristocratiques de l'Angleterre, créaient entre deux peuples sortis de la même souche un antagonisme inconciliable. On comprend à merveille que la Nouvelle- Angleterre, une fois engagée dans la lutte, y ait apporté toute l'énergie et toute la persévérance de la race anglo-saxonne, qu'elle ait entraîné et violenté en quelque sorte les autres colonies, qu'elle ait supporté presque à elle, seule le poids de la guerre, et que l'indépendance ait été pour elle comme une représaille des persécutions autrefois subies par ses fondateurs;
Mais qui éveilla ce fanatisme religieux et politique alors qu'il sommeillait? qui évoqua ces souvenirs du passé P qui passionna pour des questions théoriques cette population de laboureurs et de marchands? qui l'anima d'un même esprit de sacrifice? sinon les hommes dont les noms se sont déjà tant de fois rencontrés sous notre plume.
On prend d'habitude la date de 1776 comme le début de la révolution américaine; nous dirions volontiers que cette date en marque le couronnement. C'est le 4 juillet 1776 que la déclaration d'indépendance fut définitivement votée. La même nuit, John Adams, dont l'éloquence avait emporté ce vote, écrivait à sa femme : « Hier a été décidée la plus grande question qui ait été débattue en Amérique , et jamais peut-être question plus grande n'a été agitée entre des hommes. Une résolution a été votée, sans le dissentiment d'une seule colonie, portant que les États- Unis sont et de droit doivent être des États libres et indépendants. Ce jour est maintenant passé. Le 4 juillet 1776 demeurera une époque mémorable dans l'histoire de l'Amérique. Je suis disposé à croire qu'il sera ieté par les générations à venir comme le grand anniversaire de la patrie. Il devrait être solennisé comme un jour de délivrance par des actes publics d'adoration envers le Dieu tout-puissant. Il devrait être, aujourd'hui et à tout jamais, célébré par des
pompes, des processions, des jeux, des réjouissances, par le son du canon et des cloches, par des feux d'artifice et des illuminations, et cela d'un bout du continent à l'autre. Vous allez croire que l'enthousiasme me transporte : il n'en est rien. Je sais parfaitement tout ce qu'il va coûter de labeur, de sang et d'argent pour soutenir cette déclaration, pour défendre et faire vivre ces Etats nouveaux ; et cependant à travers cette sombre perspective je puis voir que la fin vaut plus encore que tous les moyens qu'elle coûtera, je vois la postérité qui triomphe, quoique vous et moi puissions pleurer amèrement, et pourtant je ne suis pas sans espoir. » Le jour où une pareille lettre fut écrite par un père de famille à une femme justement adorée, le jour où de pareils sentiments étaient dans le cœur de tout un peuple, tout était consommé. La partie dramatique de la révolution, celle qui frappe les imaginations et se grave dans les mémoires, les vicissitudes de la guerre, les victoires et les revers, les alternatives de la joie et de la douleur, tout cela devait se dérouler encore pendant sept années ; mais déjà une barrière infranchissable s'élevait entre les colonies et la métropole. L'Angleterre eût remporté vingt victoires, ses armées eussent incendié toutes les villes, ses flottes détruit tous les ports des États- Unis, qu'elle n'aurait pu dompter la résistance des Américains; pour avoir été retardé de quelques
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années, pour avoir été acheté au prix de plus grands malheurs et par une plus grande effusion de sang, l'inévitable dénouaient de la lutte eût été l'indépendance de l'Amérique. L'épée de Washington ne fit que défendre une révolution déjà accomplie par l'opinion ; maifr former cette opinion, briser un à un tous les liens que la tradition, l'habitude, l'affection, les souvenirs de famille, les services réciproques avaient établis entre les colonies et la métropole, éveiller dans le peuple le sentiment de ses droits et la conscience d'un avenir distinct de celui de l'Angleterre, habituer ce peuple à séparer dans l'idée de patrie la terre américaine de cette autre terre natale qu'il avait coutume d'appeler ses foyers (home) ou son vieux pays (old country), l'amener à envisager de sang-froid et même à désirer une rupture, créer un esprit national américain, enfanter enfin l'indépendance morale, dont l'indépendance matérielle ne fut que la conséquence et la consécration, ce fut l'œuvre de la presse durant dix longues années, et, de l'avis de John Adams luimême, - ce fut là vraiment la révolution américaine1. »
1 . Nous avons vu que le nombre des journaux américains s'élevait à 14 en 1740; en 1771 il s'était déjà élevé à 25, et de 1771 à 1775 il monta à 37, quoique la presque totalité des journaux loyalistes eût disparu dans cet intervalle. Cet accroissement rapide du nombre des journaux est une preuve de la fermentation qui existait dans les esprits et de l'action exercée par la presse. Sur ces 37 jour
naux, 36 étaient simplement hebdomadaires. La préeence du congrès continental dans les mura de Philadelphie avait déterminé les propriétaires d'un journal de cette ville, l'Adveriher, à faire paraître leur feuille trois fois par semaine. Les 37 journaux se décomposaient comme suit :
Sept dans le Massachusetts, dont cinq à Boston : le Massachusetts Gazette and News-Letter, de Draper, et le Massachusetts Spy, tous les jeudis ; YEvening Post, la Gazette de Boston , la Gazette du Massachusetts, publiée par Mill et Hick, les lundis ; la Gazette fEsseœ , à Salem ; le Journal d'Essex, à Newsburyport.
Cinq dans le Connectent, savoir : le Connecticut Journal and New- Haven Post-Boy, publié par Thomas et Samuel Green depuis 1767, et qui était la continuation de la Gazette de Connecticut, fondée en 1755 par Parker. Ce journal existe encore. La Gazette de Connecticut, fondée à New-London en 1758 , par Timothée Green , sous le nom de New-London Summary, et qui prit son nom actuel en 1773. Le Connecticut Courant, établi à Hartford en 1764, par Thomas Green; le New-England Journal, fondé à New-Haven en 1767, et \9N0rwich Pocket, créé en 1773 à Norwich, par John TrumbulL Tous ces journaux existent encore.
Un dans le New-Hàmpshire, la Gazette du New Hampshire, fondée à Portsmouth en 1756 , et qui est aujourd'hui la feuille la plus ancienne de la Nouvelle-Angleterre. A la fin de l'année 1775 parut à Exeter la Nouvelle Gazette du New-Hampshire.
Deux dans le Rhode-Island : le Newport Mercury, fondé à Newport en 1758, par James Franklin, neveu de Benjamin Franklin, et la Gazette de Providence, fondée en 1762.
Quatre dans le New- York , dont trois dans la capitale et un à Albany : c'étaient le New-York Mercury, le New-York Journal, le New-York Gazetteer et Y Albany Post-Boy, qui datait seulement de
Neuf en Pennsylvanie, dont sept à Philadelphie : la Gazette de Pennsylvanie, le Journal de Pennsylvanie, le Pennsylvania Pocket, le Pennsylvania Evening Post , le Mercure de Pennsylvanie , et le Journal
allemand, de Miller; an à Gerraantown, le Journal allemand, de Sower, et un à Lanças ter, moitié en allemand et moitié en anglais.
Deux dans le Maryland, la Gazette de Maryland, à Annapolis, et le Journal du Maryland, fondé à Baltimore en août 1773.
Un en Virginie, la Gazette de Virginie.
Deux dans la Caroline du Nord : la Gazelle de la Caroline du Nord, fondée à Newbein en 1768, et le Mercure du cap Fear, établi à Wilmington en 1769.
Trois dans la Caroline du Sud ; tous les trois à Cliarleston et portant tous les trois le nom de Gazelle avec un intitulé différent.
Un en Géorgie : la Gazelle de Géorgie, fondée a Savannahen 1763.